mardi 4 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300811 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 février 2023 et 8 juin 2023, M. C B, représenté par la SELARL CDMF Avocats Affaires publiques, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2022 par lequel le maire de la commune de Valserhône a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de la construction d'une terrasse surélevée et de l'installation d'une pergola, sur un terrain situé 56 rue de la B, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Valserhône de lui délivrer ledit permis de construire sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Valserhône une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le refus de permis de construire en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme ;
- le refus de permis de construire résulte d'un détournement de pouvoir ;
- le refus de permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 1.17 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat (PLUiH) du Pays Bellegardien, le projet n'emportant pas création d'une emprise au sol supplémentaire ;
- la décision méconnaît les dispositions des articles 3-4-2 et 1-7 du PLUiH du Pays Bellegardien, le projet pouvant, en application de ces dispositions, s'implanter en limite séparative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 4 avril 2023 et le 26 juillet 2023, dont le dernier n'a pas été communiqué, la commune de Valserhône, représentée par la SELARL BLT Droit Public, conclut au rejet de la requête, ou à tout le moins à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 12 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- les observations de Me Sansiquet, pour le requérant, et celles de Me Thiry, pour la commune de Valserhône.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B a déposé, le 5 mai 2022, une demande de permis de construire en vue de la construction d'une terrasse surélevée et l'installation d'une pergola sur la parcelle cadastrée section E n°1279, située 56 rue de la B sur le territoire de la commune de Valserhône (Ain). Par un arrêté du 12 août 2022, le maire de cette commune lui en refusé le bénéfice. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme : " Si le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est intéressé au projet faisant l'objet de la demande de permis ou de la déclaration préalable, soit en son nom personnel, soit comme mandataire, le conseil municipal de la commune ou l'organe délibérant de l'établissement public désigne un autre de ses membres pour prendre la décision. "
3. L'arrêté refusant à M. B le bénéfice d'un permis de construire a été signé par Mme D A, maire déléguée de la commune de Lancrans, titulaire d'une délégation de signature pour signer les autorisations d'urbanisme accordée par le maire de Valserhône le 28 mai 2020 régulièrement affichée et publiée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté en défense que Mme D A est propriétaire occupante de la parcelle cadastrée section E n°0203 directement mitoyenne du projet, qu'elle s'est à plusieurs reprises directement adressée à des ouvriers édifiant des poteaux de soutènement de la terrasse en projet dans le jardin des requérants pour leur faire part de ses craintes que ces travaux n'aboutissent à un dégât des eaux sur sa propriété, craintes dont telle a également fait part à M. B, et qu'un entretien de caractère conflictuel l'a opposée à M. B au sujet de l'autorisation d'urbanisme que celui-ci avait sollicitée, avant que l'intéressé en reçoive notification. Si la commune de Valserhône expose que ce sont les services de la communauté de communes du Pays Bellegardien qui ont instruit la demande déposée par M. B et que la maire déléguée n'aurait fait que suivre leur avis en refusant l'autorisation demandée, cette circonstance est indépendante du fait, qui ressort des éléments ci-dessus exposés, que Mme A ait pu être intéressée à la réponse faite au projet en litige. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que la décision de refus qui leur a été opposée méconnaît les dispositions de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme et à en demander l'annulation.
4. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible de fonder l'annulation de la décision contestée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
5. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement et seulement que le maire de Valserhône réexamine la demande de permis de construire présentée le 5 mai 2022 par M. B. Il y a lieu de lui ordonner d'office d'y procéder, dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction de l'astreinte qui est demandée.
Sur les frais du litige :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser la somme que demande la commune de Valserhône sur leur fondement. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Valserhône le versement au requérant d'une somme de 1 400 euros au titre des frais du litige.
DECIDE :
Article 1er : L'arrêté du 12 août 2022 portant refus de permis de construire du maire de Valserhône est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Valserhône, dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, de réexaminer la demande de permis de construire déposée le 5 mai 2022 par M. B.
Article 3 : la commune de Valserhône versera à M. B une somme de 1 400 (mille quatre cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B et les conclusions présentées par la commune de Valserhône sur le fondement de l'article L. 761-1 sont rejetés.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Valserhône.
Délibéré après l'audience du 21 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Viotti, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.
Le rapporteur,
F-X. Richard-Rendolet
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Chareyre
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026