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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402210

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402210

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402210
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, Mme A B conteste la décision du 16 mai 2024 par laquelle le directeur de l'administration pénitentiaire a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de son centre des intérêts matériels et moraux à la Réunion.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 de ce code : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ". Au sens et pour l'application de ces dispositions, un moyen s'entend de tout raisonnement en droit et en fait, développé à l'appui d'un recours juridictionnel.

3. Il n'appartient pas au juge administratif de faire droit à d'autres demandes que celles tendant à l'annulation d'une décision administrative au motif de son illégalité, ou à l'octroi d'une indemnité ou d'une somme d'argent à laquelle le requérant aurait droit et qui lui aurait été préalablement refusée. Or, si Mme B conteste la décision du 16 mai 2024 par laquelle le directeur de l'administration pénitentiaire a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de son centre des intérêts matériels et moraux à la Réunion, elle ne présente formellement aucune conclusion à fin d'annulation de ladite décision, mais présente en réalité devant le tribunal un recours gracieux adressé à l'auteur de la décision. A supposer même que Mme B, qui produit le courriel valant décision du 16 mai 2024, doive être regardée comme demandant l'annulation de cette décision, elle se borne à faire état de diverses attaches avec la Réunion, sans toutefois invoquer aucun principe, ni aucune règle de droit que l'administration aurait méconnu.

4. Il s'ensuit que la requête de Mme B, qui ne comporte aucune conclusion ni aucun moyen juridique dont le juge administratif pourrait se considérer comme valablement saisi, est irrecevable et doit, par suite, être rejetée, en application des dispositions du 4° et du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Pau, le 30 octobre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

F. MADELAIGUE

La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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