vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402551 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2024, et des pièces complémentaires, enregistrées le 14 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Levildier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination d'une éventuelle mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est réunie dès lors que cette décision s'analyse en un refus de renouvellement de titre de séjour ; en outre, le requérant se trouve dans l'impossibilité d'accéder aux droits qui s'attachent à la régularité du séjour et ne pourra continuer de travailler en qualité d'opérateur usine alors qu'il bénéficie, depuis le 3 juin 2024, d'un contrat à durée indéterminée mais ne pourra continuer à travailler au-delà du 17 octobre 2024, faute d'une autorisation de travail en cours d'instruction ;
- des moyens, en outre, sont propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté en litige :
* la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de droit dans l'application de l'article R. 5221-3 du code du travail dès lors que l'instruction de la demande d'autorisation de travail était encore en cours à la date où la décision attaquée a été prise ;
* le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation du requérant entré en France à l'âge de 15 ans, scolarisé et diplômé (baccalauréat et BTS), qui a donné satisfaction lors de ses expériences professionnelles réalisées en intérim, puis a été embauché en contrat à durée indéterminée par la société Véolia, et est donc parfaitement inséré dans la société française, tandis que ses sœurs et cousins résident en France, même si ses parents sont au Maroc ;
* l'interdiction de retour en France n'est pas motivée, n'a pas été précédée d'un examen approfondi de sa situation, et est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2024, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle précise que les conditions posées à l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 5 septembre 2024 sous le n° 2402289 par laquelle M. B demande l'annulation de cette décision.
Vu :
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme Perdu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique tenue le 25 octobre 2024 en présence de Mme Strzalkowska, greffière d'audience, le rapport de Mme Perdu, ainsi que les observations de Me Levildier, pour M. B, présent, qui précise que cette affaire se présente de manière très inhabituelle, que le requérant présente toutes les qualités pour travailler dans un secteur en tension, de sorte que la décision du préfet est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, dispositions sur le fondement desquelles la dernière demande de titre a été examinée ; M. B précise à l'audience que sa précédente demande de titre avait été rejetée au motif qu'il ne disposait pas d'un un contrat à durée indéterminée, et travaillait en intérim, et que, désormais, il a conclu régulièrement un CDI, pour des fonctions de maintenance correspondant à ses compétences, dans un métier en tension.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, né en juillet 2002 à Sidi Kacem (Maroc), de nationalité marocaine, est entré en France en octobre 2017 et s'est vu délivrer par le préfet des Hautes-Pyrénées un titre de séjour en qualité d'étudiant, renouvelé pour une année, valable en dernier lieu jusqu'au 15 décembre 2023. Il a ensuite demandé un changement de statut, et a demandé un titre portant la mention " recherche d'emploi ", demande qui a été rejetée par une décision assortie d'une obligation de quitter le territoire français, en date du 27 décembre 2023. L'intéressé a alors déposé une nouvelle demande de titre de séjour et un récépissé du dépôt de cette demande lui a été délivré, l'autorisant à travailler, et a été renouvelé pour une durée de validité allant, en dernier lieu, jusqu'au 17 octobre 2024. Par une décision du 9 août 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées s'est prononcé sur la demande d'admission exceptionnelle au titre des métiers en tension, déposée le 18 avril 2024, et a fait application des dispositions de l'article L. 435-1 et L.435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour prendre à son encontre une nouvelle décision de refus de titre, et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination d'une éventuelle mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. B demande la suspension de l'exécution de cette décision du 9 août 2024.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
3. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ". Aux termes de l'article L. 722-8 du même code : " Lorsque l'étranger ne peut être éloigné en exécution d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, l'autorité administrative ne peut pas procéder à l'exécution d'office de l'interdiction de retour assortissant cette obligation de quitter le territoire français. ". Il résulte de ces dispositions que le dépôt, dans le délai de recours, d'une requête en annulation contre l'arrêté refusant la délivrance d'un titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français suspend l'exécution de cette obligation ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour sur le territoire français.
4. Il ressort des pièces portées à la connaissance du juge des référés que le requérant a saisi le présent tribunal d'une requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 août 2024. Le dépôt de cette requête aux fins d'annulation, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle n'aurait pas été déposée dans les délais de recours, a eu pour effet de suspendre l'exécution des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B. Il ne saurait donc être demandé au juge des référés de suspendre l'exécution de ces décisions, dont le recours en annulation formé contre elles a déjà entraîné cet effet suspensif. Par suite, les conclusions tendant à la suspension de ces décisions sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, et sans que les conditions définies au présent article soient opposables à l'autorité administrative, l'étranger qui a exercé une activité professionnelle salariée figurant dans la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement définie à l'article L. 414-13 durant au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre derniers mois, qui occupe un emploi relevant de ces métiers et zones et qui justifie d'une période de résidence ininterrompue d'au moins trois années en France peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " ou " salarié " d'une durée d'un an. / Les périodes de séjour et l'activité professionnelle salariée exercée sous couvert des documents de séjour mentionnés aux articles L. 421-34, L. 422-1 et L. 521-7 ne sont pas prises en compte pour l'obtention d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " ou " salarié " mentionnée au premier alinéa du présent article. / Dans l'exercice de sa faculté d'appréciation, l'autorité compétente prend en compte, outre la réalité et la nature des activités professionnelles de l'étranger, son insertion sociale et familiale, son respect de l'ordre public, son intégration à la société française et son adhésion aux modes de vie et aux valeurs de celle-ci ainsi qu'aux principes de la République mentionnés à l'article L. 412-7. L'étranger ne peut se voir délivrer la carte de séjour temporaire sur le fondement du premier alinéa du présent article s'il a fait l'objet d'une condamnation, d'une incapacité ou d'une déchéance mentionnée au bulletin n° 2 du casier judiciaire. / Par dérogation à l'article L. 421-1, lorsque la réalité de l'activité de l'étranger a été vérifiée conformément au troisième alinéa de l'article L. 5221-5 du code du travail, la délivrance de cette carte entraîne celle de l'autorisation de travail mentionnée à l'article L. 5221-2 du même code, matérialisée par un document sécurisé. La condition prévue à l'article L. 412-1 du présent code n'est pas opposable. ".
6. Il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité caractérisée par des difficultés de recrutement et figurant sur la liste établie au plan national par l'autorité administrative, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il lui appartient d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément sur la situation personnelle de l'étranger, tel que, par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. Par ailleurs, les stipulations de l'accord franco-marocain n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation d'un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.
8. En l'espèce, en ce qui concerne le refus opposé à la demande de titre déposée en avril 2024, sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour " salarié " au titre d'un métier en tension, M. B fait état de sa présence en France depuis 7 ans, et du risque de perdre son emploi, alors qu'il a conclu un contrat à durée indéterminé en juin 2024, avec la société Véolia, pour laquelle il a travaillé depuis le mois de septembre 2023, en intérim, laquelle société a, du reste, obtenu l'autorisation de travail exigée par le code du travail. Dans ces conditions, l'urgence exigée par l'article L.521-1 du code de justice administrative doit être considérée comme suffisamment remplie.
9. En outre, en l'état, en raison de la qualification, de l'expérience et des diplômes du requérant ainsi que des caractéristiques de l'emploi qu'il exerce en vertu d'un contrat à durée indéterminée, conclu alors qu'il bénéficiait d'un récépissé l'autorisant à travailler, dans un métier en tension, ainsi que de la situation personnelle de M. B, à savoir l'ancienneté de son séjour en France, depuis un peu plus de 7 ans, d'abord auprès de sa sœur ainée qui a exercé régulièrement, à son égard, l'autorité parentale lors de son arrivée en France en 2017, et de la présence en France de deux autres sœurs, ayant acquis la nationalité française, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet pour rejeter la demande de titre de M. B paraît de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus opposé.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 août 2024 pris par le préfet des Hautes-Pyrénées, en tant qu'il oppose un rejet à sa demande de titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
11. La suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 août 2024, en tant qu'il oppose un refus à la demande de titre déposée par M. B en avril 2024, implique nécessairement que cette même autorité lui délivre un titre de séjour sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour " salarié " au titre des métiers en tension, à titre provisoire, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond déposée contre cet arrêté, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 août 2024, en tant qu'il rejette la demande de titre de séjour déposée par M. B, est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hautes-Pyrénées de délivrer à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour " salarié " dans un métier en tension, à titre provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'État versera à M. B une somme de 1000 (mille) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Copie pour information en sera adressée au préfet des Hautes-Pyrénées.
Fait à Pau, le 25 octobre 2024.
La juge des référés, La greffière,
S. PERDU A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026