Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2301015
jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LEGA CITE |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 février 2023 et 25 juin 2024, la société Rue d'Alsace à Décines 69 et la société JAV Investissement, la première nommée ayant la qualité de représentante unique, représentées par la SELAS Cabinet Léga-cité, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de Décines-Charpieu a refusé de leur délivrer un permis de construire, valant permis de démolir, pour la réalisation d'un ensemble immobilier de 133 logements ;
2°) d'enjoindre au maire de leur délivrer le permis de construire sollicité, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, ou, à tout le moins, de réexaminer leur demande dans le même délai et sous la même condition d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Décines-Charpieu la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- le motif de refus fondé sur le non-respect de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur d'appréciation ;
- le motif de refus fondé sur la non-conformité du projet avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 " Champollion - Mail Jean Macé " prévue par le plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon est entaché d'erreur de droit ;
- le motif de refus fondé sur la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, au regard de la salubrité publique, est entaché d'erreur d'appréciation ;
- les substitutions de motifs invoquées en défense ne sont pas fondées ; en effet :
. le motif fondé sur l'incompatibilité du projet avec l'OAP n° 2 " Champollion - Mail Jean Macé " est entaché d'erreur d'appréciation ;
. le motif fondé sur la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, au regard de la sécurité publique, et de l'article 5.1.1.2.1 des dispositions communes à toutes les zones du règlement annexé au PLU-H de la métropole de Lyon est entaché d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 28 mai 2024, la commune de Décines-Charpieu, représentée par la SELARL ATV Avocats Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- aucun des moyens soulevés n'est fondé ;
- à titre subsidiaire, doivent être substitués aux motifs illégaux, les motifs tirés de l'incompatibilité du projet avec l'OAP n° 2 " Champollion - Mail Jean Macé " ainsi que de la méconnaissance, en raison des caractéristiques de la voie publique desservant le terrain d'assiette, de l'article 5.1.1.2.1 des dispositions communes à toutes les zones du règlement annexé au PLU-H de la métropole de Lyon et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par lettre du 30 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de ce que l'instruction était susceptible d'être close par l'émission d'une ordonnance de clôture à compter du 1er juillet 2024.
Une ordonnance de clôture immédiate de l'instruction a été émise le 26 juillet 2024.
La commune de Décines-Charpieu a produit un mémoire, enregistré le 30 juillet 2024, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet, rapporteure,
- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,
- les observations de Me Le Priol, représentant la société Rue d'Alsace à Décines 69 et autre, requérantes,
- et celles de Me Vincens-Bouguereau, représentant la commune de Décines-Charpieu.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 juillet 2022, les sociétés Rue d'Alsace à Décines 69 et JAV Investissement ont déposé en mairie de Décines-Charpieu une demande de permis de construire, valant permis de démolir, pour la réalisation d'un ensemble immobilier de 133 logements. Par arrêté du 20 octobre 2022, le maire de Décines-Charpieu a refusé de délivrer l'autorisation d'urbanisme ainsi sollicitée. Les sociétés pétitionnaires demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, () ". En vertu de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par Mme A, 2ème adjointe déléguée au développement urbain, au logement et à la politique de la ville, qui a reçu délégation pour ce faire par arrêté du maire de la commune du 22 novembre 2021, reçu en préfecture et affiché en mairie le 23 novembre 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire du refus de permis de construire en litige doit être écarté.
En ce qui concerne les motifs de l'arrêté attaqué :
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / () ". En vertu du dernier alinéa de l'article R. 431-5 de ce code, la demande de permis de construire comporte l'attestation du demandeur qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis.
5. S'il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire ou de déclaration préalable doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus, lorsqu'une demande de permis de construire est présentée par plusieurs personnes, chacune de ces personnes doit attester qu'elle remplit les conditions définies à cet article. Par suite, un permis accordé conjointement à plusieurs personnes dont l'une ne justifie pas d'une telle attestation est illégal en tant qu'il est délivré à cette personne.
6. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire a été présentée conjointement par la société Rue d'Alsace à Décines 69 et par la société JAV Investissement. La société Rue d'Alsace à Décines 69 a attesté, en remplissant le cadre n° 8 du formulaire Cerfa avec apposition de la signature de son représentant, avoir qualité pour déposer la demande de permis de construire en litige. En revanche, en se bornant à remplir le " formulaire complémentaire/autre demandeur ", sans signer le formulaire Cerfa dans l'encadré n° 8, conjointement avec la société Rue d'Alsace à Décines 69, la société JAV Investissement n'a pas attesté avoir qualité pour déposer cette demande. Or, les circonstances que cette dernière a attesté avoir qualité pour déposer une précédente demande de permis de construire sur le même terrain d'assiette et que son représentant a apposé sa signature sur l'ensemble des plans et la notice de présentation joints à la demande de permis de construire en litige ne permettent pas d'attester que la société JAV Investissement a qualité pour déposer la demande en cause. Par suite, le maire ne pouvait rejeter la demande de permis de construire au motif que l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme était méconnu qu'en tant que cette demande émanait de la société JAV investissement.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 151-6 du code de l'urbanisme : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles. / () ". En vertu de l'article L. 152-1 du même code : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation. ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
8. Il est constant que le cahier communal de Décines-Charpieu, issu du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon, a défini une orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 " Champollion - Mail Jean Macé " qui inclut le terrain d'assiette du projet. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent qu'en opposant au projet le motif tiré de la non-conformité à cette OAP, alors qu'il doit seulement être compatible avec cette dernière, le maire de Décines-Charpieu a commis une erreur de droit.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
10. Alors que les requérantes soulignent l'incohérence, au regard du nombre de logements par bâtiment, de la volumétrie des locaux de stockage des ordures ménagères préconisée par les services de la métropole de Lyon dans leur avis du 9 septembre 2022, la commune de Décines-Charpieu ne justifie par aucune pièce de la pertinence des modalités de calcul retenues par ces services dans cet avis. En tout état de cause, à supposer même établi le sous-dimensionnement de ces locaux au regard des capacités d'accueil des immeubles projetés, aucune des pièces du dossier ne permet d'établir qu'il serait suffisamment important pour caractériser un risque d'atteinte à la salubrité publique. Le maire a ainsi commis une erreur d'appréciation en opposant au projet la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
11. Il résulte de qui précède que les motifs opposés par la décision attaquée au projet de la société Rue d'Alsace à Décines 69 sont illégaux. En revanche, il résulte de l'instruction que le maire aurait pris, envers la société JAV Investissement, la même décision de refus d'autorisation d'urbanisme s'il n'avait retenu que le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne la demande de substitution de motifs :
12. En premier lieu, l'OAP n° 2 " Champollion - Mail Jean Macé " fixe différents principes d'aménagement, dont la réalisation d'un " cheminement piéton privé ", avec préservation d'une percée visuelle, traversant le tènement d'assiette du projet dans l'axe nord-sud. Le projet en litige prévoit, au niveau du tracé prévu par le schéma de l'OAP pour ce cheminement, sur le même axe nord-sud, la réalisation, entre les futurs bâtiments, d'une allée réservée à la circulation piétonne sur toute la longueur du tènement, avec mise en place d'un portail à chacune des extrémités de cet espace de circulation. Cette allée, qui présente une largeur de 2 mètres en son point le plus étroit, est libre de toute occupation privative, les jardins attachés aux appartements bordant cet espace commun aux futurs résidents. Le cheminement envisagé, qui crée un espace dégagé sur toute la longueur du tènement, assure ainsi en outre une percée visuelle. Contrairement à ce que fait valoir la défense, la présence de stationnements en sous-sol ne fait obstacle ni à la réalisation de cette allée en surface, ni à sa végétalisation, laquelle n'est en tout état de cause pas imposée par les principes de l'OAP. La commune de Décines-Charpieu n'est pas davantage fondée à opposer l'étroitesse du cheminement prévu par le projet, ni la disproportion des bâtiments le bordant, l'OAP imposant seulement la réalisation d'une percée visuelle sans en réglementer les dimensions et proportions au regard des constructions l'encadrant. Dans ces conditions, le maire n'aurait pu fonder le refus de délivrer le permis de construire sollicité par la société Rue d'Alsace à Décines 69 sur le nouveau motif tiré de l'incompatibilité du projet avec l'OAP n° 2.
13. En second lieu, aux termes de l'article 5.1.1.2.1 des dispositions communes à toutes les zones du règlement annexé au PLU-H de la métropole de Lyon : " Conditions de desserte des terrains par les voies. a. Règles applicables à l'ensemble des voies de desserte. Les voies de desserte des terrains : - présentent des caractéristiques répondant à la nature et à l'importance du projet situé sur le terrain à desservir ; - permettent la mise en œuvre de la défense incendie des constructions desservies ".
14. Il ressort des pièces du dossier que l'accès au projet est prévu au droit de la rue d'Alsace. Il n'apparaît pas que cette voie, à sens unique de circulation, sur laquelle la vitesse est limitée à 50 km / h et dont la bande de roulement de trois mètres est bordée de places de stationnement ainsi que de trottoirs, serait sous-dimensionnée et ne permettrait pas d'accueillir, en toute sécurité, les flux supplémentaires de circulation automobile et piétonne impliqués par le projet. Dès lors, le maire de Décines-Charpieu n'aurait pas pu davantage refuser de délivrer l'autorisation litigieuse à la société Rue D'alsace à Décines 69 en se fondant sur la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article 5.1.1.2.1 du règlement du PLU-H.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la décision de refus de permis de construire n'est légale qu'en tant qu'elle est opposée à la société JAV Investissement. En revanche, aucun des motifs de refus opposés à la société Rue d'Alsace à Décines 69, également pétitionnaire, n'est légal. Par suite, l'arrêté du 20 octobre 2022 doit être annulé en tant qu'il refuse la délivrance du permis de construire à cette dernière société.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
17. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
18. En raison de l'annulation prononcée par le présent jugement, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision et rejeté la demande de substitution de motifs, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que des dispositions en vigueur à la date d'intervention de la décision en cause ou que la situation de fait existant à ce jour feraient obstacle à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée, il y a lieu d'enjoindre au maire de Décines-Charpieu de délivrer un permis de construire à la société Rue d'Alsace à Décines 69, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de faire droit aux conclusions présentées par les parties au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Décines-Charpieu du 20 octobre 2022 est annulé, en tant qu'il oppose un refus de permis de construire à la société Rue d'Alsace à Décines 69.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Décines-Charpieu de délivrer à la société Rue d'Alsace à Décines 69 le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Rue d'Alsace à Décines 69, représentante unique, et à la commune de Décines-Charpieu.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
G. Reynaud
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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