Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2302992

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2302992
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, Mme C, représentée par Me Fréry, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de quatre mois par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour qu'elle a présentée ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " soit sur le fondement de l'article L 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit sur le fondement de l'article L 423-23 de ce code, ou encore au vu de son état médical ; subsidiairement, d'enjoindre à cette autorité de la convoquer, avec sa mère, devant la commission du titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée, le 25 avril 2023, à la préfète du Rhône qui a informé le tribunal, le 19 septembre 2024, de ce que, par une décision du 30 mai 2023, elle a délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire valable du 1er avril 2024 au 31 mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (). / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Rhône a, par une décision du 30 mai 2023 qui s'est substituée à la décision implicite de rejet attaquée, accordé à l'intéressée la délivrance d'une carte une carte de séjour temporaire valable du 1er avril 2023 au 31 mars 2024. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Mme A de la somme de 1 200 euros, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.

Article 2 : L'État versera la somme de 1 200 euros à Mme A.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C, et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 9 octobre 2024.

La présidente de la 8ème chambre,

P. Dèche

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,