LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402429

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402429

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL PINTAT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 septembre 2024, et un mémoire enregistré le 8 octobre 2024, Mme A de H, MM. Arnault, Gabriel et Jean Morisson de la Bassetière, Mme E H, Mme C B et MM I, G et D B, représentés par Me Busson, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision de la communauté d'agglomération Pays Basque de réaliser une aire de grand passage, chemin du Moulin de Pey, à Bayonne, révélée par le commencement de travaux ;

2°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération de cesser les travaux entrepris, sous astreinte de 10 000 euros par infraction journalière ;

3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Pays Basque une somme de 4 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la présente demande est recevable car, postérieurement à la déclaration d'utilité publique du projet et à l'arrêté de cessibilité, la décision d'engager les travaux est distincte des précédentes et est révélée tant par la publication de l'appel d'offre lancé pour la réalisation de ces travaux que par l'engagement récent de travaux sur ces terrains ;

- l'indivision justifie, par ailleurs, d'un intérêt à agir dans la mesure où les travaux sont réalisés à proximité immédiate de leurs biens, notamment du château et du Grand Bernardin situés en face du terrain d'assiette du projet, tandis que le chemin du moulin de Pey dessert leurs biens mais aussi l'aire litigieuse ; les nuisances de différentes natures qu'ils vont subir, ainsi que l'atteinte au caractère naturel des lieux, leur confèrent un intérêt suffisant pour agir ; en outre, le recours en annulation intenté contre la déclaration d'utilité publique (DUP) de ce projet est toujours pendant et, en cas d'annulation, la remise en état de ces terrains et la récupération de leurs biens seront rendues plus difficiles par la construction de cet ouvrage public ; - la condition d'urgence est réunie dès lors qu'ainsi que précisé, en cas d'annulation de la DUP qui pourrait intervenir après la fin des travaux, même si la restitution des parcelles pourrait être ordonnée, la qualité d'ouvrage public de cette aire rendrait la rétrocession plus difficile ; en outre, la réalisation de cette aire de grand passage porte une atteinte grave au Domaine de Ségur et à son château, situés à proximité immédiate, que ce soit à la valeur vénale de ces biens ou aux conditions de jouissance de ses occupants ; les requérants risquent, en outre, de ne plus pouvoir accéder à leur propriété ; par ailleurs, contrairement à ce que l'État et la CAPB ont retenu, le choix de ce site ne permet pas de limiter les atteintes au milieu naturel ; ces atteintes sont directes et avérées puisque le préfet a autorisé la communauté d'agglomération à déroger à l'interdiction de détruire des espèces et habitats protégés, alors que le projet ne présente aucun intérêt général majeur, au sens des dispositions applicables du code de l'environnement ; le secteur est classé en zone N, une partie est classé également en espace boisé classé (EBC) et l'autre en espace naturel sensible (ENS) du département, et le projet porte également une atteinte grave aux principes de la Loi littoral puisqu'il entraine une extension de l'urbanisation qui ne sera pas en continuité avec une zone urbanisée ; enfin, il n'existe aucune urgence à réaliser ce projet, qui ne revêt qu'un faible intérêt général, dans un contexte où la CAPB a elle-même créé la situation d'urgence en refusant de prendre en compte d'autres terrains appartenant à l'indivision, situés chemin de Loustaouanou, à l'est de l'autoroute, beaucoup moins chers à l'achat, de sorte que la communauté d'agglomération a sacrifié la propriété privée des requérants au profit de terrains qui aujourd'hui sont destinés à l'urbanisation ; à l'inverse, il existe une urgence à stopper la chute de la biodiversité dans le Pays Basque et à protéger la réserve de biodiversité que constitue le Domaine de Ségur ;

- des moyens sont, en outre, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision de commencement des travaux :

* la voie d'accès puis la desserte à l'aire de grand passage, eu égard au nombre de caravanes autorisées et aux caractéristiques du chemin de Pey, méconnaissent les dispositions de l'article N3 du règlement du plan local d'urbanisme, opposables en vertu de l'article L.421-8 du code de l'urbanisme ; le projet méconnaît également sur ce point les dispositions du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie relative à la largeur minimale de 6 mètre lorsque la voie mesure plus de 12 mètres de long, et à la nécessité d'une aire de retournement ; enfin, la desserte de l'aire empruntera une partie de la parcelle AI 124 qui n'a pas été expropriée ;

* le projet méconnait les dispositions de la Loi littoral, à savoir le 1er alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme dès lors qu'il entraine une extension de l'urbanisation, par une artificialisation du sol, sans continuité avec un village ou une agglomération.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 20 septembre 2024, sous le n° 2402425 par laquelle les requérants demandent l'annulation de la décision de commencement de travaux.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perdu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 8 octobre 2024 à 11h00, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, le rapport de Mme Perdu, ainsi que :

- les observations de Me Busson, pour les requérants, qui maintient que la décision matérielle de commencement des travaux est bien attaquable, et que la condition d'urgence est réunie, pour les motifs déjà développés, en particulier la nécessité que les travaux soient précédés d'une autorisation d'urbanisme, en l'espèce la délivrance d'un permis de construire, ainsi que le caractère difficilement réversible des travaux en cours de réalisation, et la circonstance que la requête formée contre l'arrêté du préfet déclarant ce projet d'utilité publique est encore pendante ; il est ajouté à l'audience qu'une parcelle cadastrée section AI n° 125 se retrouve enclavée en raison de la localisation de l'aire de grand passage en litige ; enfin, les moyens soulevés comme étant de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée sont de nouveau développés, en particulier la méconnaissance de la Loi littoral, le secteur ici en cause ne pouvant être comparé à celui du secteur Canopia, ainsi que l'insuffisance des conditions de desserte de cette aire de grand passage, sur une portion de plus de 100 mètres de long du chemin du Moulin de Pey qui n'a pas la largeur suffisante pour permettre à des véhicules de se croiser, notamment pas des caravanes ou autres engins de lutte contre les incendies ;

- et les observations de Me Drevet, qui s'est constitué à l'audience pour défendre la communauté d'agglomération dans cette instance, et qui soulève l'irrecevabilité de cette requête dès lors que les travaux ont été expressément autorisés par la délibération du conseil permanent de la communauté d'agglomération du 12 avril 2022, et que cette délibération n'a pas été contestée dans le délai de recours ; il est précisé également que la condition d'urgence n'est pas réunie dans la mesure où ces terrains ne représentent nullement un réservoir de biodiversité, contrairement à ce qui est soutenu, une parcelle ayant été cultivée en 2020, tandis que les désagréments temporaires liés au travaux ne suffisent pas à regarder la condition d'urgence comme réunie et qu'un intérêt public à réaliser cette aire doit, au contraire, être pris en compte en raison de la nécessité de réaliser cette aire qui répond à un besoin réel lors des saisons de passage des gens du voyage ; quant à la légalité de la décision de commencer les travaux, à la supposée attaquable, elle est fondée sur l'arrêté du préfet du 9 décembre 2022 et aucun des moyens invoqués ne peut être retenu.

La clôture de l'instruction a été repoussée à 15h.

Un mémoire en défense, présenté pour la communauté d'agglomération Pays Basque, par Me Drevet, enregistré à le 8 octobre 2024 à 13h23, et une pièce complémentaire enregistrée à 14h07, la communauté d'agglomération conclut au rejet de la demande pour les mêmes motifs que ceux présentés à l'oral à l'audience, et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants, une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'indivision de J / de H est propriétaire, à Bayonne, d'un ensemble immobilier appelé le Domaine de Ségur comprenant le château de Ségur du XVIII ème siècle et ses dépendances, deux métairies et deux moulins du XVI ème siècle, et représentant une superficie totale d'une soixantaine d'hectares. La communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a décidé de réaliser une aire de grand passage pour les gens du voyage sur les parcelles cadastrées section AI n°s 26, 27, 28p, 32, 33, 34p, 137p, 142p et 146p qui appartiennent à l'indivision, et a mis en œuvre une procédure de déclaration d'utilité publique à l'issue de laquelle, par un arrêté du 9 décembre 2022, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a déclaré ce projet d'utilité publique. Les propriétaires ont contesté la légalité de la déclaration d'utilité publique par une requête en annulation enregistrée au greffe du présent tribunal sous le n° 2301536, toujours pendante devant le tribunal. Constatant que des travaux d'aménagement commençaient à être exécutés par la communauté d'agglomération, à compter du 9 septembre 2024, lesdits travaux consistant notamment en un débroussaillage et un nettoyage des accotements pour créer un accès à cette future aire de grand passage depuis le chemin du Moulin de Pey, Mme de H et d'autres requérants, ainsi que M. et Mme F de J dans une requête distincte n°2402390 inscrite à cette même audience, saisissent le juge des référés afin d'obtenir en urgence la suspension de l'exécution de cette décision de commencement des travaux.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Il résulte de l'instruction que par une délibération du 12 avril 2022 le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB) a approuvé la création d'une aire de grand passage pour les gens du voyage, chemin du Moulin de Pey à Bayonne, sur les parcelles cadastrées section AI n°s 26, 27, 28p, 32, 33, 34p, 137p, 142p et 146p, représentant une superficie totale d'environ 4, 2 hectares. Le projet prévoit la création de 158 emplacements de caravanes et des aménagements annexes, le long de l'autoroute A 63, à l'est du Domaine de Ségur. L'enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique de ce projet et l'enquête parcellaire se sont déroulées en 2022 et, par un arrêté du 9 décembre 2022, valant arrêté de cessibilité, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a déclaré ce projet d'utilité publique. Par une ordonnance du 18 août 2023, le juge de l'expropriation a transféré la propriété des parcelles en cause à la communauté d'agglomération. Le prix de ces terrains a été fixé par un jugement du 8 mars 2024, contre lequel la CAPB a fait appel, par une instance également en cours. Par ailleurs, par un arrêté du 28 août 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a délivré à la CAPB une autorisation de déroger à l'interdiction de destruction d'espèces et d'habitats présents sur le site, sur le fondement des dispositions du 4°) de l'article L. 411-2 du code de l'environnement. Un avis d'appel public à la concurrence pour la réalisation de ces travaux a été lancé en juin 2024, le marché a été attribué et le début des travaux a commencé, le 9 septembre 2024, par des travaux de création de l'entrée du projet, des travaux de terrassement et d'abatage d'arbres à partir du chemin du Moulin de Pey. La durée de ces travaux est évaluée à sept mois.

4. D'une part, si la décision relative à la réalisation effective de travaux autorisés par une déclaration d'utilité publique peut être attaquée, seuls des moyens relatifs à la modification des caractéristiques essentielles de l'opération autorisée peuvent être utilement invoqués. En l'espèce, il n'est ni démontré ni même allégué que les travaux réalisés méconnaitraient le projet déclaré d'utilité publique. En outre, la circonstance que l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 9 décembre 2022 déclarant d'utilité publique le projet de création de l'aire de grand passage en litige, fait l'objet d'une requête en annulation sur laquelle le présent tribunal n'a pas encore statué, ne saurait faire obstacle à l'exécution de cet arrêté.

5. D'autre part, aux vues des pièces soumises au juge des référés et des précisions apportées par les parties à l'audience, portant notamment sur la largeur de la voie de desserte de l'aire de grand passage, aucun des moyens soulevés, à supposer même qu'ils soient opérants, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de réalisation effective de ces travaux.

6. Ainsi, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, une des deux conditions cumulatives posées à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas réunie, les conclusions des requérants aux fin de suspension, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté d'agglomération Pays Basque, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.

8. Par ailleurs il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants, une somme au titre des frais exposés par la communauté d'agglomération Pays Basque et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par Mme de H et autres est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté d'agglomération Pays Basque sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A de H et à la communauté d'agglomération Pays Basque.

Fait à Pau, le 10 octobre 2024.

La juge des référés,

S. PERDU La greffière,

M. CALOONE

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Le greffier,

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions