vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402626 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2024, M. B A, représenté par Me Kirimov, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision de rejet de la demande de carte de séjour mention " salarié " née du silence gardé par la préfète des Landes sur sa demande déposée le 16 août 2023 ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes de lui délivrer un récépissé du dépôt de sa demande, l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a déjà sollicité la suspension de cette décision implicite de rejet de sa demande de titre et s'est vu délivrer un récépissé le 14 mars 2024, valable jusqu'au 13 septembre 2024, mais il se trouve de nouveau dans une situation irrégulière et l'administration n'a toujours pas statué sur sa demande de titre, alors qu'une entreprise souhaite procéder à son embauche dans les meilleurs délais et a déposé une demande d'autorisation en ce sens ; il risque ainsi de perdre une opportunité sérieuse de travailler en contrat à durée indéterminée, en qualité de carreleur, dans un secteur en tension, à savoir le secteur du BTP ;
- en outre, des moyens sont propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige :
* à titre principal, la décision est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation du requérant au regard des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a cessé de travailler depuis son arrivée en France, régulièrement depuis qu'un récépissé de sa demande de titre lui a été délivré, dans un métier en " tension " et a toujours eu un comportement exemplaire ;
* sa situation entre également dans les prévisions du nouvel article L. 435-4 du même code, certes non applicables à la date du dépôt de sa demande, mais qui peuvent aujourd'hui fonder une régularisation de sa situation ;
* à titre subsidiaire, la décision en litige est insuffisamment motivée, étant précisé qu'une demande de communication des délais de cette décision implicite de rejet a été présentée dans des délais raisonnables et qu'aucune réponse n'a été apportée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2024, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle précise que :
- le requérant de nationalité marocaine ne peut se prévaloir de l'application des dispositions des articles L. 435-1 ou L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il ne remplit pas les conditions de l'article 3 de l'accord franco marocain pour se voir délivrer un titre de séjour " salarié " et, au vu de la situation personnelle et professionnelle du requérant, le métier de carreleur n'étant pas en tension en Nouvelle-Aquitaine, au sens de l'arrêté du 1er avril 2021, il a été décidé de ne pas faire usage du pouvoir discrétionnaire de régulariser sa situation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2400461 enregistrée le 21 février 2024 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour.
Vu :
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme Perdu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique tenue le 24 octobre 2024 en présence de Mme Strzalkowska, greffière d'audience, le rapport de Mme Perdu, aucune partie n'étant présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né en 1987 au Maroc, de nationalité marocaine, est entré en France en 2018 selon ses dires. Il a déposé à la préfecture des Landes une demande de titre de séjour " salarié " en vue de régulariser sa situation, le 16 août 2023. Il a tenté d'obtenir des rensignements sur l'instruction de sa demande et, en février 2024, il a sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande, par le biais de son avocat. M. A a déposé une première demande de suspension de l'exécution de cette décision implicite de rejet et, par une ordonnance n°2400606 du 17 avril 2024, le juge des référés du présent tribunal a rejeté cette demande pour défaut d'urgence en tenant compte du récépissé de dépôt de sa demande de titre, l'autorisant à travailler, délivré par la préfète des Landes le 14 mars 2024, valable jusqu'au 13 septembre 2024. Par la présente requête, M. A demande la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour.
Sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. M. A se prévaut de la naissance d'une décision implicite de rejet née, le 16 décembre 2023, du silence gardé par la préfecture des Landes sur sa première demande de titre de séjour " salarié " déposée le 16 août 2023. Il ressort, en outre, des pièces portées à la connaissance du juge des référés, qu'un récépissé du dépôt de cette demande de titre de séjour " salarié " a été délivré à l'intéressé, le 14 mars 2024, valable jusqu'au 13 septembre 2024, et il est enfin précisé en défense, que la préfète des Landes a décidé de ne pas régulariser la situation de M. A. Dans ces conditions, une décision de rejet de la demande déposée est bien attaquable.
4. En l'état, au vu de la situation personnelle et professionnelle de M. A, aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision
5. Ainsi, une des conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, et la demande de suspension doit être rejetée.
6. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction ainsi que de la demande présentée par le requérant sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, l'État n'ayant pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète des Landes.
Fait à Pau, le 25 octobre 2024.
La juge des référés, La greffière,
S. PERDU A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026