mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402021 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 août 2024 et le 18 août 2024, M. B A, représenté par Me Kirimov, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur de fait au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle revêt un caractère disproportionné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 août 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Beneteau, première conseillère, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique tenue le 19 août 2024 à 10 heures, en présence de Mme Yniesta, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Kirimov, représentant M. A, qui confirme les conclusions et moyens développés dans sa requête ; elle insiste sur ce que la mesure d'éloignement porte une atteinte manifestement disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, alors que son épouse, ressortissante française, est enceinte de plus de cinq mois et que dans trois mois, la naissance de son enfant français lui donnera droit au séjour sans qu'il ait à justifier d'une entrée régulière sur le territoire français ; l'éloignement aurait pour conséquence de l'empêcher d'accompagner sa femme pendant la fin de la grossesse et d'être présent à l'accouchement, mais aussi de ne pas lui permettre de s'occuper de sa belle-fille ; elle soutient que le préfet se prévaut de décisions de juridictions administratives qui ont jugé de situations qui ne sont pas comparables ; elle ajoute que l'assignation à résidence est une mesure disproportionnée car le trajet entre la résidence du requérant et le commissariat dure plus de 20 minutes alors que M. A n'a pas de moyen de locomotion, que son épouse travaille, ce qui impose de solliciter la mère de son épouse et de réveiller sa belle-fille ; elle conclut à ce qu'il soit enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour en attendant qu'il puisse faire valoir son droit au séjour en tant que père d'un enfant français.
Le préfet des Hautes-Pyrénées n'était ni présent, ni représenté à l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 7 octobre 1994 à Thala (Tunisie), est entré irrégulièrement sur le territoire français le 30 juillet 2021, selon ses dires. Le 30 juillet 2024, au cours d'un contrôle routier de police, il a fait l'objet d'un contrôle d'identité. Les services de police ayant constaté qu'il se trouvait en situation irrégulière au regard du droit au séjour, le préfet des Hautes-Pyrénées lui a lui a fait obligation, par un arrêté du 30 juillet 2024, de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par un arrêté daté du même jour, le préfet des Hautes-Pyrénées l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et lui a fait obligation de se présenter du lundi au vendredi, à 8h30, au commissariat de Tarbes. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
4. M. A, qui déclare séjourner sur le territoire français depuis trois ans à la date de la décision attaquée, se prévaut de la communauté de vie avec son épouse, ressortissante française, dont le mariage a été célébré le 2 mars 2024, et de ce qu'ils attendent un enfant à naître en novembre 2024. Toutefois, son mariage présente un caractère récent et les pièces du dossier n'attestent pas de l'ancienneté de la vie commune. S'il produit plusieurs attestations de témoins, qui, toutes, soulignent qu'il a noué un lien particulier avec l'enfant née d'une précédente union de son épouse et qu'il s'en occupe lorsque cette dernière travaille, cette relation revêt également un caractère récent. En outre, ces attestations ne permettent pas de justifier que le requérant entretient avec ces personnes des liens suffisamment stables, anciens et intenses pour établir qu'il aurait fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. De plus, M. A est entré irrégulièrement en France et il n'a effectué, depuis lors, aucune démarche pour régulariser sa situation, y compris après son mariage, et il ne fait par ailleurs état d'aucune démarche d'insertion professionnelle. Dès lors, alors que la décision contestée, qui n'est pas assortie d'une mesure interdisant au requérant de revenir sur le territoire français, n'a ni pour objet ni pour effet de le séparer durablement de son épouse et ne préjuge pas des démarches qu'il pourra entreprendre ultérieurement pour résider en France de manière régulière, rien ne s'oppose à ce que M. A revienne en France après avoir obtenu un visa soit en qualité de conjoint de ressortissante française soit, après la naissance de son enfant, en qualité de père d'un enfant français. Dans ces conditions et alors que M. A ne justifie pas être dépourvu d'attache en Tunisie, où il a vécu la majeure partie de sa vie, la mesure d'éloignement contestée ne peut être regardée comme ayant porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet, au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 611-1 du même code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ". Un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lorsque la loi prescrit qu'il doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour.
6. À supposer que M. A ait entendu soutenir que l'arrêté l'obligeant à quitter le territoire français méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne peut utilement se prévaloir de ce moyen dès lors que cet arrêté ne refuse pas de lui délivrer un titre de séjour et alors qu'en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit, qu'il s'est abstenu de présenter une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, à supposer que l'intéressé ait entendu se prévaloir de ce qu'il ne pouvait être l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors qu'il pourrait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 de ce code, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que ce moyen ne serait pas fondé.
7. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige ni d'aucune pièce du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant avant de prendre la décision contestée.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, le requérant n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de cette décision au soutien de ses conclusions dirigées à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (). "
10. Si M. A soutient que la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'erreur de fait au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il dispose d'un passeport tunisien dont la validité expire le 9 mars 2025, il ressort des mentions du procès-verbal d'audition du 30 juillet 2024 qu'il a indiqué aux services de police ne pas souhaiter retourner en Tunisie et vouloir rester en France. Dans ces conditions, l'intéressé doit être regardé comme ayant explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à une éventuelle mesure d'éloignement. En outre, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré irrégulièrement sur le territoire français et qu'il s'est abstenu de solliciter la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le préfet pouvait légalement, en application des dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du 1° de l'article L. 612-3 du même code, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de fait doit par conséquent être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, le requérant n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de cette décision au soutien de ses conclusions dirigées à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
12. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".
13. En premier lieu, le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
14. En second lieu, l'assignation à résidence, qui est une mesure alternative au placement en rétention dans des locaux administratifs ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, a pour but de permettre à l'administration de s'assurer de la personne obligée de quitter le territoire français, de vérifier qu'elle prend des dispositions en vue de son départ, de prévenir le risque de soustraction à l'exécution de cette obligation, comme de permettre, le cas échéant, l'exécution forcée de cette mesure d'éloignement. Si cette mesure est par nature restrictive de la liberté d'aller et de venir, cette restriction formant son objet même, les modalités contraignantes dont elle est assortie doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées aux objectifs ainsi poursuivis.
15. Par l'arrêté en litige, le préfet des Hautes-Pyrénées a assigné M. A à résidence dans le département des Hautes-Pyrénées pour une durée de quarante-cinq jours et lui a fait obligation de se présenter du lundi au vendredi au commissariat de police de Tarbes à 8 heures 30. Si le requérant soutient que les modalités ainsi fixées sont excessives compte tenu de ce que le commissariat est à plus de vingt minutes en voiture de son domicile, qu'il ne dispose pas d'un moyen de locomotion, et qu'il doit, de plus, s'occuper de la fille de sa femme, le matin, quand cette dernière travaille, ces allégations ne sont appuyées d'aucune pièce susceptible de révéler le caractère disproportionné des obligations ainsi mises à sa charge, alors notamment que le périmètre de son assignation à résidence correspond au département dans lequel il a son domicile et que ses obligations de présentation ont été fixées dans la commune voisine de sa commune de résidence, à six kilomètres de son domicile. Le requérant n'est en conséquence pas fondé à soutenir que l'arrêté portant assignation à résidence ordonne des restrictions disproportionnées au regard des buts en vue desquels il a été pris.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office, et de l'arrêté du même jour par lequel cette autorité l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'injonction de cette même requête ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. A demande le versement à son conseil sur le fondement de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet des Hautes-Pyrénées et à Me Kirimov.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 août 2024.
La magistrate désignée,
A. BENETEAULa greffière,
S. YNIESTA
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026