jeudi 13 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2501195 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GABON |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 13 février 2025, le magistrat désigné du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a transmis au Tribunal la requête de Mme A C B.
Par une requête, enregistrée le 11 février 2025, et un mémoire, enregistré le 18 février 2025, Mme A C B, représentée par Me Gabon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités croates ;
3°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de l'admettre au séjour en France dans l'attente des décisions à intervenir de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de transfert est insuffisamment motivée ;
- l'information prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée ;
- elle n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle ne fait pas mention du fondement sur lequel les autorités croates ont été saisies et dès lors que la requérante n'a pas déposé de demande d'asile en Croatie ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle et familiale ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces mêmes stipulations et dispositions ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa vulnérabilité et des conséquences d'un retour en Croatie sur sa situation ;
- le préfet du Bas-Rhin n'a pas tenu compte de son impossibilité à voyager.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 18 février 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Therre en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Therre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme B, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement (). / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. / 3. La commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune ainsi qu'une brochure spécifique pour les mineurs non accompagnés, contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) n° 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, ressortissante guinéenne, s'est vu remettre, le 14 octobre 2024, la brochure " A. J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " et la brochure " B. Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", toutes les deux rédigées en langue française qu'elle a déclaré comprendre. Elle ne conteste pas sérieusement que ces brochures, dont elle a signé la première page, lui ont été remises en main propre dans leur intégralité. Ces documents constituent la brochure commune visée au paragraphe 3 de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 et contiennent l'intégralité des informations prévues par les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est intervenue en méconnaissance des droits qu'elle tire de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013.
4. En deuxième lieu, si Mme B invoque également la méconnaissance des dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013, dispositions qui édictent une obligation d'information au moment où les empreintes digitales de l'intéressé sont prélevées, cette obligation d'information, qui a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles du demandeur d'asile, ne peut être utilement invoquée, à la différence de l'obligation d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 susvisé, à l'encontre d'une décision portant transfert du demandeur d'asile aux autorités compétentes pour examiner sa demande. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 doit être écarté comme inopérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () / 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a bénéficié d'un entretien individuel le 14 octobre 2024 dans les locaux de la préfecture de la Marne, dont elle a signé le résumé. Il ressort de celui-ci qu'elle a été mise en mesure de présenter des observations, ce qu'elle a fait. La requérante ne fait état d'aucun élément qui permettrait d'établir que cet entretien ne se serait pas déroulé dans les conditions prévues par les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.
7. En quatrième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Au demeurant, le caractère suffisant de la motivation s'apprécie indépendamment de la pertinence des motifs retenus par l'auteur de la décision en litige. Par suite, il satisfait à l'exigence de motivation posée par les dispositions de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En cinquième lieu, tout d'abord, il ressort des pièces du dossier, et notamment des mentions figurant sur le document d'identification à partir du fichier Eurodac, que Mme B a présenté une demande d'asile en Croatie. Au demeurant, elle a déclaré avoir formé une telle demande de protection dans cet Etat, lors de l'entretien du 14 octobre 2024. Aussi, elle ne remet pas sérieusement en cause cette demande d'asile, antérieure à celle qu'elle a introduite en France, par une simple dénégation dans sa requête. Ensuite, dès lors qu'elle a introduit une demande d'asile dans un autre Etat membre, le préfet du Bas-Rhin a pu adresser aux autorités croates une demande de reprise en charge, en application de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. S'il a fait cette demande au titre du paragraphe 1, b), il n'était pas tenu de le préciser dans l'arrêté en litige. Enfin, en se fondant sur l'article 20, paragraphe 5 de ce règlement, relatif à la procédure de reprise en charge, les autorités croates ont accepté la reprise en charge demandée. En tout état de cause, il n'appartient pas au juge administratif d'apprécier la légalité des décisions prises par les autorités croates. Par suite, et alors que la délivrance d'une attestation de demande d'asile en procédure Dublin reste sans incidence sur la détermination de l'Etat membre responsable, le préfet du Bas-Rhin a pu, sans entacher sa décision d'une erreur de droit, considérer que les autorités croates étaient responsables de l'examen de la demande d'asile de l'intéressée au titre d'une reprise en charge.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. (). ". La faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 précité, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
10. D'une part, il ressort pièces du dossier et des termes mêmes de la décision en litige que le préfet du Bas-Rhin a procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment après que celle-ci a fait état de sa relation avec un compatriote résidant en France.
11. D'autre part, par les pièces qu'elle produit, Mme B n'établit pas le caractère stable et durable de la relation dont elle se prévaut avec un compatriote. Par ailleurs, et alors qu'elle admet elle-même le caractère irrégulier du séjour de ce ressortissant guinéen en France, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile de ce dernier a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que par la Cour nationale du droit d'asile et qu'une obligation de quitter le territoire français a été édictée à son encontre le 14 septembre 2023. Aussi, ce ressortissant guinéen n'a pas vocation à se maintenir sur le territoire français. Dans ces circonstances, le préfet du Bas-Rhin n'a pas méconnu les dispositions de l'article 17, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ni entaché la décision en litige d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de Mme B en ne faisant pas usage de la faculté prévue par ces mêmes dispositions.
12. En septième lieu, Mme B n'établit, ni même ne soutient être personne à charge dépendante de l'assistance de son enfant, de ses frères ou sœurs, de son père ou de sa mère. Par suite, elle ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
13. En huitième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
14. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 11, l'arrêté en litige n'a pas porté au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. De même, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations doit être écarté.
15. En neuvième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. D'une part, en se bornant à soutenir, sans autre précision, qu'elle sera isolée et exposée à des traitements inhumains en Croatie, Mme B n'établit pas l'existence de risques personnels et actuels de subir des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. D'autre part, il ne ressort, en tout état de cause, pas des pièces du dossier que le préfet du Bas-Rhin aurait inexactement apprécié sa vulnérabilité au regard de ses conditions matérielles d'accueil, dont l'attribution ne relève pas de sa compétence. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa vulnérabilité et des conséquences d'un retour en Croatie, au regard de ces stipulations, doivent être écartés.
17. En dernier lieu, si Mme B soutient que le préfet du Bas-Rhin n'aurait pas tenu compte de sa capacité à voyager, elle n'assortit pas ce moyen de précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E
Article 1er : Mme B est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C B, à Me Gabon et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2025.
Le magistrat désigné,
A. TherreLa greffière,
G. Trinité
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604050
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C..., ressortissante afghane, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 avril 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était légale au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit un refus en cas de demande de réexamen d’asile. Il a considéré que la motivation était suffisante, que la vulnérabilité de la requérante avait été prise en compte, et que l’OFII n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
01/06/2026