lundi 27 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2500011 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL SEKRI VALENTIN ZERROUK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2025, et un mémoire complémentaire enregistré le 23 janvier 2025, l'association Société des amis de Navarrosse, représentée par Me Wattine, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution, d'une part, de l'arrêté du 3 octobre 2023 par lequel le maire de Biscarrosse a délivré à la société Les Campéoles un permis de construire sur le terrain du camping-caravaning Campéoles Navarrosse et, d'autre part, de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire sur le recours gracieux formé contre ce permis, reçu en marie le 1er décembre 2023 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Biscarrosse une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a demandé au maire de retirer le permis de construire délivré le 3 octobre 2023 à la société Les Campéoles, et le silence gardé sur ce recours réceptionné le 1er décembre 2023 a fait naître le 1er février 2024 une décision implicite de rejet ;
- elle justifie d'un intérêt à agir contre ce permis en raison de ses statuts, de son agrément délivré au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement, et de la méconnaissance, par le projet litigieux, des dispositions de la loi Littoral ;
- la condition d'urgence est remplie dans la mesure où des travaux ont commencé à être réalisés et ne sont pas en cours d'achèvement ; par suite, la présomption d'urgence prévue à l'article L 600-3 du code de l'urbanisme doit s'appliquer ; la commune et la société titulaire du permis semblent vouloir mettre la requérante devait le fait accompli en exécutant les travaux litigieux, sans tenir compte de la requête en annulation déposée en mars 2024 contre ce permis ;
- des moyens sont, en outre, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de ce permis de construire :
* la procédure à l'issue de laquelle il a été délivré est irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a été consultée, ainsi que le prévoit le 3ème alinéa de l'article L. 123-8 du code de l'urbanisme ;
* la procédure est également viciée en ce qu'il n'est pas justifié de la régularité de la construction existante qui est conservée et agrandie ; le maire a ainsi méconnu les dispositions du 5°) de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme ;
* le projet ne se situe pas dans un espace déjà urbanisé, ainsi que l'a jugé la cour administrative d'appel de Bordeaux pour annuler le classement en zone UK du terrain d'assiette du camping Campéole Navarrosse dans son arrêt n° 20BX03693, et n'est pas d'avantage en continuité avec l'agglomération ou le village de Biscarrosse, au sens des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ; la cour administrative de Bordeaux a d'ailleurs annulé pour ce motif un précédent permis de construire délivré à la même société, dans un arrêt de 2018, n° 16BX01020 ;
* le maire a également fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 121-13 du même code, le terrain d'assiette du projet ne se situant pas dans un espace proche du rivage déjà urbanisé, ainsi que la cour administrative d'appel de Bordeaux l'a considéré dans un arrêt définitif n° 16BX01020, sans que la possibilité d'une extension limitée, prévue dans le schéma de cohérence territoriale (SCoT) dans les espaces proches du rivage, puisse s'appliquer ; le rapport de présentation du plan local d'urbanisme précise d'ailleurs qu'aucune extension de l'urbanisation ne sera autorisée au niveau du camping Campéole Navarrosse ;
* les dispositions des articles L. 121-16 et L. 121-18 du code de l'urbanisme ont également été méconnues, et ce même si aucune cartographie matérialisant la bande inconstructible des cents mètres n'a été réalisée par les auteurs du plan local d'urbanisme en ce qui concerne les rives de l'étang de Cazaux et Sanguinet ;
* enfin, en délivrant ce permis de construire, le maire a entachée sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des risques que le projet fait peser sur la salubrité et a méconnu les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, aucune mesure ne garantissant que les eaux de piscine ne seront pas rejetées, de manière accidentelle ou habituelle, dans le lac ou le canalot qui ceinture le terrain d'assiette du projet ; les prescriptions dont le permis est assorti sont, en outre, insuffisantes, et le projet se situe dans le périmètre éloigné de captage d'eau potable du lac de Cazeaux-Sanguinet (Station Ispe).
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, la commune de Biscarrosse, représentée par Me Laveissière, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de l'association requérante une somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune précise qu'aucun des moyens soulevés ne permet de considérer qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité du permis de construire en litige, notamment pas le vice de procédure consistant à ne pas avoir consulté la CDNPS dès lors que le projet ne constitue pas une extension d'urbanisation et n'a donc pas à se situer en continuité d'une agglomération ou village ni, en conséquence, les méconnaissances alléguées des articles L. 121-8, L. 121-13, L. 121-16, le projet ne se situant pas dans la bande des cents mètres, au demeurant difficile à déterminer, ou L. 121-18 du code de l'urbanisme, tandis qu'enfin, au vu notamment des prescriptions assortissant le permis délivré, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 ne saurait davantage être retenu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, la société Les Campéoles, représentée par Me Zerrouk, conclut au rejet de la présente requête et demande qu'une somme de 10 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle précise que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que, dans les circonstances de l'espèce, le permis a été délivré il y a plus d'un an et demi, les travaux autorisés n'ont pas débuté, seuls des travaux de rabattage de nappe phréatique, soumis à une autorisation au titre de la Loi sur l'eau, ont commencé, et que les travaux autorisés sont d'une nature limitée et ne sauraient porter une atteinte directe, grave et immédiate aux intérêts que défend l'association requérante ; enfin aucun rejet d'eau entrainant un " risque de pollution bactériologique " n'existe, cette assertion n'étant nullement justifiée, et le procès-verbal de constat produit atteste uniquement du début de réalisation des travaux de rabattage de nappe phréatique ;
- aucun des moyens invoqués n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de ce permis : la société a bien produit, dans son dossier de demande, la lettre de saisine adressée à la CDNPS, laquelle en ayant gardé le silence, doit être considérée comme ayant rendu un avis implicite favorable au projet ; par ailleurs, la société dispose d'un permis de construire délivré en 2019 portant sur la démolition de trois blocs sanitaires vétustes, dont le bloc sanitaire n° 1 qui sera maintenu dans le cadre du permis de construire du 3 octobre 2023, qui ont été remplacés par trois blocs sanitaires modernes ; en outre, l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ne s'applique pas en l'espèce, aucune extension de l'urbanisation ne résultant du projet autorisé qui se borne à agrandir l'aménagement existant du camping en créant une piscine ; en outre, en raison du caractère urbanisé, même de manière diffuse, du secteur dans lequel s'insère le projet, aucune méconnaissance des articles L. 121-13, L. 121-16 et L. 121-18 du code de l'urbanisme ne peut être retenu, pas davantage que la méconnaissance, par le maire, des dispositions de l'article R. 111-2 du même code.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 mars 2024 sous le n° 2400793 par laquelle l'association demande l'annulation de l'arrêté en litige.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Perdu, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 24 janvier 2025 à 10 h, en présence de Mme Strzalkowska, greffière d'audience, Mme Perdu a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Wattine, pour l'association requérante, qui maintient l'ensemble de ses conclusions et développe de nouveau l'ensemble de ses arguments relatifs, d'une part, à l'urgence à suspendre le permis de construire, en raison en particulier du début d'exécution de travaux, dûment constatés, et de la pollution des eaux qu'ils ont induite, et, d'autre part, aux nombreuses illégalités dont le permis de construire est manifestement entaché ; en présente de M. Bonnet, président de l'association requérante et de M. Nieto, vice-président de cette association, qui soulignent que la pollution actuelle du canalot se trouvant à proximité du terrain d'assiette du projet a été constatée par des autorités publiques compétentes (mairie, OFB) et, qu'en conséquence, l'urgence à suspendre l'exécution du permis et des travaux entrepris est établie, et qui se prévalent également, à l'audience, de la déclaration d'ouverture de chantier déposée le 15 avril 2024 par la société titulaire du permis, ainsi que de cartes permettant de constater que le projet autorisé se situe bien dans la bande des cents mètres, au sens et pour l'application des dispositions de la loi Littoral, notamment l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme ;
- ainsi que les observations de Me Laveissière, représentant la commune de Biscarrosse, qui maintient l'ensemble de ses écritures en défense, en développant à l'audience l'absence de moyens permettant de retenir qu'un doute sérieux existe quant à la légalité du permis en litige, la commune ayant considéré, ainsi que cela ressort du permis en litige, qu'aucune extension de l'urbanisation, au sens de la loi Littoral, ne découlait des travaux autorisés ;
- et les observations de Me Zerrouk, pour la société titulaire du permis, qui maintient l'ensemble de ses écritures, en particulier l'absence d'urgence, en l'espèce, en raison en particulier de la nature limitée des travaux autorisés, ainsi que l'absence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, les travaux autorisés étant un simple agrandissement limité, après destruction de bâtiments anciens, d'un bloc sanitaire existant et la création d'une piscine au lieu et place de quatre anciens auvents qui abritaient des douches et lavabos extérieurs, équipement présenté comme adapté aux demandes des clients, et qui améliorera l'aspect extérieur de cette partie du camping.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 11 h 25.
Une note en délibéré a été produite pour l'association requérante le 26 janvier 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Le maire de la commune de Biscarrosse a délivré, le 3 octobre 2023, à la société Les Campéoles, un permis de construire, après démolition de bâtiments existants, portant sur la rénovation et l'extension du bloc sanitaire existant pour l'aménagement de sanitaires, de douches d'un sauna/hammam et d'un local technique, ainsi que la construction d'une piscine et de ses aménagements extérieurs (clôtures, plages, cheminement et stationnement PMR), sur un terrain compris dans le camping Les Campéoles existant. Par la présente requête, l'association Société des amis de Navarrosse demande la suspension de l'exécution de ce permis de construire, et de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours gracieux formé à son encontre.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite, ainsi que le prévoit l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
4. Par ailleurs, en adoptant les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, le législateur a entendu interdire en principe toute opération de construction isolée dans les communes du littoral. Toutefois, le simple agrandissement d'une construction existante, c'est-à-dire une extension présentant un caractère limité au regard de sa taille propre, de sa proportion par rapport à la construction existante et de la nature de la modification apportée, ne peut être regardé comme une extension de l'urbanisation prohibée par ces dispositions. A cet égard, la nouvelle rédaction de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, telle que résultant de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (ELAN), aux termes de laquelle " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants ", est sans incidence sur ce point.
5. Il résulte de l'instruction que les travaux autorisés, qui ne sont pas identiques à ceux qui avaient été autorisés par un permis de construire précédemment délivré le 24 mars 2014 à la même société Les Campéoles, mentionnés dans l'arrêt devenu définitif de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 15 novembre 2018, n° 16BX01020, consistent dans la présente espèce à rénover et agrandir de 65 m2 un bloc sanitaire existant, d'une superficie de 175 m2, pour aménager des sanitaires et douches, un sauna/hammam et un local technique, et à détruite des auvents existants pour créer une piscine, non couverte, comprenant une clôture de sécurité et des plages, à l'intérieur du camping Les Campéoles.
6. Ainsi, eu égard, d'une part, à la nature des travaux autorisés et à leur proportion réduite par rapport à l'existant, le permis de construire mentionnant qu'ils emportent une extension d'environ 27 % du bâtiment existant, d'autre part, à leur localisation et, enfin, aux prescriptions dont est assorti le permis en litige, aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du permis de construire délivré le 3 octobre 2023 par le maire de Biscarrosse à la société Les Campéoles.
7. Il résulte de tout ce qui précède qu'à supposer même que la condition d'urgence soit considérée comme remplie, une des deux conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice n'étant pas réunie, les conclusions présentées par l'association Société des amis de Navarrosse tendant à obtenir la suspension de l'exécution de ce permis de construire et de la décision rejetant le recours gracieux formé à son encontre, doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Biscarrosse, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, une somme que la requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la Société des amis de Navarrosse, la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Biscarrosse, ainsi que la même somme au titre des frais exposé par la société Les Campéoles et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Le requête présentée par l'association Société des amis de Navarrosse est rejetée.
Article 2 : L'association Société des amis de Navarrosse versera à la commune de Biscarrosse la somme de 1 000 euros (mille euros) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : L'association Société des amis de Navarrosse versera à la société Les Campéoles la somme de 1000 euros (mille euros) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Société des amis de Navarrosse, à la commune de Biscarrosse et à la société Les Campéoles.
Fait à Pau, le 27 janvier 2025.
La juge des référés, La greffière,
S. PERDU A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026