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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2500190

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2500190

lundi 10 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2500190
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES ETRANGERS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. E C, ressortissant mauritanien, qui contestait les arrêtés du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 18 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires complémentaires enregistrés les 24 et 30 janvier et le 6 février 2025, M. E C, représenté par Me Tahtah, entend demander au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a assigné à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 900 euros, à lui verser, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une violation de l'article 8 de la CEDH ;

- elle est entachée d'une violation de l'article 2 du protocole n°4 de la CEDH ;

- elle est entachée d'une violation de l'article 66 de la Constitution ;

- elle est entachée d'une disproportion eu égard aux conditions qu'elle lui impose sur sa vie personnelle et professionnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle encourt l'annulation sur l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier ;

- elle est privée de base légale par exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et de l'assignation à résidence ;

- elle fixe un délai disproportionné dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 6 février 2025, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les différents actes ont été signés par une personne détentrice d'une délégation de signature ;

- l'ensemble des décisions est motivé comportant les éléments de fait et de droit et le dossier du requérant a fait l'objet d'un examen particulier ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- aucune erreur de fait n'a été commise, les dispositions du 1er paragraphe de l'article L 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été parfaitement appliquées, le requérant était bien en situation irrégulière après être entré en France irrégulièrement ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle n'est pas privée de base légale par l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- en ce qui concerne l'exception d'illégalité, elle sera écartée ;

En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :

- elle n'est pas entachée d'une violation de l'article 8 de la CEDH, sa famille vit en Mauritanie et il n'apporte pas la preuve de sa résidence bordelaise ;

- elle n'est pas entachée de violation des stipulations de l'article 2 du protocole n°4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme dans la mesure où ce texte s'attache aux personnes en situation régulière, ce qui n'est manifestement pas le cas d'espèce ;

- enfin elle ne viole en aucune disposition l'article 66 de la constitution qui est relatif aux détentions arbitraires. En l'espèce une assignation ne saurait être assimilée à une mesure privative de liberté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 6 février 2025 à 15 heures 30, en présence de Mme Strzalkowska, greffière d'audience :

- le rapport de Mme B ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. E C, de nationalité mauritanienne, né le 1er mai 2000 à Nouadhibou en Mauritanie, est entré régulièrement sur le territoire français en 2022, muni d'un visa. Il a sollicité l'asile auprès de l'OFPRA en raison de persécutions qu'il estimait subir du fait de son ethnie. Sa demande a été rejetée et par un arrêté du 18 janvier 2025, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et a fixé le pays de renvoi. Par un autre arrêté pris à la même date, il a été assigné à résidence dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Par la présente requête, il demande l'annulation des deux arrêtés.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 26 août 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, le préfet de ce département a donné délégation à M. D A, sous-préfet de Bayonne et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les décisions et arrêtés relevant de la police des étrangers pour l'ensemble du département durant les permanences préfectorales. Il ressort du tableau des permanences établi pour la période du 17 au 20 janvier 2025 que M. A était fonctionnaire de permanence du corps préfectoral. Ainsi, M. A a régulièrement reçu par cette délégation, qui n'est ni générale ni absolue, compétence pour signer les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que cette dernière a été prise par une autorité incompétente manque en fait et doit, par suite, être écarté.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. () ", aux termes de l'article L. 613-2 de ce même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

4. L'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il vise ainsi les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur le fondement duquel il a été pris, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8 et indique les éléments relatifs à la situation personnelle de M. C. Il relève également qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé à sa vie privée et familiale dans la mesure où il est célibataire sans enfant et que M. C n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, la Mauritanie. Pour refuser à M. C le bénéfice de l'octroi d'un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur le motif qu'il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision, s'étant soustraie à une précédente mesure d'éloignement. En outre, l'arrêté litigieux vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui constitue le fondement légal de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et indique que M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, faisant référence à une présence récente en France depuis 2022 et des allers retour avec l'Espagne. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué atteste de la prise en compte par le préfet des Pyrénées-Atlantiques au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi et comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen de son dossier doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ". Il est constant que M. C est entré en France le 20 février 2022, qu'il a déposé une demande d'asile le 25 juillet de la même année qui a été rejetée définitivement le 30 septembre 2022, en l'absence de contestation devant la CNDA. Par un arrêté du 17 avril 2023, le préfet du Haut-Rhin l'a obligé à quitter le territoire, décision ni contestée ni exécutée par le requérant qui n'a déposé aucune demande de régularisation depuis. Le 18 janvier 2025 il a été interpelé pour séjour irrégulier et le préfet des Pyrénées-Atlantiques par arrêté du même jour l'a obligé à quitter le territoire, décision objet du présent recours. Aucune erreur de fait n'a été commise dans l'analyse du dossier de M. C et le moyen ainsi soulevé sera écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

6. Compte-tenu de ce qui précède, la décision portant obligation de quitter sans délai le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, l'exception d'illégalité invoquée de ladite décision à l'encontre de la décision portant interdiction de retour doit être écartée.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

7. Compte-tenu de ce qui précède, la décision portant obligation de quitter sans délai le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, l'exception d'illégalité invoquée de ladite décision à l'encontre de la décision portant interdiction de retour doit être écartée.

8. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

9. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

10. Pour interdire à M. C, soumis à une mesure d'éloignement sans délai de départ volontaire, tout retour sur le territoire national durant deux années, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a retenu qu'il est entré en France irrégulièrement et s'y est maintenu sans avoir exécuté une première décision l'obligeant à quitter le territoire, qu'il ne justifiait pas de l'ancienneté et de l'intensité de ses liens personnels et familiaux en France, qu'il ne démontrait pas être dépourvus de liens personnels et familiaux dans son pays d'origine et, en outre, qu'il ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire particulière. Le requérant ne conteste pas sérieusement ces éléments. Dans ces conditions, quand bien même il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a ni méconnu les dispositions précitées, ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

11. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :/ 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ;/ () ".

12. Aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; /2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ;/ 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. "

S'agissant de la violation des stipulations de l'article 8 de la CEDH :

13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

14. Il est constant que le requérant est arrivé en France en 2022, que sa demande d'asile a été rejetée définitivement et qu'il a fait l'objet en 2023 d'une obligation de quitter le territoire qu'il n'a pas exécutée. L'ensemble de sa famille réside en Mauritanie selon ses déclarations et s'il soutient habiter à Bordeaux il n'en apporte pas la preuve. Aucun des arguments allégués ou des pièces fournies ne permettent de caractériser une atteinte à la vie privée du requérant par les décisions prises à son encontre, pas plus l'assignation à résidence qui n'est pas disproportionnée eu égard aux conséquences qu'elle entraine pour le requérant pour les mêmes raisons.

S'agissant de la violation de l'article 2 du protocole n°4 de la CEDH :

15. Aux termes de l'article 2 du protocole n°4 de la CEDH : " Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d'un Etat a le droit d'y circuler librement et d'y choisir librement sa résidence. " M. C qui ne se trouve pas " régulièrement " sur le territoire français ne saurait invoquer l'application des dispositions précitées.

S'agissant de la violation des dispositions de l'article 66 de la constitution :

16. Si la mesure d'assignation à résidence est susceptible d'inclure une astreinte à domicile, la plage horaire de cette dernière ne saurait dépasser douze heures par jour sans que l'assignation à résidence soit alors regardée comme une mesure privative de liberté, contraire aux exigences de l'article 66 de la Constitution dans la mesure où elle n'est pas soumise au contrôle du juge judiciaire. La décision d'assignation contestée n'inclut aucune astreinte à domicile mais limite seulement des allers et venues du requérant au département des Pyrénées-Atlantiques dans la mesure où il n'a pas établi avoir une résidence en Gironde. Dans ces conditions, la décision attaquée ne contrevient dans aucune de ses dispositions à l'article 66 de la constitution.

17. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions aux fins d'annulation du requérant et par voie de conséquence les conclusions aux fins d'injonction et de condamnation de l'Etat au paiement des frais du litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2025.

La magistrate désignée,

M. BLa greffière,

A. STRZALKOWSKA

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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