Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2303771

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2303771
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 31 mars 2023 de la préfète de l’Ain refusant son titre de séjour. Lors de l’audience, M. A s’est désisté de ses conclusions en annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En conséquence, le tribunal a rejeté sa demande au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’appliquer les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mai 2023, M. B A, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2023 par lequel la préfète de l'Ain a refusé sa demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et dans l'attente de lui délivrer dans un délai de 48h un récépissé l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Paquet, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, et subsidiairement à son profit sur le seul fondement du code de justice administrative dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation des faits ;

- le préfet de l'Ain n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa demande ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 octobre 2023, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 27 septembre 2024 par une ordonnance du 12 septembre 2024.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2023.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jorda, conseillère ;

- et les observations de Me Paquet, représentant M. A.

Par une note en délibéré enregistrée le 16 octobre 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions principales et maintenir sa demande au titre des frais de l'instance.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 22 avril 2002, est entré en France en 2018 et a été pris en charge à compter de novembre 2018 par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de l'Ain en qualité de mineur non-accompagné suite à une décision du juge des enfants. Le 23 mars 2021, il a sollicité un premier titre de séjour auprès des services du préfet du Jura qui, à la suite du déménagement de l'intéressé, a transmis son dossier au préfet de l'Ain. Par un arrêté du 31 mars 2023, le préfet de l'Ain a rejeté sa demande de titre de séjour.

2. M. A a déclaré au cours de l'audience publique, et a confirmé par une note en délibéré enregistrée le même jour, se désister de ses conclusions en annulation. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A concernant ses conclusions en annulation.

Article 2 : Les conclusions de la requête présentées en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Paquet et à la préfète de l'Ain.

Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bour, présidente,

Mme Jorda, conseillère,

Mme Le Roux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.

La rapporteure,

V. Jorda

La présidente,

A-S. Bour

La greffière,

C. Touja

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière