mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402628 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES ETRANGERS |
| Avocat requérant | SANCHEZ-RODRIGUEZ |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2402628, le 10 octobre 2024, M. E B D, représenté par Me Sanchez-Rodriguez, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel la préfète des Landes l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes de lui rendre son passeport ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2024, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité compétente ;
- elle est motivée en droit et en fait ;
- les perspectives raisonnables d'éloignement sont établies dès lors que le requérant a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français il y a moins d'un an, qu'il dispose d'un passeport et que des vols à destination de la capitale de la Colombie sont organisés quotidiennement au départ de Paris ;
- la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
II. Par une requête, deux mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés sous le n° 2402629, les 10, 22, 23 et 24 octobre 2024, M. E B D, représenté par Me Sanchez Rodriguez, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il a noué des liens en France attestés par un grand nombre de témoignages.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- la décision attaquée manque de base légale, par voie d'exception, tirée de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation dès lors que n'a pas été pris en considération le climat de violence existant en Colombie.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a vocation à le séparer de sa famille et qu'elle lui retire toute perspective d'avenir professionnel en France alors qu'il a signé un contrat à durée indéterminée et qu'il a suivi de nombreuses formations.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté dès lors que premièrement, le requérant s'est maintenu en France durant l'instruction de sa demande d'asile puis en méconnaissance de la mesure d'éloignement édictée à son encontre par le préfet de la Gironde, deuxièmement l'intéressé n'établit pas avoir noué des liens en France se caractérisant par leur intensité et ancienneté alors même qu'il a vécu la majeure partie de sa vie dans son pays d'origine et troisièmement il ne démontre pas, par la conclusion récente d'un contrat à durée indéterminée, d'une intégration professionnelle significative et au surplus, son poste ne figure pas dans la catégorie des emplois en tension visée par l'arrêté du 1er mars 2024.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- la mesure d'éloignement n'étant pas entachée d'illégalité, le requérant ne saurait se prévaloir de ce que la décision attaquée se trouve dépourvue de base légale.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est suffisamment motivée de sorte qu'il est établi que le préfet a procédé à un examen précis et circonstancié de la situation du requérant qui, au demeurant, n'établit pas le caractère réel, personnel et actuel des risques de traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qu'il invoque en cas de retour dans son pays d'origine.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- dès lors qu'aucun délai de départ volontaire n'a été octroyé au requérant, le préfet était tenu d'édicter une interdiction de retour sur le territoire français en application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le requérant ne saurait se prévaloir d'une présence significative en France au regard de sa durée et de son maintien en situation irrégulière sur le territoire d'autant qu'il n'a pas sollicité la régularisation de son séjour et il ne saurait démontrer avoir noué des liens en France caractérisés par leur intensité et leur ancienneté ;
- il n'est pas établi que la durée de la décision attaquée fasse perdre au requérant toute perspective professionnelle en France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 24 octobre 2024 à 16 heures, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :
- le rapport de Mme C ;
- les observations de Me Sanchez-Rodriguez, représentant M. B D, présent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens en ajoutant le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu protégé par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dès lors que n'ayant pas été informé par les services de gendarmerie lors de son audition de l'éventualité qu'une mesure d'éloignement soit prise à son encontre, il n'a pas pu présenter à l'administration des éléments qui auraient pu avoir une influence sur le sens de la décision attaquée tels que son bénévolat prouvé par les attestations produites par le maire de la commune de Saubrigues, son adjoint ou encore son intégration professionnelle également prouvée par de nombreuses attestations, établissant ainsi que M. B D est une personne fraternelle et insiste, en outre, sur le caractère disproportionné des conséquences de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour sur le territoire français.
La préfète des Landes et le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'étant ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E B D, de nationalité colombienne, né le 26 février 1991 à Barrancabermeja en Colombie, est entré irrégulièrement en France en février 2022 selon ses déclarations. Il a présenté une demande d'asile rejetée par décision de l'Office français des réfugiés et des apatrides du 26 juillet 2022, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 13 janvier 2023. Par un arrêté du 8 juin 2023, resté inexécuté, le préfet de la Gironde a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. Le 8 octobre 2024, M. B D a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour. Par un arrêté du 8 octobre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai avec fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, la préfète des Landes l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours et l'a obligé à se présenter tous les jours entre 8 heures et 10 heures dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Saint-Vincent-de-Tyrosse et l'a contraint à remettre son passeport. Par la présente requête, M. B D demande l'annulation de ces deux derniers arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".
3. D'une part, si le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est inopérant, dès lors qu'il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article ne s'adresse qu'aux organes et aux organismes de l'Union, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour.
4. D'autre part, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.
5. Il ressort des pièces du dossier qu'à l'occasion de l'audition de M. B D par les services de la gendarmerie nationale, en date du 8 octobre 2024, intervenue dans le cadre d'une retenue pour vérification de son droit au séjour, l'intéressé a pu évoquer le refus de sa première demande d'asile ayant entraîné l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français édicté à son encontre ainsi que la préparation de sa prochaine demande d'asile qu'il s'apprête à formuler à la fin de l'année 2023. En revanche, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B D ait été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans ces conditions, quand bien même il a pu brièvement présenter sa situation administrative aux services de gendarmerie, l'absence d'information sur l'édiction d'une éventuelle mesure d'éloignement prise à son encontre a privé M. B D de la possibilité de présenter devant l'administration d'éventuelles observations vis-à-vis de cette mesure qui auraient pu avoir une influence sur le sens d'une telle décision, notamment de détailler les activités associatives qu'ils mènent à Capbreton en tant que bénévole de l'association Les Marinières du Capbreton Hossegor rugby ou encore son implication dans la vie associative de la commune de Saubrigues par sa participation aux manifestations sportives et culturelles, au demeurant établies par les très nombreuses attestations versées au dossier ainsi que son intégration professionnelle, notamment la conclusion d'un contrat à durée indéterminée en date du 14 février 2023 et les formations professionnelles qu'il a suivies. Dès lors, le requérant n'a pas été mis à même de faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent. Par suite, la décision par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques a obligé à quitter le territoire méconnaît le droit d'être entendu, tel qu'énoncé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B D est fondé à demander l'annulation de la décision du 8 octobre 2024 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français. Il y a lieu, par voie de conséquence, d'annuler les décisions du même jour par lesquelles le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ainsi que la décision du 8 octobre 2024 par laquelle la préfète des Landes l'a assigné à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. L'exécution du présent jugement, qui prononce l'annulation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français et non d'une décision portant refus de droit au séjour, implique seulement que le préfet des Pyrénées-Atlantiques procède au réexamen de la situation de M. B D dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et que la préfète des Landes lui rende son passeport.
Sur les frais de l'instance :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, que l'Etat verse à M. B D une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 8 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ainsi que l'arrêté de la préfète des Landes du même jour portant assignation à résidence, sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques de procéder au réexamen de la situation de M. B D dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et à la préfète des Landes de lui restituer son passeport.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à M. B D en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E B D, au préfet des Pyrénées-Atlantiques, à la préfète des Landes et à Me Sanchez Rodriguez.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
La magistrate désignée,
M. CLa greffière,
M. CALOONE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,, 2402629
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026