LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2402808

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2402808

mercredi 13 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2402808
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2024, M. et Mme C et A B, représentés par Me Bezie, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 26 août 2024 portant rejet de leur recours préalable contre la décision du directeur académique des services de l'éducation nationale des Pyrénées-Atlantiques en date du 17 juillet 2024 refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur fille D, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité ;

2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Bordeaux de délivrer une autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant D, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 120 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'urgence à suspendre la décision litigieuse résulte de la situation même de l'enfant des requérants qui doit nécessairement être scolarisé dans les plus brefs délais ; l'équilibre de leur fille justifie qu'elle ne reste pas dans le flou au sujet de sa scolarité ;

- s'agissant du doute sérieux quant à la légalité de la décision :

* il n'est justifié d'aucune publication des deux délégations de compétence des signataires des décisions attaquées ;

* ils n'ont jamais été en mesure de présenter leurs observations orales ou écrites avant que la décision datée du 26 août 2024 ne soit prise par l'autorité administrative ;

* l'autorité administrative a commis une erreur de droit en refusant de leur accorder l'autorisation sollicitée ; en effet, les deux seuls critères sur lesquels les autorités administratives compétentes doivent se fonder pour autoriser une instruction dans la famille apparaissent, en l'espèce, comme étant totalement satisfaits ; d'une part, au vu de leur projet éducatif, force est de constater qu'ils sont parfaitement en mesure d'offrir à leur enfant une éducation intellectuelle complète et personnalisée en parfaite adéquation avec ses capacités et son rythme d'apprentissage et, d'autre part, ils sont en parfaite mesure de permettre à leur enfant d'acquérir le socle commun de connaissances de compétences et de culture tel que cela a été défini à l'article L. 122-1-1 du code de l'éducation ;

* l'autorité administrative, en refusant la demande d'autorisation d'instruction dans la famille, a commis une erreur manifeste d'appréciation par une mauvaise analyse de leur situation ; en effet, il ne résulte d'aucune pièce du dossier, ni même de la propre motivation de l'académie de Bordeaux, qu'ils n'auraient pas la capacité de s'occuper de leur fille dans le cadre de son accompagnement scolaire et cognitif ; aussi, le refus de l'autorisation ne s'inscrit pas dans la volonté du législateur qui était de combattre le phénomène de séparatisme mais davantage dans une posture de " réglementation " de l'instruction dans la famille au mépris total de la liberté individuelle des parents.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 28 octobre 2024 sous le numéro 2402797 par laquelle les requérants demandent l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme B, parents de l'enfant D, née le 12 août 2021, ont présenté une demande d'autorisation d'instruction dans la famille, au motif de l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant un projet éducatif particulier. Cette demande a été rejetée le 17 juillet 2024 par le directeur académique des services de l'éducation nationale des Pyrénées-Atlantiques. M. et Mme B ont formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision reçu par l'administration le 31 juillet 2024. Leur recours a été rejeté le 26 août 2024 par la commission prévue à l'article D. 131-11-10 du code de l'éducation. M. et Mme B demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 26 août 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans

délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin, l'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Aux termes de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, dans sa version applicable à la décision en litige : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille (). L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : () 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour une durée qui ne peut excéder l'année scolaire. (). La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret () ". L'article D. 131-11-10 du même code précise que : " Toute décision de refus d'autorisation d'instruction dans la famille peut être contestée dans un délai de quinze jours à compter de sa notification écrite par les personnes responsables de l'enfant auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie ".

4. D'une part, à l'appui de leurs conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision du 26 août 2024 de la commission prévue à l'article D. 131-11-10 du code de l'éducation, M. et Mme B soutiennent que la décision contestée est entachée d'incompétence à défaut de production d'une délégation régulière de signature, que la procédure contradictoire a été méconnue en l'absence de convocation devant la commission, que l'administration a entaché sa décision d'une erreur de droit puisqu'ils remplissent les deux seuls critères sur lesquels les autorités administratives compétentes doivent se fonder pour autoriser une instruction dans la famille et d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, aucun de ces moyens n'est manifestement propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

5. D'autre part, pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige, les requérants font valoir que la situation même de leur enfant qui doit nécessairement être scolarisé dans les plus brefs délais et son équilibre mais ils ne justifient pas d'une situation particulière D permettant de retenir que sa scolarité au sein d'un établissement scolaire public ou privé de leur choix serait de nature à nuire à la continuité de ses apprentissages et serait contraire à son intérêt supérieur. Par ailleurs, l'instruction en famille ne constitue pas une composante du principe fondamental reconnu par les lois de la République de la liberté de l'enseignement, ainsi que l'a énoncé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021, à laquelle la décision en litige n'a pas pour objet ni pour effet de porter atteinte ou de priver l'enfant des requérants de son droit à l'instruction.

6. Par suite, il y a lieu, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter leurs conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision contestée et, par voie de conséquence, leurs conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C B.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, à la rectrice de l'académie de Bordeaux et à la ministre de l'éducation nationale.

Fait à Pau, le 13 novembre 2024.

La juge des référés,

F. Madelaigue

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions