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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402290

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402290

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402290
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantIRIART

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 et 11 septembre 2024, M. C, représenté par Me Iriart, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler, à titre principal, l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques en tant qu'il l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, et, à titre subsidiaire, d'annuler ce même arrêté en tant qu'il a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui accorder un délai de départ volontaire minimal de 30 jours et de fixer comme pays de destination l'Espagne, lieu de sa résidence habituelle ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que les dépens.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est père d'une fillette née le 5 juin 2022 de nationalité espagnole, qu'il vit en concubinage avec sa mère également de nationalité espagnole ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle méconnaît l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pu solliciter la délivrance d'un titre de séjour, à peine entré en France, il a été placé en garde à vue, et qu'il n'y a pas de risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dont il est l'objet puisqu'il souhaite regagner l'Espagne où il justifie d'une perspective raisonnable de régularisation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'Espagne est le pays où il a sa résidence habituelle

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- Elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- l'obligation de quitter le territoire français, qui a désormais une durée de validité de trois pour permettre un placement en rétention, se suffit à elle-même afin de prévenir un éventuel retour en France.

Par un mémoire en défense et une pièce complémentaire, enregistrés le 11 septembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Duchesne en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 11 septembre 2024 à 10h00 en présence de Mme Caloone, greffière :

- le rapport de Mme Duchesne, magistrate désignée ;

- et les observations de Me Iriart, représentant M. C, présent, assisté de Mme B, interprète en langue arabe, qui reprend les conclusions et moyens présentés dans sa requête.

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien, est entré en France le 4 septembre 2024 et a été interpelé et placé en garde à vue ce même jour pour des faits de vol à l'étalage. Ne pouvant justifier d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour, par un arrêté du 5 septembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. M. C, maintenu au centre de rétention administrative d'Hendaye, demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 26 août 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, le préfet de ce département a donné délégation à M. Samuel Gesret, secrétaire général de la préfecture et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception de certaines décisions au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de ce que ces dernières ont été prises par une autorité incompétente manque en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "

4. Il ressort des termes de la décision attaquée, qui vise notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel elle se fonde, que M. C ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français, ni de démarches en vue de régulariser sa situation, que ce soit en France ou dans un autre Etat de l'espace Schengen, tel que l'Espagne où il souhaite retourner, tandis que le 5 septembre 2024, les autorités de cet Etat ont refusé sa réadmission. La décision attaquée précise en outre, que le requérant est défavorablement connu du fichier automatisé des empreintes digitales pour destruction ou dégradation de véhicule, vol à la roulotte et vol en réunion sans violence, commis en 2020, année au cours de laquelle il a fait l'objet d'un arrêté du préfet de la Gironde de réadmission vers l'Espagne. Elle relève enfin qu'après examen de sa situation personnelle, il ne remplit pas les conditions requises par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour l'obtention d'un certificat de résidence de plein droit, ni ne fournit d'élément lui permettant de bénéficier d'une protection contre une mesure d'éloignement en application des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".

6. Il est constant que M. C est entré en France irrégulièrement. En outre, s'il soutient qu'ayant été interpelé le jour de son entrée en France, on ne saurait lui reprocher, dès le lendemain, de ne pas avoir sollicité un titre de séjour en France alors qu'il souhaite retourner en Espagne où résident sa compagne et sa fille, toutes deux de nationalité espagnole, il n'en demeure pas moins que M. C s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français au sens et pour l'application des dispositions citées au point précédent. Par ailleurs, les circonstances que son comportement ne présente pas une menace grave pour l'ordre public, qu'il n'a pas fait l'objet de précédentes condamnations pénales ni d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'aurait pas exécutée, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée Dès lors, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a légalement pu prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français.

7. En quatrième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de la décision attaquée de ce qu'il est père d'une fillette née en Espagne le 5 juin 2022, de nationalité espagnole, qu'il vit en Espagne en concubinage avec la mère de l'enfant, également de nationalité espagnole, dès lors qu'il ne se prévaut d'aucun lien personnel ou familial sur le territoire français. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, en prenant cette décision, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. En cinquième lieu, la circonstance que le requérant est père d'une enfant espagnole ne suffit pas à établir qu'une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant n'aurait pas été accordée par l'auteur de la décision attaquée alors qu'en se bornant à produire une copie du livret de famille et une unique photographie montrant M. C avec sa fille, il n'établit pas avoir la charge effective et continue de cette dernière. Par suite, la décision attaquée n'a pas été prise en violation de et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :/ 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () /4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

10. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. C, le préfet des Pyrénées-Atlantiques s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et plus particulièrement sur les 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du même code, à savoir que l'intéressé est entré irrégulièrement en France sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, qu'il a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes en l'absence de documents d'identité ou de voyage en cours de validité et de résidence effective et permanente. En se bornant à soutenir qu'il n'a pu solliciter la délivrance d'un titre de séjour au sens du 1° de l'article L. 612-3, puisqu'à peine entré en France, il a été placé en garde à vue, M. C ne remet pas en cause le motif tiré de ce qu'il ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente au sens du 8° de l'article L. 612-3 précité. Ce seul motif suffisait à le regarder comme ne présentant pas de garanties de représentation suffisantes, sans qu'il puisse utilement se prévaloir de ce qu'il souhaite regagner l'Espagne où il dit justifier d'une perspective raisonnable de régularisation. Dès lors, c'est sans méconnaître les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commettre d'erreur d'appréciation que le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

11. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ". Aux termes de l'article L. 721-4 du même code " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. () ".

12. Pour contester le pays de renvoi désigné par la décision attaquée, à savoir celui dont il a la nationalité ou dans lequel il établit être légalement admissible, M. C soutient que l'Espagne est le pays où il a sa résidence habituelle et dans lequel il allègue avoir une perspective raisonnable de régularisation. Il ressort toutefois des explications fournies à l'audience par le requérant, que sa dernière autorisation de séjour en Espagne a expiré en octobre 2021 et, qu'en l'absence de passeport en cours de validité, il n'a pu, depuis cette date, régulariser sa situation. Ainsi, à la date de la décision attaquée, il n'était pas légalement admissible en Espagne, ce qui est corroboré par les pièces du dossier, les autorités espagnoles ayant refusé sa réadmission. Par suite, en ne fixant pas l'Espagne comme pays de renvoi, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

14. Si M. C soutient qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, que sa présence en France ne constitue pas une menace à l'ordre public et que la durée d'exécution d'une mesure d'éloignement étant de trois ans prévient à elle seule d'un éventuel retour en France, ainsi qu'il a été dit précédemment, les décisions portant obligation de quitter sans délai le territoire français ne sont pas entachées d'illégalité, et en l'absence de considérations humanitaires justifiant que ne soit pas édictée une telle mesure, le préfet des Pyrénées-Atlantiques était tenu d'assortir sa décision d'une interdiction de retour, sans qu'ait d'incidence la durée de trois ans prévue pour mettre à exécution la mesure d'éloignement. En outre, le requérant reconnaît être entré irrégulièrement sur le territoire national le 4 septembre 2024 et il ne conteste pas ne pas avoir de liens personnels en France. Par suite, en prononçant une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 5 septembre 2024 présentées par le requérant doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête ne peuvent également qu'être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

17. M. C ne justifie pas avoir exposé des dépens dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées par lui à ce titre doivent être rejetées.

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme dont M. C demande le versement à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées de cet article et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.

La magistrate désignée,

M. DUCHESNELa greffière,

M. CALOONE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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