LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402065

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402065

vendredi 23 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402065
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantROMAZZOTTI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, considérant que les moyens présentés oralement à l'audience étaient recevables. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que la mesure d'éloignement était disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée de M. B en France à l'âge de 7 ans et de sa vie familiale établie avec sa compagne et leurs cinq enfants français. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 août 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire national sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé d'office et lui interdit tout retour en France durant trois ans.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- à titre principal, la requête, qui n'expose aucun fait ni aucun moyen, est irrecevable pour méconnaitre les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- à titre subsidiaire, la décision en litige est légale et aucun des moyens que pourrait soulever M. B n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Réaut, première conseillère, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique tenue le 23 août 2024 à 10 heures 45, en présence de Mme Yniesta, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu les observations de Me Romazzotti, représentant M. B, qui reprend les conclusions tendant à l'annulation et de l'arrêté attaqué et ajoute des conclusions tendant à ce que l'aide juridictionnelle soit accordée au requérant à titre provisoire et qu'une somme de 1000 euros soit mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; elle ajoute que la mesure d'éloignement est insuffisamment motivée, que les condamnations retenues au titre de la menace à l'ordre public ne sont pas établis, que cette décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la mesure où il est entré en France à l'âge de 7 ans, qu'il vit avec sa compagne et leur cinq enfants français à Saint-Jean-de-Luz et qu'il n'a plus de lien avec son pays d'origine, enfin, que cette mesure méconnait les stipulations de l'article 3 de cette même convention dès lors que, pour avoir dénoncé à la police française des compatriotes, il risque sa vie en cas de retour dans son pays ; elle soutient aussi la décision de refus d'accorder un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ; que la décision portant interdiction de retour en France durant trois ans est entachée d'une erreur de droit au motif que le préfet ne peut valablement se fonder sur l'existence d'une précédente interdiction du territoire et que cette interdiction est disproportionnée eu égard à la situation familiale qu'il a créée en France.

La préfète des Landes n'était ni présente, ni représentée à l'audience.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, qui, lors de son audition du 4 juin 2024, a déclaré être né le 5 décembre 1981 en Italie mais dont les décisions de justice versées à l'instance indiquent qu'il est né à Banjaluka en Bosnie Herzégovine est détenu au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète des Landes l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit tout retour en France pour une durée de trois ans.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. La préfète des Landes soutient que la requête de M. B enregistrée au greffe du tribunal administratif de Pau le 9 août 2024 ne contient l'exposé d'aucun moyen au soutien des conclusions tendant à l'annulation de son arrêté, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Toutefois, l'article R. 922-8 du même code écarte l'application du second alinéa de cet article R. 411-1 pour les requêtes dirigées contre les mesures d'éloignement et prévoit que l'expiration du délai de recours n'interdit pas au requérant de soulever des moyens nouveaux, quelle que soit la cause juridique à laquelle ils se rattachent, jusqu'à la clôture d'instruction qui intervient à l'issue de l'audience. Dans la mesure où le conseil du requérant a présenté des moyens à l'audience, avant que la clôture de l'instruction ne soit prononcée, la fin de non-recevoir, tirée de la méconnaissance l'article R. 411-1 du code de justice administrative, n'est pas fondée et doit être écartée.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe des décisions attaquées :

4. L'arrêté litigieux énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de M. B et de la décision ne lui accordant aucun délai de départ volontaire, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces décisions manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne de la mesure d'éloignement :

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / () ".

6. La préfète des Landes a décidé d'éloigner M. B du territoire national au motif, d'une part, qu'il s'est maintenu sur le territoire national postérieurement à deux décisions portant obligation de quitter la France, du 3 janvier 2007 et du 22 juillet 2019 restées non exécutées et, d'autre part, que sa présence en France, à raison des condamnations pénales prononcées à son encontre, constitue une menace pour l'ordre public.

7. En premier lieu, M. B est fondé à soutenir que les condamnations pénales que la préfète des Landes retient pour fonder le motif tiré de ce que son comportement constitue une atteinte à l'ordre public ne sont établies par aucune des pièces de l'instance. Toutefois, il ne conteste pas être irrégulièrement entré en France et s'y être maintenu après avoir fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement non exécutées. Dans ces conditions, la préfète des Landes a pu, pour ce seul motif, sans commettre d'erreur matérielle ni d'erreur d'appréciation, considérer que le requérant relevait du cas prévu par le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant le prononcé d'une mesure d'éloignement à son encontre.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. M. B fait valoir, pour établir l'atteinte que la mesure d'éloignement porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale, qu'il est entré en France à l'âge de sept ans, qu'il partage la vie de la mère de ses enfants français. Toutefois, d'une part, il n'établit pas l'antériorité de sa présence en France ni l'existence d'une vie commune avec la mère des enfants. Et s'il allègue être le père de plusieurs enfants français dont l'ainé aurait quinze ans, aucune des pièces du dossier ne l'établit ni n'atteste de la continuité et de l'intensité des liens que le requérant aurait entretenus avec eux. Dans ces conditions, il ne peut être considéré que la préfète des Landes a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants ".

11. M. B soutient qu'il serait en danger en cas de retour dans son pays d'origine, qu'il reconnait être la Bosnie-Herzégovine. Il fait valoir que les risques d'atteinte à sa vie résulteraient de ce qu'il a dénoncé des compatriotes auprès des autorités judiciaires françaises. Il ajoute qu'il a d'ailleurs bénéficié dans ce cadre d'un programme de protection lui accordant un nouveau patronyme. Toutefois, bien que soit produite, au demeurant par le préfet, l'ordonnance du vice-président du tribunal d'instance d'Aix-en-Provence du 4 juillet 2011 l'autorisant à faire usage d'une autre identité que la sienne, le requérant n'étaye pas ses allégations d'éléments récents et circonstanciés attestant de l'actualité des menaces ou des risques auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays. Il s'ensuit que dans ces conditions, il ne peut être retenu que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la légalité interne de l'interdiction de retour en France :

12. Aux termes de l'article L 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".

13. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la préfète des Landes a décidé d'interdire tout retour en France à M. B durant trois ans " compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce " et de ce que le tribunal administratif n'a pas annulé la décision d'interdiction du territoire pour une durée de trois ans qui assortissait la précédente mesure d'éloignement en date du 22 juillet 2019. Ce faisant, l'autorité administrative, qui n'a pas porté une appréciation concrète de la situation du requérant au regard des critères prévus par la loi, a fait une inexacte application des dispositions énoncées au point précédent.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M.B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 août 2024 en tant que la préfète des Landes lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de trois ans.

Sur les frais liés au litige :

15. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 5 août 2024 de la préfète des Landes est annulé en tant qu'il interdit à M. B un retour sur le territoire français durant trois ans.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète des Landes et à Me Romazzotti.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 août 2024.

La magistrate désignée,

V. REAUTLa greffière,

S. YNIESTA

La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions