mercredi 6 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402660 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MANDILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 octobre 2024, et un mémoire enregistré le 4 novembre 2024, M. F B, représentés par Me Delhaes, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution, d'une part, de l'arrêté du 7 janvier 2024 par lequel le maire de la commune de Biarritz a délivré un permis de construire à M. E, ensemble la décision rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté et, d'autre part, l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le maire de cette commune a délivré au titulaire du permis de construire un permis modificatif, ensemble la décision de rejet du recours gracieux également formé contre de dernier arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Biarritz une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée satisfaite, en application des dispositions de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, le premier mémoire en défense produit par la commune ayant été enregistré et communiqué dans l'instance au fond le 11 septembre 2024 et la présente instance intervenant avant la cristallisation des moyens ; en outre, en dépit d'un diagnostic écologique mettant en exergue la présence d'espèces végétales et animales protégées, dûment signifié au propriétaire, les travaux se sont poursuivis ;
- l'intérêt à agir du requérant, voisin immédiat du terrain d'assiette du projet, cadastré section BW94, lequel projet engendre d'importantes pertes de vues notamment sur le château d'Ilbarritz ainsi que sur le Mont Jaizkibel et l'océan et, partant, une dévalorisation de son bien situé sur la parcelle BW92 qui surplombe ledit terrain, est suffisamment justifié, au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- en outre, des moyens sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de ces arrêtés :
* l'arrêté de permis de construire initial est illégal en ce qu'il entraine la destruction d'espèces protégées, sans que l'obligation de déposer une demande de dérogation sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ne figure dans le dossier de demande, et la demande de permis modificatif ne purge nullement cette illégalité ;
* le maire n'a pas conditionné l'exécution du permis de construire à l'obtention de la dérogation de détruite des espèces protégées et a ainsi méconnu les dispositions des articles R.111-26 et L. 425-15 du code de l'urbanisme ; le pétitionnaire n'a nullement apporté la preuve que toutes les mesures d'évitement nécessaires à la préservation des espèces protégées présentes sur le terrain ont été prises et que, si une destruction devait apparaître, il n'existe pas d'autre solution satisfaisante et que la dérogation accordée ne va pas nuire au maintien dans un état de conservation favorable les espèces concernées, au sens et pour l'application des dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
* l'arrêté n'est pas davantage assorti de prescriptions qui permettrait d'éviter, de réduire ou de compenser les impacts du projet sur les espèces protégées ;
* en outre, le projet méconnait les dispositions de l'article UD 9 du règlement du plan local d'urbanisme de Biarritz, relatives à l'emprise au sol des constructions : le terrain d'assiette du projet autorisé provient d'une division foncière, intervenue en 2021, d'une unité foncière unique comprenant les parcelles BW92 (supportant une rampe d'accès desservant la construction voisine) et BW95 (supportant une construction), correspondant à la définition retenue à l'article 2 des dispositions générales dudit règlement du PLU ; ladite division foncière étant intervenue postérieurement à la révision du règlement du plan local d'urbanisme de la commune en 2003, il faut tenir compte de l'unité foncière unique qui dépasse la superficie de 1 000 m2 au-delà de laquelle la dérogation prévue pour les unités foncières situées dans le secteur Uda ne peut plus s'appliquer (emprise de 0,40) ; l'emprise au sol applicable en l'espèce, de 0,25, est ainsi méconnue : une emprise au sol de 145 m2 était envisageable, le projet autorise une emprise bâtie de 210 m2, voire davantage puisque des éléments de construction n'ont pas été pris en compte (escalier extérieur permettant d'accéder à une façade de la maison, terrasse) ; et sur ce point, si le PCM limite l'emprise au sol des constructions à 205 m2, il ne régularise pas l'illégalité du permis initial ;
* par ailleurs, le projet méconnait les règles de hauteur maximale prévue à l'article UD10.1 du règlement du PLU :
° il entraine la création de trois niveaux : le niveau correspondant aux combles est prévu avec une hauteur de 3, 83 mètres, voire 3, 93 mètres ;
° en outre, le projet tient compte de la côte supérieure du plancher, mentionnée à 70,93 ce qui permet de constater que le plancher bas du dernier niveau est situé à plus d'un mètre de l'égout du toit côté à 71,93 ;
° enfin, la qualification de sous-sol est en l'espèce erronée ; il s'agit d'un niveau ouvrant de plain-pied sur un terrain fini et une voie de dégagement, comprenant en outre trois ouvertures en façade nord ;
° le PCM ne respecte pas davantage ces dispositions du règlement du PLU : la hauteur du dernier niveau est supérieure à 3 mètres, et le plancher du dernier niveau se situe à plus d'un mètre de l'égout du toit (1,10 mètres) sans que la qualification de " pallier intermédiaire d'escalier " ne puisse être utilement retenue ; la qualification de sous-sol reste également illégale ;
* le permis initial et le permis modificatif méconnaissent également l'article UD7 du règlement du PLU de la commune, le débord de toit ayant été, à tort, exclu de la règle de prospect, seules les saillies entrant dans le champ de l'exclusion dans la marge des 3 mètres ; l'empiètement est aggravé par le PCM qui réduit la distance par rapport à la limite séparative ;
* le projet autorisé méconnait, enfin, les dispositions de l'article UD11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, la construction massive prévue ne pouvant s'insérer dans son environnement proche ou lointain, le dossier déposé étant d'ailleurs sur ce point insuffisant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2024, la commune de Biarritz, représentée par Me Cambot, conclut au rejet de la demande et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que :
- la requête est irrecevable, la seule visibilité d'une future construction depuis un bien ne suffisant pas à justifier de l'intérêt pour agir du voisin ; le terrain d'assiette du projet, en contrebas, vers le sud, est séparé de la propriété du requérant par de la végétation et un mur de clôture de 2 mètres de haut, tandis qu'une construction se trouve sur la parcelle BW95 contigüe à celle appartenant au requérant ; enfin, la vue depuis la terrasse construite par le requérant en 2024, à une date où le permis litigieux était déjà affiché en mairie, ne peut être prise en compte ; du reste, les voies de desserte des deux propriétés seront distinctes ;
- en outre, aucun des moyens soulevés ne peut être retenu comme étant propre à créer un doute sérieux sur la légalité de ces arrêtés :
* le débord de toit de la construction autorisée se situe à plus de 3 mètres de la limite séparative ; aucune méconnaissance de l'article UD 7 ne peut être retenue ;
* le coefficient d'emprise au sol de 0, 40 doit s'appliquer dès lors que l'emprise du terrain d'assiette est de 580 m2 et que ce terrain existait bien à la date de la révision du PLU, puisqu'il représente un lot d'un lotissement remontant à 1958 ; l'emprise maximale résultant des dispositions de l'article UD 9 est respectée ;
* en outre, le projet prévoit une construction en (R +1) avec un garage en sous-sol, et tient compte de l'importante déclivité du terrain ; il n'y a pas d'ouverture en dehors de la porte de ce garage, et la construction dans son ensemble respecte donc les règles de hauteur ; aucune méconnaissance de l'article UDa10 du règlement du PLU ne peut davantage être retenue ;
* les maisons voisines présentent des dimensions comparables et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 11 sera écarté ;
* enfin, aucune erreur manifeste dans l'appréciation des impacts du projet sur des espèces protégées, au sens de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ne peut être retenu ; du reste, le pré-diagnostic produit fait état d'espèces commune en Aquitaine (Lotier Hispide, lézard des murailles) ; le projet se situe dans un lotissement au cœur d'une zone urbanisée et aucune atteinte suffisamment caractérisée à une espèce protégée ne peut être retenue.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2024, et des pièces complémentaires enregistrées le 4 novembre 2024, M. E, représenté par Me Mandile, conclut au rejet de la demande, à titre principal pour irrecevabilité et, à titre subsidiaire, au fond, et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il précise que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir contre les permis en litige, au vu notamment de la date à laquelle le dernier constat d'huissier a été réalisé, de la construction présente sur la parcelle BW95 et de la végétation présente sur le terrain d'assiette du projet en litige, laquelle est largement préservée grâce à l'implantation modifiée de la future construction ; surtout, le requérant a modifié sans autorisation le toit de sa propriété pour en faire une terrasse et offre désormais son bien à la location, sans aucune autorisation ;
- aucune des deux conditions permettant d'obtenir la suspension de l'exécution des permis en litige n'est par ailleurs remplie.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 3 juin 2024 sous le numéro 2401397 par laquelle le requérant demande l'annulation des arrêtés en litige, le permis modificatif ayant été contesté dans un mémoire produit le 5 septembre 2024.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 4 novembre 2024, en présence de Mme Caloone, greffière d'audience, le rapport de Mme A ainsi que :
- les observations de Me Dauga, représentant le requérant, qui développe de nouveau les arguments en faveur, d'une part, de la reconnaissance de l'intérêt à agir de M. B qui va subir d'importantes pertes de vue, en raison en particulier au vu de la hauteur de la construction autorisée, d'autre part, de l'urgence à suspendre l'exécution des permis de construire en litige en raison notamment de l'avancement des travaux et, enfin, de l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur leur légalité, en particulier la méconnaissance des règles d'emprise et de hauteur figurant au règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- les observations de Me Coto, pour la commune de Biarritz, qui maintient l'ensemble de ses conclusions, s'agissant notamment de l'absence d'intérêt à agir du requérant, au sens des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, le terrain d'assiette du projet, à savoir un lot d'un ancien lotissement, se situant dans un secteur d'urbanisation dense, et en contrebas de la propriété de M. E ; en outre, l'absence de moyens pouvant être retenus pour contester la légalité des permis en litige est également développée ;
- les observations de Me Mandile, représentant M. E, qui rappelle le contexte conflictuel de cette affaire, l'absence de justification de l'intérêt à agir du requérant à la date où le permis initial a été affiché en mairie, soit en 2023, tandis qu'il est de nouveau développé qu'aucun des moyens soulevés ne peut être retenu.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 janvier 2024, le maire de la commune de Biarritz a délivré à M. C E un permis de construire une maison individuelle, sur un terrain correspondant à la parcelle cadastrée section BW n° 92, d'une superficie de 580 m2, situé 18 rue de Cristobal. M. F B, voisin de ce terrain, a formé un recours gracieux contre ce permis de construire, lequel a été expressément rejeté par une décision du 6 avril 2024. Par un arrêté du 5 juin 2024, le maire de Biarritz a délivré à M. E un permis de construire modificatif emportant, notamment, une modification des dimensions de la construction projetée, de son implantation sur le terrain ainsi qu'une réduction de la hauteur de cette dernière. Le recours gracieux formé par M. B contre ce permis modificatif a été également expressément rejeté, le 30 août 2024. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution, d'une part, de ces arrêtés des 7 janvier et 5 juin 2024, ainsi que, d'autre part, des décisions rejetant les recours gracieux formés à leur encontre.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'espèce, en l'état de l'instruction, au vu notamment des pièces figurant dans les demandes de permis, notamment dans la demande de permis modificatif en ce qui concerne la hauteur de la construction modifiée, aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés du maire de Biarritz du 7 janvier 2024 et du 5 juin 2024.
4. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée de l'absence de justification, par le requérant, d'un intérêt à agir contre les permis de construire en litige, en raison en particulier de la situation du terrain d'assiette du projet, à savoir en contrebas et non immédiatement en face de la construction projetée, les conclusions aux fins de suspension présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Biarritz, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, le versement d'une somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
6. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B, une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Biarritz, et non compris dans les dépens, ainsi que la même somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. E, également en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Biarritz une somme de 1 000 (mille) euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. B versera à M. E une somme de 1 000 (mille) euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B, à la commune de Biarritz et à M. C E.
Fait à Pau, le 6 novembre 2024.
La juge des référés, La greffière,
S. A M. D
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026