LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308870

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308870

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308870
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre de perception de 5 645,66 euros émis pour le recouvrement d’un trop-versé de solde. La requérante invoquait l’illégalité de son placement en congé de longue durée à compter du 5 avril 2022, mais cette décision avait été remplacée par une décision définitive du 17 mai 2023 fixant le début du congé au 20 juin 2022, rendant ses moyens irrecevables. Le tribunal a également jugé que les irrégularités dans le suivi des arrêts de travail étaient inopérantes pour contester le titre de perception. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment l’article L. 4138-12.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 octobre 2023, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler le titre de perception émis à son encontre le 23 mars 2023 par la direction départementale des finances publiques de la Moselle pour un montant de 5 645,66 euros en vue du recouvrement d’un trop-versé de solde en tant qu’il porte sur la période du 5 avril 2022 au 4 juillet 2022.

Elle soutient que :
- l’administration a commis des irrégularités dans le suivi de ses arrêts de travail, dès lors qu’elle n’a pas été convoquée, ou été convoquée tardivement, aux visites de contrôle ;
- la décision du 19 juillet 2022 la plaçant en congé de longue durée à compter du 5 avril 2022 est illégale en raison de sa rétroactivité ;
- c’est à tort qu’elle a été placée en congé de longue durée à compter du 5 avril 2022, dès lors qu’elle a poursuivi son activité jusqu’au 4 juillet 2022 ;
- l’administration a commis une erreur dans le décompte de ses droits à congé de maladie.


Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.


Par un courrier du 24 novembre 2025, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d’office le moyen suivant tiré de la méconnaissance du champ d’application de l’article L. 4138-12 du code de la défense dès lors que Mme B... justifiait de trois années de services à la date à laquelle elle a été placée en congé de longue durée.

Par des observations en réponse à ce moyen soulevé d’office, enregistrées le 26 novembre 2025, la ministre des armées et des anciens combattants soutient que Mme B... ne peut pas se prévaloir d’une ancienneté de trois ans de service pour solliciter un congé de longue durée pour maladie avec solde.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la défense ;
- le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Boulay, première conseillère,
- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

Mme B... s’est engagée au sein du 515ème régiment du train le 3 septembre 2019 dans lequel elle a servi, à compter du 1er décembre 2021, avec le grade de caporal. Par une décision du 19 juillet 2022, elle a été placée en congé de longue durée pour maladie pour une durée de six mois à compter du 5 avril 2022. Mme B... a formé un recours préalable obligatoire contre cette décision, et par une décision du 17 mai 2023 qui s’est substituée à la décision initiale, la commission des recours des militaires a partiellement fait droit à sa demande en fixant la date de commencement de son congé de longue durée au 20 juin 2022. Le 12 octobre 2022, elle a été informée qu’elle faisait l’objet d’un trop-versé de rémunération d’un montant de 5 645,66 euros pour la période du 1er avril au 31 juillet 2022. Le 23 mars 2023, la direction départementale des finances publiques de la Moselle a émis à son encontre un titre de perception du même montant. Par courrier du 19 avril 2023, elle a formé une réclamation préalable contre ce titre de perception devant le comptable public. Mme B... demande l’annulation du titre de perception émis à son encontre le 23 mars 2023.
En premier lieu, Mme B... ne peut utilement se prévaloir, pour contester le titre de perception en litige, de l’irrégularité des modalités de suivi de ses arrêts de travail en ce qu’elle n’aurait pas été régulièrement convoquée à une visite médicale.
En deuxième lieu, Mme B... se prévaut de ce que c’est à tort qu’elle a été placée en congé de longue durée à compter du 5 avril 2022, dès lors qu’elle a continué d’exercer ses fonctions, en se présentant à son poste, jusqu’au 4 juillet 2022. Toutefois, la décision initiale par laquelle Mme B... a été placée en congé à compter du 5 avril 2022 a été rapportée par une décision du 17 mai 2023 la plaçant en congé de longue durée à compter du 20 juin 2022. Cette dernière décision, prise à la suite de son recours préalable obligatoire, lui a été notifiée le 30 mai 2023 et était ainsi devenue définitive à la date à laquelle elle a saisi le tribunal. Par suite, les moyens tirés, par la voie de l’exception, de l’illégalité de la décision la plaçant en congé de longue durée, sont irrecevables et ne peuvent qu’être écartés.
En troisième lieu, aux termes de l’article L. 4138-12 du code de la défense : « Le congé de longue durée pour maladie est attribué, après épuisement des droits de congé de maladie ou des droits du congé du blessé prévus aux articles L. 4138-3 et L. 4138-3-1, pour les affections dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat. (…) Dans les autres cas, ce congé est d'une durée maximale de cinq ans et le militaire de carrière perçoit, dans les conditions définies par décret en Conseil d'Etat, sa rémunération pendant trois ans, puis une rémunération réduite de moitié les deux années qui suivent. Le militaire servant en vertu d'un contrat réunissant au moins trois ans de services militaires bénéficie de ce congé, pour lequel il perçoit sa rémunération pendant un an, puis une rémunération réduite de moitié les deux années qui suivent. Celui réunissant moins de trois ans de services militaires bénéficie de ce congé, non rémunéré, pendant une durée maximale d'un an. (…) ». Aux termes de l’article L. 4138-3 de ce code : « Les congés de maladie, d'une durée maximale de six mois pendant une période de douze mois consécutifs, sont attribués en cas d'affection dûment constatée mettant le militaire dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions ».
En tout état de cause, si Mme B... soutient que l’administration a commis une erreur dans le décompte des jours de congés de maladie dont elle a bénéficié avant d’être placée en congé de longue durée pour maladie à compter du 20 juin 2022, elle ne conteste pas qu’elle avait, à cette date, épuisé la durée maximale de congés de maladie prévue à l’article L. 4138-3 du code de la défense.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la ministre des armées et des anciens combattants.



Délibéré après l'audience du 9 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Pin, président,
Mme Bardad, première conseillère,
Mme Boulay, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2026.





La rapporteure,

P. Boulay


Le président,

F.-X. Pin



La greffière,





F. Abdillah





La République mande et ordonne à la ministre des armées et des anciens combattants, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Pour expédition,
Une greffière,




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions