mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2110403 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MAINETTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 décembre 2021, et un mémoire, enregistré le 6 septembre 2024 et non communiqué, M. B A, représenté par Me Maïnetti, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-André-d'Huiriat a rejeté sa demande de permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle sur un terrain situé au lieu-dit Les Platières ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-André-d'Huiriat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- l'arrêté est illégal, par exception d'illégalité du classement de la parcelle en zone naturelle dans la carte communale, la parcelle de M. A étant encerclée de constructions récentes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la commune de Saint-André-d'Huiriat conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- les observations de Me Touhari, suppléant Me Maïnetti, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a déposé, le 25 septembre 2021, une demande de permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle, sur un terrain situé au lieu-dit Les Platières, sur le territoire de la commune de Saint-André-d'Huiriat. Par un arrêté du 22 octobre 2021, le maire de cette commune lui en a refusé le bénéfice. M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ".
3. Malgré une erreur de plume mentionnant l'article R. 161-4 du code de l'urbanisme, aisément rectifiable en article L. 161-4 du même code, l'arrêté en litige vise la disposition du code de l'urbanisme dont il fait application et relève les éléments de fait pertinents pour cette application, notamment le fait que le projet consiste en la construction d'une maison individuelle en zone non constructible de la carte communale. Contrairement à ce que soutient le requérant, le visa de la délibération du conseil communautaire du 23 avril 2018 prescrivant l'élaboration d'un plan local d'urbanisme intercommunal, d'un caractère superfétatoire, n'a pas pour effet d'entacher d'illégalité la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté doit ainsi être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme : " La carte communale délimite les secteurs où les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises, à l'exception : / 1° De l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension des constructions existantes ainsi que de l'édification d'annexes à proximité d'un bâtiment existant ; / 2° Des constructions et installations nécessaires : / a) A des équipements collectifs ; / b) A l'exploitation agricole ou forestière, à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles lorsque ces activités constituent le prolongement de l'acte de production ; / c) A la mise en valeur des ressources naturelles ; / d) Au stockage et à l'entretien du matériel des coopératives d'utilisation de matériel agricole. / Les constructions et installations mentionnées au 2° ne peuvent être autorisées que lorsqu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels ou des paysages. / Les constructions et installations mentionnées aux b et d du même 2° sont soumises à l'avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. "
5. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé sur la parcelle cadastrée n° 0A 0198, elle-même classée en zone naturelle par la carte communale, qui y interdit toute construction nouvelle dans le but de préserver le caractère naturel ou agricole de certains sites, en application des dispositions de l'article L. 161-4 précité. Alors qu'il ne soutient pas que son projet entrerait dans le cadre d'une des dérogations prévues à l'article L. 161-4, et en se bornant à exposer que sa parcelle, entourée de constructions récentes, ne peut être considérée comme située dans une zone non constructible, le requérant ne conteste pas sérieusement le motif retenu par le maire de Saint-André-d'Huiriat, qui a pu légalement lui refuser le permis de construire sollicité.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Saint-André-d'Huiriat.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Drouet, président,
- M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
- Mme Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le rapporteur,
F.-X. Richard-RendoletLe président,
H. Drouet
La greffière,
C. Chareyre
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026