vendredi 10 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2403260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES ETRANGERS |
| Avocat requérant | GOURGUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 10 décembre 2024, et transmises au tribunal par une ordonnance du 16 décembre 2024 du magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon ainsi qu'un mémoire et des pièces complémentaires enregistrées le 23 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Gomez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de la Nièvre a fixé le pays dans lequel il est susceptible d'être renvoyé d'office en exécution de la peine complémentaire d'interdiction judiciaire du territoire français prononcée par le tribunal correctionnel de Nevers le 4 juin 2024 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête n'est pas tardive, les délais de recours ne lui étant pas opposables dès lors que l'arrêté en litige ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 813-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un vice de procédure puisqu'elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est illégale dès lors que les perspectives de son éloignement sont impossibles en l'absence de laissez-passer consulaire délivré par les autorités consulaires tunisiennes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2023, le préfet de la Nièvre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête de M. B est irrecevable car tardive.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code pénal ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Neumaier, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Neumaier ;
- et les observations de Me Gomez, qui confirme ses écritures, et indique que les délais de recours sont inopposables à M. B dès lors que la décision en litige ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ; qu'il est établi qu'il ne comprend pas le français dès lors qu'il a bénéficié à plusieurs reprises de l'assistance d'un interprète ; que la requête a été introduite dans le délai raisonnable d'un an ; qu'il n'est pas établi que ses observations aient été recueillies ; que l'ensemble de ses attaches personnelles et familiales se trouvent sur le territoire français ; que l'autorité préfectorale n'a pas obtenu de laissez-passer consulaire permettant d'exécuter la décision en litige.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 31 janvier 1998, a été condamné à une peine de six mois d'emprisonnement, assortie d'une peine complémentaire d'interdiction du territoire français d'une durée de dix ans par un jugement du 4 juin 2024 du tribunal correctionnel de Nevers, confirmé par un arrêt de la cour d'appel de Bourges du 31 juillet suivant. Par un arrêté du 22 août 2024, le préfet de la Nièvre a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire dont il fait l'objet. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur l'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, il y a lieu de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la recevabilité de la requête :
4. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office () d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français ". Aux termes de l'article L. 721-5 du même code : " La décision fixant le pays de renvoi peut être contestée selon la même procédure que la décision portant obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour sur le territoire français, la décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre Etat ou l'interdiction de circulation sur le territoire français qu'elle vise à exécuter. / Lorsque la décision fixant le pays de renvoi vise à exécuter une peine d'interdiction du territoire français et que l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, elle peut être contestée selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. / Lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, elle peut être contestée selon la procédure prévue à l'article L. 921-2 () ". Et, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
5. M. B disposait, en application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification de l'arrêté en litige, intervenue le 23 août 2024 à 11h25, d'un délai de sept jours pour le contester. Or, son recours n'a été enregistré au greffe du tribunal administratif de Dijon que le 10 décembre 2024. Il ressort cependant des pièces du dossier que la notification de l'arrêté contesté, que M. B a refusé de signer, a été faite sans l'assistance d'un interprète. Si cette notification comporte la mention de ce qu'il comprend le français, il ressort toutefois des mentions du jugement du tribunal correctionnel de Nevers mentionné au point 1 que M. B ne comprend pas le français et avait bénéficié, au cours de l'audience publique du 4 juin 2024, de l'assistance d'un interprète. Il ressort également du procès-verbal du 6 décembre 2024 que M. B a également bénéficié de l'assistance d'un interprète en langue arabe lorsque son placement en rétention lui a été notifié. Dans ces conditions, le délai de sept jours prévu par les dispositions précitées n'est pas opposable à M. B. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête opposée par le préfet de la Nièvre en défense doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 813-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifié un placement en retenue en application de l'article L. 813-1 est aussitôt informé par l'officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui-ci, par l'agent de police judiciaire, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des motifs de son placement en retenue, de la durée maximale de la mesure et du fait qu'il bénéficie des droits suivants : / 1° Être assisté par un interprète ; / 2° Être assisté, dans les conditions prévues à l'article L. 813-6, par un avocat désigné par lui ou commis d'office par le bâtonnier, qui est alors informé de cette demande par tous moyens et sans délai ; / 3° Être examiné par un médecin désigné par l'officier de police judiciaire ; le médecin se prononce sur l'aptitude au maintien de la personne en retenue et procède à toutes constatations utiles ; / 4° Prévenir à tout moment sa famille et toute personne de son choix et de prendre tout contact utile afin d'assurer l'information et, le cas échéant, la prise en charge des enfants dont il assure normalement la garde, qu'ils l'aient ou non accompagné lors de son placement en retenue, dans les conditions prévues à l'article L. 813-7 ; / 5° Avertir ou de faire avertir les autorités consulaires de son pays. / Lorsque l'étranger ne parle pas le français, il est fait application des dispositions de l'article L. 141-2. ".
7. Les mesures de contrôle et de retenue prévues par les dispositions précitées sont uniquement destinées à la vérification du droit de séjour et de circulation d'un ressortissant étranger qui en fait l'objet et sont placées sous le contrôle du procureur de la République. Elles sont distinctes des mesures par lesquelles le préfet fixe le pays à destination duquel pourrait être éloigné ledit ressortissant étranger en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Par suite, le moyen tiré d'irrégularités entachant la mise en œuvre de ces mesures ne peut qu'être écarté comme inopérant.
8. En deuxième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Dès lors, M. B ne saurait utilement invoquer la circonstance tirée de ce que l'arrêté en litige ne lui a pas été notifié par le truchement d'un interprète.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 131-30 du code pénal, auquel renvoie l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'elle est prévue par la loi, la peine d'interdiction du territoire français peut être prononcée, à titre définitif ou pour une durée de dix ans au plus, à l'encontre de tout étranger coupable d'un crime ou d'un délit./ L'interdiction du territoire entraîne de plein droit la reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant, à l'expiration de sa peine d'emprisonnement ou de réclusion./ Lorsque l'interdiction du territoire accompagne une peine privative de liberté sans sursis, son application est suspendue pendant le délai d'exécution de la peine. Elle reprend, pour la durée fixée par la décision de condamnation, à compter du jour où la privation de liberté a pris fin. (). ". Et aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :/ 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
10. Il résulte de ces dispositions qu'aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui prononce la condamnation pénale le relèvement de la peine d'interdiction du territoire, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à son exécution en édictant à son encontre une décision motivée fixant son pays de destination, sous réserve qu'une telle décision n'expose pas l'intéressé à être éloigné à destination d'un pays dans lequel sa vie ou sa liberté serait menacée, ou d'un pays où elle serait exposée à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public ou la conduite des relations internationales ; / 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière () ". Aux termes de l'article L. 122-1 dudit code : " Les décisions mentionnées à l'article
L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. / L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique ". Enfin, aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Il résulte de ces dispositions que la décision fixant le pays de destination prise en exécution d'une interdiction judiciaire de territoire, laquelle constitue une mesure de police, doit, sauf urgence ou circonstances exceptionnelles, être précédée d'une procédure contradictoire permettant à l'intéressé de présenter utilement ses observations sur le ou les pays à destination desquels l'autorité administrative envisage de l'éloigner. Cependant, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entrainer l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative en cause aurait pu, en fonction des circonstances de droit et de fait spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.
12. Il ressort des pièces du dossier que le 16 août 2024 à 11h20, M. B a été informé qu'il allait faire l'objet d'une décision fixant le pays de destination vers lequel il serait reconduit en exécution de l'interdiction judiciaire du territoire français dont il fait l'objet, et qu'il pouvait présenter ses observations et se faire assister d'un interprète pour faire valoir les éléments qui lui apparaissaient utiles. M. B a indiqué par écrit qu'il souhaitait repartir en Italie, où vit actuellement sa famille. Ce document a par la suite été signé par l'intéressé le même jour. Par suite, dès lors que l'intéressé a pu présenter ses observations, et qu'il n'est pas établi que le délai imparti en l'espèce était insuffisant pour qu'il puisse présenter l'ensemble de ses observations, le moyen tiré de l'insuffisance de la procédure contradictoire préalable prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.
13. En quatrième lieu, les conséquences d'un éloignement du territoire français sur la vie privée et familiale de M. B résultent de la décision judiciaire d'interdiction du territoire dont il a été l'objet, et non de la décision en litige par laquelle le préfet de la Nièvre s'est borné à fixer le pays de renvoi en exécution de cette sanction pénale. Il s'ensuit que le requérant ne peut utilement faire valoir que l'arrêté en litige porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. En dernier lieu, la circonstance que l'autorité préfectorale ait présenté, en vain, plusieurs demandes de laissez-passer consulaire auprès des autorités tunisiennes, relève de l'exécution de la décision attaquée et est sans incidence sur sa légalité. Dans ces conditions, M. B ne peut utilement se prévaloir ce que les perspectives de son éloignement vers la Tunisie seraient impossibles pour solliciter l'annulation de la décision attaquée. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de la Nièvre a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en exécution de la peine d'interdiction judiciaire du territoire français de dix ans à laquelle il a été condamné. Il y a lieu, par conséquent, de rejeter les conclusions qu'il a présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er: M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Nièvre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2025.
La magistrate désignée,
L. NEUMAIERLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026