mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402614 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée sous le n°2402614 le 9 octobre 2024 et un mémoire, enregistré le 23 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Kirimov, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 mars 2024 en tant qu'il porte rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée par les circonstances que la décision attaquée porte refus de renouvellement de son titre de séjour, de ce qu'elle ne peut justifier de la régularité de son séjour, et de ce qu'elle n'est plus autorisée à poursuivre son activité professionnelle ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée en fait ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 7.1 a) et c) de la directive n° 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004, et de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne représente pas une charge déraisonnable pour le système social français ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête de Mme B ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 8 avril 2024 sous le n°2400920 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
II. Par une requête enregistrée sous le n°2402615 le 9 octobre 2024 et un mémoire, enregistré le 23 octobre 2024, M. C B, représenté par Me Kirimov, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 mars 2024 en tant qu'il porte rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'urgence est caractérisée par les circonstances que la décision attaquée porte refus de renouvellement de son titre de séjour, de ce qu'il ne peut justifier de la régularité de son séjour, et de ce qu'il n'est plus autorisé à poursuivre son activité professionnelle ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée en fait ;
- elle a été prise en méconnaissance des articles 7.2 et 7.3 c) de la directive n° 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 et de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne représente pas une charge déraisonnable pour le système social français ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête de M. B ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 8 avril 2024 sous le n° 2400921 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 23 octobre 2024 en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, M. D a lu son rapport et entendu :
- Me Kirimov, représentant M. et Mme B,
- Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2402614 et n°2402615 présentées par M. et Mme B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
2. M. B, de nationalité algérienne, et Mme B, de nationalité polonaise, sont entrés en France le 26 novembre 2021. Mme B s'est vue délivrer le 20 octobre 2022 une carte de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne dont la date de validité a expiré le 19 octobre 2023. M. B s'est vu délivrer le même jour une carte de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne dont la date de validité a également expiré le 19 octobre 2023. M. et Mme B ont respectivement déposé une demande de renouvellement de leur titre de séjour le 27 septembre 2023 et le 4 mai 2023. Par arrêtés du 11 mars 2024, le préfet des Hautes-Pyrénées a rejeté ces demandes, a fait obligation aux intéressés de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. et Mme B demandent la suspension de l'exécution de ces arrêtés, en tant qu'ils portent rejet de leur demande de renouvellement de leur titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
En ce qui concerne les arrêtés du 11 mars 2024, en tant qu'ils portent rejet des demandes de renouvellement des titres de séjour :
4. En premier lieu, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier si la condition d'urgence est remplie compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence est en principe satisfaite dans le cas d'un refus de renouvellement ou d'un retrait du titre de séjour.
5. Ainsi qu'il a été dit au point 2, les décisions attaquées portent rejet des demandes de renouvellement de séjour présentées par M. et Mme B. Par suite, ces derniers justifient de l'existence d'une situation d'urgence.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes :
1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; () ". Aux termes de l'article L. 233-2 du même code : " Les ressortissants de pays tiers, membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l'article L. 233-1, ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée supérieure à trois mois. () ".
7. Il résulte des dispositions précitées qu'un citoyen de l'Union européenne et son conjoint ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée de plus de trois mois, sous réserve que le ressortissant de l'Union européenne satisfasse à l'une des conditions, non cumulatives, énumérées à l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que la notion de travailleur, au sens des dispositions précitées du droit de l'Union européenne, doit être interprétée comme s'étendant à toute personne qui exerce des activités réelles et effectives, à l'exclusion d'activités tellement réduites qu'elles se présentent comme purement marginales et accessoires. La relation de travail est caractérisée par la circonstance qu'une personne accomplit pendant un certain temps, en faveur d'une autre et sous la direction de celle-ci, des prestations en contrepartie desquelles elle touche une rémunération. Ni la nature juridique particulière de la relation d'emploi au regard du droit national, ni la productivité plus ou moins élevée de l'intéressé, ni l'origine des ressources pour la rémunération, ni encore le niveau limité de cette dernière ne peuvent avoir de conséquences quelconques sur la qualité de travailleur.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que si Mme B justifie avoir exercé en 2022 une activité professionnelle en qualité d'agent de service, le montant de son revenu brut mensuel variait de 37,24 € à 527 €, soit une moyenne de 293 €. Par ailleurs, si elle soutient qu'elle a créé en 2023 une entreprise ayant pour activité la livraison de plats cuisinés à domicile, le chiffre d'affaires mensuel moyen de cette entreprise s'est élevé à 198 €. Ces activités devaient donc être regardées comme présentant un caractère purement marginal ou accessoire. En revanche, Mme B, ressortissante de l'Union européenne, justifie avoir exercé au cours du mois de décembre 2023 auprès d'une entreprise une activité d'agent de service pour un salaire net de 517,66 €, et avoir passé le 2 janvier 2024 avec cette même entreprise un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel ayant pour objet l'exercice de la même fonction pour un salaire brut mensuel de 717,38 €. Elle justifie également, par des bulletins de salaire, avoir effectivement exercé cette fonction au sein de cette entreprise durant les mois de janvier et février 2024. Ces conditions d'activité ne permettaient pas de regarder cette activité professionnelle, à la date de la décision attaquée, comme purement marginale ou accessoire. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision, prise à l'encontre de Mme B, méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
9. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point précédent, Mme B devait être regardée comme exerçant une activité professionnelle en France. Par ailleurs, il est constant que M. B est l'époux de Mme B. Ce dernier, ressortissant d'un pays tiers, est donc membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée, prise à l'encontre de M. B, méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est également de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'exécution des arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 mars 2024, en tant qu'ils portent rejet des demandes de renouvellement des titres de séjour présentées par M. et Mme B, doit être suspendue.
En ce qui concerne les arrêtés du 11 mars 2024, en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :
11. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1 et L.614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur version applicable au litige, que le législateur a entendu organiser une procédure spéciale applicable au cas où un étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de retour volontaire. L'article L. 722-7 du même code dispose que l'obligation de quitter le territoire français ne peut faire l'objet d'une exécution d'office avant l'expiration du délai de recours, ni avant que le tribunal administratif n'ait statué sur cette décision s'il a été saisi. Les articles L. 614-1 et L.614-4 prévoient que l'étranger peut, dans le délai de trente jours suivant sa notification, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. L'introduction d'un recours sur le fondement de ces dispositions a par elle-même pour effet de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce que le tribunal administratif ait statué, en vertu de l'article L. 722-7 du même code. Saisi au plus tard trente jours après la notification de l'obligation de quitter le territoire français, le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois. Dans ce cadre, il dispose d'un pouvoir d'annulation non seulement de la mesure d'éloignement mais également des autres mesures contestées devant lui. Il résulte des pouvoirs ainsi confiés au juge par les dispositions des articles L. 614-1 et L.614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des délais qui lui sont impartis pour se prononcer et des conditions de son intervention, que la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile présente des garanties au moins équivalentes à celles des procédures régies par le livre V du code de justice administrative. Cette procédure particulière est donc exclusive de celles prévues par le livre V du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions des requêtes de M. et Mme B tendant à la suspension de l'exécution des arrêtés attaqués, en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. La suspension de l'exécution des arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 mars 2024, en tant qu'ils portent rejet des demandes de renouvellement des titres de séjour présentées par M. et Mme B, implique, eu égard à ses motifs, que cette autorité délivre à chaque requérant une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
14. Il n'est pas établi que M. et Mme B ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme globale de 1000 € au titre des frais exposés par ces derniers et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution des arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 mars 2024, en tant qu'ils portent rejet des demandes de renouvellement des titres de séjour présentées par M. et Mme B, est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hautes-Pyrénées de délivrer à M. et Mme B une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'État versera à M. et Mme B une somme globale de 1000 (mille) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions des requêtes n°2402614 et n°2402615 de M. et Mme B sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à Mme A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hautes-Pyrénées.
Fait à Pau, le 23 octobre 2024.
Le juge des référés,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La greffière,
M. CALOONE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière,
N°s 2402614 - 2402615
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026