vendredi 17 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2500001 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PECASSOU LOGEAIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 2 janvier 2025 et le 14 janvier 2025, M. B A demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-13 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la convention d'occupation du domaine public relative à l'exploitation d'un restaurant-snack et de ses abords sur la plage de Marinella dans la commune d'Anglet ;
2°) de condamner la commune d'Anglet à lui payer la somme totale de 487 857 € en réparation des préjudices consécutifs à la signature de ce contrat.
Il soutient que :
- la commune d'Anglet ne lui a pas communiqué le contrat en cause, les critères de sélection des offres, les notes attribuées aux candidats et la méthodologie appliquée pour évaluer les offres ;
- son offre a été dénaturée en ce qui concerne le critère relatif aux expériences et aux références professionnelles dans le domaine d'activité ;
- il a subi un préjudice tiré des frais légaux engagés, des frais comptables, des frais de dossier et du manque à gagner pour l'exploitation du restaurant.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C comme juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La commune d'Anglet a engagé une procédure d'appel d'offres en vue de l'attribution d'une autorisation d'occupation du domaine public pour l'exploitation d'un local de restauration sur la plage de Marinella. Par lettre du 15 novembre 2024, le maire d'Anglet a informé M. A du rejet de son offre. Ce dernier demande l'annulation de cette convention d'occupation du domaine public et la condamnation de la commune d'Anglet à lui réparer le préjudice qu'il estime avoir subi du fait de la signature de ce contrat.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. () Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes de l'article L. 551-5 du même code : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les entités adjudicatrices de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes de l'article L. 551-13 du même code : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi, une fois conclu l'un des contrats mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5, d'un recours régi par la présente section. ". Aux termes de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. () ". Aux termes de l'article L. 2122-1-1 du même code : " Sauf dispositions législatives contraires, lorsque le titre mentionné à l'article L. 2122-1 permet à son titulaire d'occuper ou d'utiliser le domaine public en vue d'une exploitation économique, l'autorité compétente organise librement une procédure de sélection préalable présentant toutes les garanties d'impartialité et de transparence, et comportant des mesures de publicité permettant aux candidats potentiels de se manifester. () ".
3. Il résulte de l'instruction qu'une convention d'occupation d'une dépendance du domaine public en vue d'une exploitation économique n'est pas au nombre des contrats qui entrent dans le champ d'application des articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative. Il suit de là, alors qu'au demeurant, il n'est pas démontré que la convention d'occupation du domaine public pour l'exploitation d'un local de restauration sur la plage de Marinella dans la commune d'Anglet est signée, les conclusions aux fins d'annulation de ce contrat présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 551-13 du code de justice administrative sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'indemnité :
4. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de justice administrative : " A l'exception des demandes reconventionnelles en dommages et intérêts fondées exclusivement sur la demande initiale, aucune demande tendant à l'octroi de dommages et intérêts ne peut être présentée à l'occasion du recours régi par la présente section. ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'une requête présentée sur le fondement de l'article L. 551-13 du code de justice administrative ne peut être complétée par des conclusions aux fins d'indemnité présentées par le requérant. Par suite, les conclusions aux fins d'indemnité de la requête de M. A, qui sont irrecevables, doivent également être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune d'Anglet.
Fait à Pau, le 17 janvier 2025.
Le juge des référés,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026