LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2306598

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2306598

vendredi 21 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2306598
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., agent du ministère des armées, qui contestait la décision du 13 juin 2023 fixant à 7% le taux d'incapacité permanente partielle consécutif à son accident de service de 2018. La requérante soutenait que ce taux était sous-évalué, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait aucun élément médical probant pour remettre en cause l'expertise médicale sur laquelle s'était fondée l'administration. En l'absence de pièces justificatives, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation a été écarté, et la demande d'expertise complémentaire a été rejetée comme inutile. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2023, Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d’ordonner, avant dire droit, une nouvelle expertise médicale ;

2°) d’annuler la décision du 13 juin 2023 de la ministre des armées en tant qu’elle fixe à 7% le taux d’incapacité permanente partielle ayant résulté de l’accident de service survenu le 26 juin 2018.

Elle doit être regardée comme soutenant qu’en retenant par la décision attaquée un taux d’incapacité permanente partielle de 7%, l’administration a sous-évalué ce taux et a ainsi commis une erreur d’appréciation


Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen soulevé par la requérante n’est pas fondé.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme de Tonnac,
- les conclusions de Mme Leravat, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme C... B..., agent civil des services hospitaliers qualifié du service de santé du ministère des armées, employée en qualité d’aide secrétaire à l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon, a fait, le 26 juin 2018, une chute dans les escaliers occasionnant une entorse à la cheville droite. Elle a été placée en arrêt de travail jusqu’au 1er juillet 2018. Par une décision du 9 novembre 2018, la ministre des armées a reconnu l’imputabilité au service de cet accident. Une expertise médicale a été réalisée le 1er juin 2023 par Dr A..., rhumatologue aux fins d’évaluer la date de consolidation de l’état de santé de Mme B..., les séquelles éventuelles et les soins post-consolidations éventuels ainsi que le taux d’incapacité permanente. Aux termes de son expertise médicale, dans son rapport du 1er juin 2023, ce médecin a fixé la date de consolidation au 25 juin 2021, et a conclu à un taux d’incapacité permanente partielle de 7% en retenant les éléments suivants « entorse cheville droite, mobilité normale, des séquelles de douleurs à la marche et œdème. » Par une décision du 13 juin 2023, la ministre des armées a repris les éléments figurants dans cette expertise, a fixé au 25 juin 2021 la date de consolidation et à 7% le taux d’incapacité permanente partielle. Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 13 juin 2023 en tant qu’elle a fixé à 7 % le taux d’incapacité permanente partielle résultant de cet accident de service.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

Il n’est pas contesté que pour considérer que Mme B... conservait, en lien avec l’accident de service du 26 juin 2018, un taux d’incapacité permanent partiel de 7 %, le ministre des armées s’est fondé sur les conclusions d’une expertise médicale en date du 1er juin 2023 ayant retenu, après prise en compte des doléances de la requérante et examen clinique, ce taux. Au soutien de sa contestation du taux de 7%, Mme B... se borne à indiquer que sa cheville droite est toujours gonflée avec un épanchement, qu’elle ne peut plus marcher avec des talons ou sur du plat, son pied s’ankylosant « au bout d’un certain temps », et que ceci rend « la conduite difficile ». En l’espèce, elle ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations et notamment aucune pièce médicale de nature à remettre en compte la pertinence du taux retenu. Par suite, le moyen tiré d’une erreur d’appréciation de la ministre des armées dans l’évaluation de son taux d’incapacité permanente partielle doit être écarté. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’ordonner une expertise médicale avant dire droit, que les conclusions de la requête de Mme B... à fin d’annulation de la décision du 13 juin 2023 en tant que le ministre des armées a fixé à 7 % le taux d’incapacité partielle permanente résultant de son accident de service doivent être rejetées.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B... et à la ministre des armées et des anciens combattants.


Délibéré après l’audience du 24 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Cottier, présidente,
Mme Boulay, première conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21novembre 2025.

La rapporteure,




A. de Tonnac
La présidente,




C. Cottier


La greffière,





I. Rignol


La République mande et ordonne à la ministre des armées et des anciens combattants en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions