Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2401949

lundi 16 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2401949
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant équato-guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 décembre 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour " entrepreneur/profession libérale ", l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. En cours d’instance, le préfet de la Loire a abrogé ces décisions le 11 juin 2024. Le tribunal constate que les conclusions de la requête ont perdu leur objet et prononce, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 février 2024, M. C D B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les décisions du 22 décembre 2023 par laquelle le préfet de la Loire lui a refusé le renouvellement de titre de séjour mention " entrepreneur/profession libérale ", l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, né le 1er décembre 1993 à Saint-Etienne (42000), de nationalité équato-guinéenne, entré en France régulièrement le 21 août 2015, titulaire d'une carte de séjour temporaire portant mention " étudiant " valable du 12 octobre 2020 au 11 octobre 2021, a sollicité l'obtention d'une carte de séjour temporaire portant mention " entrepreneur / profession libérale " en application de l'article L. 421-5 du CESEDA. Par la décision attaquée du 22 décembre 2023, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 11 juin 2024, le préfet de la Loire, qui a estimé que l'intéressé bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire, a procédé à l'abrogation des décisions litigieuses. Il n'y a dès lors plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête de M. A, ces conclusions ayant perdu leur objet en cours d'instance.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D A et au préfet de la Loire.

Fait à Lyon, le 16 septembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

Juan Segado

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

N°2401949