Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2401333

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2401333
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un titre de pension de retraite et demandait l'intégration de trimestres de vacation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 février 2024, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de pension émis le 8 janvier 2024 par lequel le ministre de l'éducation nationale lui concède une pension de retraite ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de reconstituer entièrement sa carrière en intégrant les cinq trimestres de vacation effectués en tant que professeure agrégée au cours des années 1990, 1991 et 1993.

Elle soutient que :

- les bases de liquidation de sa pension ne prennent pas en compte cinq trimestres de vacations effectués lors des années 1990, 1991 et 1993 en tant que professeure agrégée à temps partiel ;

- le certificat d'exercice émis par l'académie de Normandie indique clairement que ces périodes correspondent à un temps incomplet imposé par l'administration.

Par un courrier du 12 février 2024, le greffe du tribunal a invité Mme B, en application des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours en produisant la décision de l'administration dont elle entend demander l'annulation ou, dans l'hypothèse dans laquelle aucune décision explicite n'aurait été prise, de produire la demande qu'elle a présentée à l'administration et l'accusé de réception de cette demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (). ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. Cet acte ou cette pièce doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné d'une copie. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 12 février 2024, par une lettre recommandée dont elle a accusé réception le 16 février suivant, Mme B n'a pas produit, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, la décision dont elle sollicite l'annulation. A défaut de régularisation, la requête, qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Lyon, le 30 septembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier