jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2402832 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 31 octobre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 30 octobre 2024 par laquelle la préfète des Landes l'informe qu'elle envisage de prendre à son encontre une décision fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné en exécution de la peine d'interdiction judiciaire du territoire français dont il a fait l'objet.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations, alors au demeurant que le présent tribunal a annulé une précédente décision fixant le pays de renvoi pour ce motif ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3-1 et 9-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 9 octobre 1994, a été condamné à une peine de cinq mois d'emprisonnement, assortie d'une peine complémentaire d'interdiction du territoire français d'une durée de deux ans par un jugement du 6 juin 2024 du tribunal correctionnel de Bayonne. Par un arrêté du 17 octobre 2024, la préfète des Landes a, d'une part, placé M. B en rétention administrative pour une durée de quatre jours, et d'autre part, fixé le pays à destination duquel il sera reconduit en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire dont il fait l'objet. Par un jugement n° 2402767, la magistrate désignée du présent tribunal a annulé cette dernière décision en tant qu'elle fixait le pays de destination. Par sa requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler le courrier du 30 octobre 2024 par laquelle la préfète des Landes l'a informé de ce qu'elle envisageait de prendre à son encontre une décision fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné en exécution de la peine d'interdiction judiciaire du territoire français dont il a fait l'objet.
2. D'une part, aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et le magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans () désigné à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () ; /4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
3. D'autre part, l'article R. 421-1 du même code prévoit que : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
4. M. A demande au tribunal d'annuler le courrier du 30 octobre 2024 par lequel la préfète des Landes l'informe qu'elle envisage de prendre à son encontre une décision fixant le pays de renvoi, en exécution du jugement du 6 juin 2024 par lequel le tribunal judiciaire de Bayonne l'a condamné, à titre de peine complémentaire, à une interdiction judiciaire du territoire français d'une durée de deux ans, et l'invite à formuler, s'il l'estime nécessaire, des observations dans un délai de 24 heures. Cependant, un tel courrier, simple mesure préparatoire, n'a pas le caractère d'un acte faisant grief et ne constitue donc pas une décision au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Dès lors, la requête de M. A est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète des Landes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
La magistrate désignée,
L. NEUMAIER La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026