Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2403620

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2403620
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une demande de remboursement d’un trop-perçu d’aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n’a pas produit la décision attaquée, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue le 30 septembre 2024 par la première vice-présidente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 février 2024, Mme A B conteste la demande de remboursement d'un trop perçu de 729 euros d'aide personnalisée au logement pour Mme B aujourd'hui décédée dont elle a été destinataire.

Par un courrier du 2 mai 2024, Mme B a été invitée par le greffe du tribunal à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant la décision qu'elle conteste.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le courrier visé ci-dessus du 2 mai 2024, Mme B, n'a pas régularisé sa requête dans le délai d'un mois qui lui était imparti. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait Lyon, le 30 septembre 2024.

La première vice-présidente

D. Jourdan

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,