Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2305725

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2305725
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation8ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et le refus d'abroger une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Guérault demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a refusé d'abroger l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire prise à son encontre le 22 août 2022, assortie d'une interdiction de retour d'une durée de dix-huit mois ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 15 jours, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de mettre fin à toute mesure de contrôle et de lui délivrer sous 7 jours une autorisation provisoire de séjour, à compter de la notification du jugement jusqu'au réexamen de son droit au séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de saisir les services ayant procédé à son signalement de non-admission en vue de la mise à jour du fichier en tenant compte de l'annulation à venir, laquelle constitue un motif d'extinction au sens de l'article 7 du décret du 28 mai 2010, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros TTC à verser à Me Guérault, outre les intérêts au taux légal, en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour du 9 mai 2023 :

- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne le refus d'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire assortie d'une interdiction de retour de dix-huit mois prise à son encontre le 22 août 2022 :

- il résulte d'une procédure irrégulière dès lors qu'il méconnaît les dispositions des articles L. 611-3 9° et R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables et relatifs à la protection des étrangers dont l'état de santé fait obstacle à leur éloignement et à la nécessité de saisir le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) au préalable ;

- il méconnaît l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable dès lors que le syndrome post-traumatique dont il souffre est susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité a fortiori en cas de retour en Albanie, où il a vécu les traumatismes à l'origine de sa pathologie et où il ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses parents et son frère disposent désormais d'un droit au séjour en France et qu'il est lui-même en France depuis près de dix ans.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête de M. A n'est fondé, alors même que la décision de refus de titre de séjour opposée au requérant le 9 mai 2023 aurait pu être fondée sur le caractère dilatoire de la demande formulée le 18 octobre 2022, deux mois après la décision du 22 août 2022 qui n'a pas fait l'objet d'un recours contentieux.

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle n°2023/006920 du 16 juin 2023, M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 relative à l'aide juridique du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme C, magistrate rapporteure,

- les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, né le 11 décembre 2000 à Korcë (Albanie), de nationalité albanaise, est entré en France le 6 janvier 2014, accompagné de ses parents et de son frère cadet. Il est devenu majeur le 11 décembre 2018. Le 12 avril 2019, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement des articles L 313-11 7° et L 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur. Par arrêté du 11 septembre 2019, le préfet de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi. Par un jugement n°2000306 du 21 juillet 2020, le tribunal administratif de céans a rejeté le recours formé contre ces décisions. Le 26 mars 2021, M. A a fait l'objet d'un contrôle par les services de police et a été placé en retenue administrative. Par arrêté du 27 mars 2021, le préfet de l'Ain a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an à son encontre et l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours. Par un jugement n°2102158 du 31 mars 2021, le tribunal administratif de céans a rejeté le recours de M. A dirigé contre ces décisions. Par une ordonnance n°20LY03252 et 21LY01802 du 4 octobre 2021, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté les appels formés par le requérant à l'encontre des jugements du tribunal administratif. Le 22 août 2022, à la suite d'un contrôle d'identité, M. A a fait l'objet d'un placement en retenue administrative et par arrêté du même jour la préfète de l'Ain a prononcé une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire à son encontre, a fixé le pays de renvoi, l'a assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois et a pris à son encontre une assignation à résidence pour 45 jours. Cet arrêté n'a pas été contesté devant le juge administratif. Par arrêté du 4 octobre 2022 la préfète de l'Ain a renouvelé l'assignation à résidence pour une durée de 45 jours. Le 18 octobre 2022, M. A a sollicité de la préfète de l'Ain l'abrogation de l'arrêté du 22 août 2022 et la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant a été convoqué en préfecture le 15 novembre suivant pour l'instruction de sa demande. Par arrêté du 9 mai 2023, la préfète de l'Ain a rejeté sa demande de titre de séjour et confirmé les mesures prises à son encontre le 22 août 2022. M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour du 9 mai 2023 :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. (). ".

3. M. A soutient qu'il séjourne en France depuis près de 10 ans où résident également ses parents et son frère cadet, désormais en situation régulière, qu'il dispose d'une intégration professionnelle en ce qu'il a effectué plusieurs stages et dispose d'un certificat de formation générale. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était encore mineur et que, devenu majeur le 11 décembre 2018, il a attendu le 12 avril 2019 pour faire une première demande de régularisation auprès de la préfecture de l'Ain. Célibataire et sans enfant, il ne justifie d'aucune insertion sociale en France. Il ne ressort pas des pièces versées au dossier que le requérant soit intégré en France de façon stable et intense, ni même qu'il justifie d'un projet professionnel à court ou moyen terme lui permettant de prétendre à un droit au séjour. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A justifierait de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels qui permettraient de regarder la préfète comme ayant commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre à titre exceptionnel au séjour par la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, et sans qu'il soit nécessaire de procéder à la substitution de base légale demandée par la préfète, le moyen tiré de la méconnaissance des articles précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

5. Comme exposé au point 3 du présent jugement, M. A soutient qu'il séjourne en France depuis près de 10 ans, où résident également ses parents et son frère cadet, désormais en situation régulière, qu'il dispose d'une intégration professionnelle en ce qu'il a effectué plusieurs stages et dispose d'un certificat de formation générale. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était encore mineur et que, devenu majeur le 11 décembre 2018, il a attendu le 12 avril 2019 pour faire une première demande de régularisation auprès de la préfecture de l'Ain. Célibataire et sans enfant, il ne justifie d'aucune insertion sociale en France. Il ne ressort pas des pièces versées au dossier que le requérant soit intégré en France de façon stable et intense, ni même qu'il justifie d'un projet professionnel à court ou moyen terme lui permettant de prétendre à un droit au séjour. En outre, s'il fait également valoir qu'il bénéficie d'un suivi médical en raison d'un syndrome post-traumatique lié à des évènements qui se sont déroulés en Albanie, en produisant des certificats médicaux attestant de ce suivi, il ne ressort pas des pièces du dossier que les traumatismes liés aux évènements, au demeurant non étayés par des justificatifs probants, que M. A indique avoir subis, seraient tels qu'ils feraient obstacle à l'efficacité de tout traitement ou suivi qui lui serait prodigué dans son pays d'origine. Par suite, c'est sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que la préfète de l'Ain a pris la décision en litige.

6. En dernier lieu, il résulte des circonstances de fait énoncées au point précédent, qu'en refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, au demeurant bientôt âgé de 24 ans, la préfète de l'Ain n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.

En ce qui concerne le refus d'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire assortie d'une interdiction de retour de dix-huit mois prise à son encontre le 22 août 2022 :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. (). ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 611-1 du même code alors en vigueur : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Toutefois, lorsque l'étranger est assigné à résidence aux fins d'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français ou placé ou maintenu en rétention administrative en application du titre IV du livre VII, l'avis est émis par un médecin de l'office et transmis sans délai au préfet territorialement compétent. ". Enfin, aux termes de l'article R.611-2 du même code alors en vigueur : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : / 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; / 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. (). ".

8. La préfète de l'Ain justifie, par sa production, de l'existence de l'avis du 19 janvier 2023 par lequel le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) s'est prononcé sur l'état de santé de M. A. Par ailleurs, il ne résulte pas des mentions figurant sur cet avis, que le rapport médical mentionné à l'article R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable, a été établi par un médecin-rapporteur qui siégeait au sein du collège. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans ses deux branches.

9. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 6 du présent jugement, la décision de refus d'abrogation de l'arrêté du 22 août 2022 qui prononce une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire à l'encontre de M. A, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a confirmé la mesure d'éloignement avec interdiction de retour de dix-huit mois prise à son encontre, doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte qui doivent être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Ain.

Copie en sera adressée à Me Sébastien Guérault.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Pascale Dèche, présidente,

Mme Marie-Laure Viallet, conseillère,

Mme Ludivine Journoud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

La rapporteure,

L. C

La présidente,

P. Dèche

La greffière,

N. Boumedienne

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

N°2305725