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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2401945

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2401945

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2401945
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Bagnères-de-Bigorre. La requérante n’a pas justifié avoir notifié son recours gracieux par lettre recommandée avec accusé de réception, ni avoir notifié son recours contentieux à la commune, en méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Faute de régularisation dans le délai imparti, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le maire de la commune de Bagnères-de-Bigorre a délivré à M. C D un permis de construire valant permis de démolir en vue de l'extension d'une construction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. () ".

3. Par arrêté du 14 mars 2024, le maire de la commune de Bagnères-de-Bigorre a délivré à M. D un permis de construire valant permis de démolir en vue de l'extension d'une construction. Par décision du 27 mai 2024, cette autorité a rejeté le recours gracieux formé par Mme A le 6 mai 2024 contre cet arrêté. Par deux courriers des 19 août et

13 septembre 2024, qui lui ont été adressés dans l'application " Télérecours citoyens " et dont elle a accusé réception les 27 août et 13 septembre 2024, le greffe du tribunal a invité Mme A à régulariser sa requête, en produisant, dans un délai de quinze jours, les documents justifiant de l'accomplissement des formalités prescrites par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Si, par des pièces enregistrées le 27 août 2024, Mme A justifie avoir informé le titulaire du permis par lettre du 10 mai 2024 de l'exercice de son recours gracieux, et par lettre du 29 juillet 2024 du recours contentieux contre l'arrêté litigieux, elle n'a toutefois pas démontré, dans le délai qui lui était imparti, lui avoir régulièrement notifié copie du recours gracieux par lettre recommandée, ni avoir régulièrement notifié la copie de ce même recours contentieux à la commune de Bagnères-de-Bigorre. La requérante ne justifie donc pas avoir accompli l'intégralité des formalités prescrites par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que la requête de Mme A, qui est entachée d'une irrecevabilité manifeste, doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Pau, le 25 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

La greffière,

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