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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2403020

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2403020

vendredi 3 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2403020
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A et la société Mauro Auto Management pour obtenir la délivrance d'un certificat d'immatriculation sous astreinte. Postérieurement à l'introduction de la requête, la demande de certificat a été validée par l'ANTS, rendant les conclusions aux fins d'injonction sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser une somme globale de 800 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2024, M. B A et la société Mauro Auto Management, représentés par Me Josseaume, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner à l'Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) de lui délivrer le certificat d'immatriculation du véhicule acquis par M. A auprès de la société Mauro Auto Management, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à venir, et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à défaut d'examiner la situation de la demande de délivrance de la carte précitée, dans le même délai et sous la même astreinte ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2024, l'Agence Nationale des Titres Sécurisés conclut à l'irrecevabilité de la requête.

Elle fait valoir qu'elle est dirigée contre une autorité incompétente, l'ANTS ne délivrant pas de certificats d'immatriculation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que la demande de certificat d'immatriculation a été validée, postérieurement à la présente requête, et que le requérant en a été informé le 2 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perdu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la demande de certificat d'immatriculation formulée par M. A en janvier 2024 a été validée et qu'il en a été informé via son espace client sur le site de l'ANTS. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. A et par la société Mauro Auto Management, qui lui a vendu le véhicule pour lequel la demande de carte grise a été présentée, sont devenues sans objet. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme globale de 800 euros au bénéfice de M. A et de la société Mauro Auto Management, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées dans la requête de M. A et de la société Mauro Auto Management.

Article 2 : L'Etat versera à M. A et à la société Mauro Auto Management une somme globale de 800 (huit cents) euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la société Mauro Auto Management, à l'Agence Nationale des Titres Sécurisées et au ministre de l'intérieur.

Fait à Pau, le 3 janvier 2025.

La juge des référés,

S. PERDU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

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