Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2207493

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2207493
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la "neutralisation" de ses heures supplémentaires par le centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve de sa demande préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 octobre 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse a décidé de " neutraliser " ses heures supplémentaires ;

2°) d'enjoindre au directeur du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse de lui verser les sommes dues au titre de ses heures supplémentaires.

Il soutient que :

- l'administration pénitentiaire garantit un quota de 35 heures et 6 minutes par semaine ;

- un quota de travail de 7 heures devait apparaître pour le mercredi 10 août 2022 ;

- il existe un écart non justifié sur son relevé d'heures du mois d'aout 2022.

Par un courrier du 8 janvier 2024, le greffe du tribunal a invité M. B, en application des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête, dans un délai d'un mois, en produisant la décision de l'administration dont il entend demander l'annulation ou, dans l'hypothèse dans laquelle aucune décision explicite n'aurait été prise, de produire la demande qu'il a présenté à l'administration et l'accusé réception de cette demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (). ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. Cet acte ou cette pièce doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné d'une copie "

3. Par un courrier du 8 janvier 2024, adressé au moyen de l'application " Télérecours citoyen ", dont M. B a accusé réception le même jour, M. B a été invité à régulariser sa requête, dans un délai d'un mois, en produisant la décision de l'administration dont il entend demander l'annulation ou, dans l'hypothèse dans laquelle aucune décision n'aurait été prise, de produire la demande qu'il a présentée à l'administration et l'accusé de réception de cette demande. Toutefois, en dépit de cette demande, M. B n'a pas produit la décision qu'il entend contester. Dès lors, sa requête, qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Lyon, le 11 décembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier