Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 30 septembre 2025 et le 22 octobre 2025, sous le n° 2508127, M. D... C..., représenté par Me Mavoungou, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 7 septembre 2025 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de l’admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d’un an ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Moselle, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour « visiteur » ou un titre de séjour « vie privée et familiale », dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) d’ordonner l’exécution provisoire du présent jugement.
Il soutient que :
- l’arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’un défaut d’examen de sa situation personnelle et méconnaît les dispositions de l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration, dès lors que les nouveaux éléments transmis au préfet sur la situation financière de leur fille et de leur gendre n’ont pas été pris en compte ;
- l’arrêté attaqué est entachée d’une erreur d’appréciation de ses ressources au regard des dispositions de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que son épouse et lui-même disposent d’une épargne propre et que leur fille et leur gendre ont désormais une situation professionnelle stable et bénéficieront de revenus locatifs à venir ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dès lors que son épouse et lui-même s’occupent quotidiennement de leurs petits-enfants, qu’ils ont des problèmes de santé et qu’ils n’ont pas recours aux aides sociales ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, dès lors que son épouse et lui-même s’occupent quotidiennement de leurs petits-enfants ;
- la décision portant fixation du pays de destination doit être annulée en conséquence de l’annulation des décisions portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français, lesquelles sont illégales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée, dès lors qu’il ne représente pas une menace à l’ordre public.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’est fondé.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 1er octobre 2025 et le 22 octobre 2025, sous le n° 2508128, Mme B... A... Le épouse C..., représentée par Me Mavoungou, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 7 septembre 2025 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de l’admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d’un an ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Moselle, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour « visiteur » ou un titre de séjour « vie privée et familiale », dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) d’ordonner l’exécution provisoire du présent jugement.
Elle soutient que :
- l’arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’un défaut d’examen de sa situation personnelle et méconnaît les dispositions de l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration, dès lors que les nouveaux éléments transmis au préfet sur la situation financière de leur fille et de leur gendre n’ont pas été pris en compte ;
- l’arrêté attaqué est entachée d’une erreur d’appréciation de ses ressources au regard des dispositions de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que son époux et elle-même disposent d’une épargne propre et que leur fille et leur gendre ont désormais une situation professionnelle stable et bénéficieront de revenus locatifs à venir ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dès lors que son époux et elle-même s’occupent quotidiennement de leurs petits-enfants, qu’ils ont des problèmes de santé et qu’ils n’ont pas recours aux aides sociales ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, dès lors que son époux et elle-même s’occupent quotidiennement de leurs petits-enfants ;
- la décision portant fixation du pays de destination doit être annulée en conséquence de l’annulation des décisions portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français, lesquelles sont illégales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée, dès lors qu’elle ne représente pas une menace à l’ordre public.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’aucun des moyens soulevés par la requérante n’est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Foucher,
- les observations de Me Mavoungou, représentant Mme et M. C....
Considérant ce qui suit :
M. D... C... et Mme B... A... Le épouse C..., ressortissants vietnamiens nés respectivement le 7 février 1956 et le 10 janvier 1955, sont entrés en France le 8 novembre 2021. Par deux arrêtés du 7 septembre 2025, le préfet de la Moselle a refusé de les admettre au séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être éloignés et leur a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d’un an. Par les présentes requêtes, M. D... C... et Mme B... A... Le épouse C... demandent au tribunal d’annuler ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
Les requêtes n° 2508127 et 2508128 sont relatives à la situation de membres d'une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions de la requête :
En ce qui concerne l’ensemble des décisions :
En premier lieu, les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et sont dès lors suffisamment motivées.
En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces des dossiers que le préfet de la Moselle, qui a pris en compte les éléments produits postérieurement aux demandes initiales d’admission au séjour, n’aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle des requérants.
En troisième lieu, les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile constituent des dispositions spéciales régissant le traitement par l’administration des demandes de titres de séjour, en particulier les demandes incomplètes, que le préfet peut refuser d’enregistrer. Par suite, la procédure prévue à l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration n’est pas applicable à ces demandes.
En ce qui concerne les décisions portant refus d’admission au séjour :
En premier lieu, aux termes de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui apporte la preuve qu'il peut vivre de ses seules ressources, dont le montant doit être au moins égal au salaire minimum de croissance net annuel, indépendamment de l'allocation aux adultes handicapés mentionnée à l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale et de l'allocation supplémentaire mentionnée à l'article L. 815-24 du même code, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " visiteur " d'une durée d'un an. / Il doit en outre justifier de la possession d'une assurance maladie couvrant la durée de son séjour et prendre l'engagement de n'exercer en France aucune activité professionnelle. / Par dérogation à l'article L. 414-10, cette carte n'autorise pas l'exercice d'une activité professionnelle. / Les conditions d'application du présent article sont précisées par décret en Conseil d'Etat ».
Il ressort des pièces des dossiers que les requérants disposent d’une épargne d’environ 11 000 euros en France et 2 000 euros au Vietnam. Il ressort également des pièces des dossiers que la fille et le gendre des requérants, chez qui ils résident, ont, pour un foyer de deux adultes et deux enfants, un revenu fiscal de référence d’environ 50 000 euros au titre de l’année 2023 et 60 000 euros au titre de l’année 2024 et qu’ils percevaient, à partir du mois de juin 2025, environ 4 500 euros de revenus salariés globaux. Si les requérants se prévalent de revenus locatifs de leur fille et de leur gendre, la seule estimation de la valeur locative de deux appartements ne saurait suffire à établir la perception effective de tels revenus. En outre, les allocations familiales perçues par ces derniers ne sauraient être prises en compte pour le calcul des ressources au sens des dispositions citées au point précédent. Dans les circonstances de l’espèce, l’ensemble de ces revenus ne suffisent pas à considérer que les requérants auraient pu, à la date des décisions contestées, vivre de ressources propres, partiellement versées par leur fille et leur gendre, d’un montant au moins égal au salaire minimum de croissance net annuel. Il s’ensuit qu’ils ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de la Moselle aurait commis une erreur dans l’appréciation de leurs situations en refusant de les admettre au séjour sur le fondement des dispositions de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
En deuxième lieu, lorsqu’il est saisi d’une demande de délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’une des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet n’est pas tenu, en l’absence de dispositions expresses en ce sens, d’examiner d’office si le demandeur peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d’une autre disposition de ce code, même s’il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation du demandeur.
En l’espèce, si les requérants se prévalent d’une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il ne ressort pas des pièces des dossiers qu’ils aient introduit une demande de titre sur un tel fondement ni que le préfet de la Moselle aurait examiné d’office la possibilité de régulariser leur situation administrative en application de ces dispositions.
En troisième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
Il ressort des pièces des dossiers que les requérants sont arrivés munis d’un visa de long séjour en France en novembre 2021, qu’ils étaient alors âgés de soixante-cinq et soixante-six ans et qu’ils ont bénéficié de deux cartes de séjour successives portant la mention « visiteur ». Il ressort également des pièces des dossiers que leur fille est titulaire d’une carte de résident, qu’elle et son mari travaillent au Luxembourg, que les requérants résident chez ces derniers et leur apportent une aide quotidienne, notamment dans la prise en charge de leurs petits-enfants, et enfin qu’ils bénéficient d’un cercle amical en France. Il ressort par ailleurs des pièces des dossiers que la requérante a été soignée pour un cancer en 2023. Toutefois, ces seuls éléments ne permettent pas de considérer qu’en refusant de leur délivrer une carte de séjour sur le fondement des dispositions de l’article L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet de la Moselle aurait porté au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale, au sens de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels les décisions de refus de séjour ont été prises.
En quatrième lieu, les requérants ne sauraient utilement se prévaloir des stipulations du premier paragraphe de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant au motif qu’ils s’occuperaient de leurs petits-enfants, dont il ne ressort pas des pièces des dossiers qu’ils en auraient la garde.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des décisions portant refus d’admission au séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
Au regard notamment des éléments mentionnés aux points 11 et 12, il ne ressort des pièces des dossiers ni que les décisions obligeant les requérants à quitter le territoire français portent à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, au sens de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elles ont été prises, ni qu’elles méconnaîtraient les stipulations du premier paragraphe de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant fixation du pays de destination :
Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant fixation du pays de destination ont été prises sur le fondement de décisions portant refus d’admission au séjour et obligation de quitter le territoire français illégales. L’exception d’illégalité soulevée par les requérants ne peut, dès lors, pas être accueillie.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des décisions portant fixation du pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
Aux termes de l’article L. 612-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ».
Il ressort des pièces des dossiers que les requérants sont entrés régulièrement en France, alors âgés de soixante-cinq et soixante-six ans, et ont bénéficié, à la suite de l’expiration de leur visa de long séjour, de deux titres de séjour portant la mention « visiteur ». Il ressort également des pièces des dossiers qu’ils résident au foyer leur fille, laquelle est titulaire d’une carte de résident. Alors même qu’ils n’ont pas fait l’objet d’une précédente mesure d’éloignement et que leur comportement ne représente pas une menace pour l’ordre public, le préfet de la Moselle ne saurait être regardé, eu égard à la durée et aux conditions de leur séjour en France, comme ayant entaché sa décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an d’une erreur d’appréciation.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation dirigées contre les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation des requêtes, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte, celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en tout état de cause, celles tendant à l’exécution provisoire du présent jugement, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C... et de Mme Le sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D... C..., à Mme B... A... Le épouse C... et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.
Délibéré après l’audience du 1er juillet 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Haudier, présidente,
Mme Foucher, première conseillère,
M. Muller, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2026.
La rapporteure,
A.-V. Foucher
La présidente,
G. Haudier
La greffière,
B. Delage
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,