mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2403198 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Soulié, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du directeur des ressources humaines des hôpitaux de Lannemezan du 13 novembre 2024 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Lannemezan de reconstituer sa carrière et de lui verser les rappels de traitement à compter du 1er octobre 2024, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Lannemezan la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a subi une perte de traitement brut de 409,48 euros, ce qui représente une perte mensuelle de 15% ; la condition d'urgence est remplie ;
- la décision du 13 novembre 2024, retire illégalement celle du 16 octobre 2023, créatrice de droits, qui le plaçait au 6 ème échelon de son grade ;
- elle devait donc être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'est pas le cas en l'espèce car elle se limite à indiquer qu'il ne remplissait pas les conditions pour " percevoir " l'échelon 6 ;
- elle n'a pas été précédée de la mise en œuvre d'une procédure contradictoire en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête enregistrée le 09/12/2024 sous le n°2403197, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision du 13 novembre 2024.
Le président du tribunal a désigné Mme Madelaigue, vice-présidente, en qualité de juge des référés.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été nommé en qualité d'éducateur technique spécialisé stagiaire, au premier grade, à l'échelon 6 (IB 528 IM 452) par arrêté du 16 octobre 2023. Par un nouvel arrêté du 13 novembre 2024, il a été placé à l'échelon 1 (IB 444 IM 395), à compter du 1er octobre 2024 au motif qu'il ne remplissait pas les conditions requises pour atteindre l'échelon 6, en application de l'article 8 II du décret n° 2018-731 du 21 août 2018. Par sa requête en référé, M. A demande la suspension de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Il résulte de ces dispositions que le prononcé d'une ordonnance de suspension de l'exécution d'une décision administrative est subordonné à la réunion cumulative de l'existence d'une situation d'urgence et d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
3. En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
4. L'urgence justifie la suspension de l'exécution d'un acte administratif lorsque celui-ci préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
5. Pour attester d'une situation d'urgence, M. A invoque le fait qu'il est confronté, par l'effet de l'arrêté litigieux depuis octobre 2024, à une substantielle baisse de sa rémunération de l'ordre de 410 euros brut soit d'environ 15%. Cependant, il ne justifie d'aucun élément sur ses revenus et charges, démontrant qu'il se trouverait dans l'incapacité d'assurer l'équilibre financier de son budget familial suite à cette baisse de rémunération, susceptible d'établir l'existence d'une atteinte grave et immédiate directement portée à sa situation par l'effet de la décision prise. Dans ces conditions, compte tenu des exigences rappelées au point 4 et attachées à l'urgence requise pour que le juge des référés prononce la suspension d'une décision administrative, la condition d'urgence imposée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être en l'espèce regardée comme satisfaite.
6. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions cumulatives du référé-suspension n'étant pas remplie, les conclusions à fin de suspension présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 de ce code doivent également être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Pau, le 11 décembre 2024.
La juge des référés,
F. MADELAIGUE
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière :
N°2403198
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026