vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402762 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 octobre 2024, M. A, représenté par Me Chapon, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la commune d'Ondres de lui communiquer le tableau de classement des voies communales, et les délibérations y afférentes concernant l'allée des Pégles, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Ondres une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- des travaux de réhabilitation de la Vélodyssée, relevant de la compétence de la communauté de communes du Seignanx, ont conduit à transformer l'allée des Pègles en piste cyclable ; sa demande de communication de tous documents susceptibles de fonder le changement d'affectation de cette voie communale ouverte à la circulation publique est restée sans réponse, ce qui l'a obligé à saisir la commission d'accès aux documents administratifs le 3 octobre 2024 ;
- l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le maire d'Ondres a interdit toute circulation et tout stationnement entre les extrémités de l'allée des forestiers et de l'allée des Pégles vise le tableau de voirie communale qui intègre dans le domaine public communal la voie n° VC260 comme une liaison douce, tableau dont il a demandé au maire, le 11 octobre 2024, la communication, ainsi que les délibérations afférentes concernant l'allée des Pégles ;
- la disposition de ces documents lui permettra de démontrer que la collectivité porte atteinte à ses droits par son comportement fautif, sans avoir à attendre le rejet de sa demande et la saisine de la commission d'accès aux documents administratifs ; l'empiètement sur la voie communale ouverte à la circulation publique, sans que le fondement juridique de cet empiétement ne lui ait été communiqué, porte atteinte aux biens de la commune et par ricochet à ses contribuables ;
- l'urgence est caractérisée dès lors que la fermeture à la circulation publique de l'allée des Pègles rend sa propriété distante de plus de 40 m d'une voie accessible par les engins de secours et de lutte contre l'incendie alors qu'elle se situe à proximité immédiate de la forêt de pins des Landes, la sécurité publique n'y sera plus assurée ;
- en outre, cette situation lui cause des troubles dans les conditions de jouissances de sa propriété dès lors qu'il ne peut plus manœuvrer pour accéder et sortir de ses places de stationnement et donnant accès à l'allée des forestiers ;
- les travaux publics engagés sont illégaux et lui portent préjudice ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors que l'absence de communication des documents qui fonderaient l'arrêté interdisant toute circulation sur l'allée des Pégles l'empêche de s'assurer de la régularité de la restriction de ses conditions de jouissance de sa propriété, de sa sécurité et d'une garantie de contester les actes administratifs concernés ;
- la demande ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire d'une maison située au sein du lotissement " Les Sous-bois " desservie par l'allée des Forester et par l'allée des Pégles, toutes deux ouvertes à la circulation publique. Par un arrêté du 8 octobre 2024, le maire d'Ondres a interdit, à compter du 9 octobre 2024, le stationnement et la circulation entre les extrémités de l'allée des forestiers et de l'allée des Pégles. Cet arrêté faisant référence au tableau de voirie communale qui intègre dans le domaine public communal la voie VC260 comme une liaison douce, réservée à tous modes de déplacements non motorisés. M. A demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il ordonne au maire d'Ondres de lui communiquer ce tableau de voirie communale ainsi que les délibérations y afférentes concernant l'allée des Pégles.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
3. Le juge des référés tire des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative le pouvoir d'ordonner la communication de documents administratifs mettant à même le demandeur de former un recours, lorsque les conditions qu'elles exigent sont réunies.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que si la propriété de M. A était, jusqu'au 9 octobre 2024, accessible notamment par l'allée des Pègles, voie qui n'était pas asphaltée, la fermeture à la circulation publique de cette voie ne le prive cependant pas de tout accès à son habitation, laquelle est également desservie par l'accès principal situé dans l'allée des forestiers, qui demeure ouverte à la circulation publique. En outre, en se bornant à alléguer qu'il ne peut plus manœuvrer pour accéder et sortir de ses places de stationnement donnant accès à l'allée des forestiers, et que les engins de lutte contre l'incendie ne pourront plus accéder à proximité, il ne l'établit pas alors que l'arrêté du 8 octobre 2024 n'implique aucune modification de l'allée des forestiers et des accès desservis par cette allée. Dès lors, il n'apporte aucun élément de nature à établir que la communication immédiate des documents en cause est nécessaire à la sauvegarde de ses droits devant la juridiction administrative et présente le caractère d'urgence auquel est subordonné l'intervention du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il suit de là que la demande de M. A, qui ne satisfait pas à la condition d'urgence, doit être rejetée.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.
Fait à Pau, le 25 octobre 2024.
La juge des référés,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026