Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2404722

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2404722
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A contestant un titre de perception de 15 156,93 euros émis pour un trop-perçu de rémunération. Le requérant invoquait des dysfonctionnements administratifs et des incohérences entre les explications fournies et ses bulletins de salaire. Le juge a estimé que ces moyens n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des demandes, y compris l'expertise et le sursis de paiement, a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis le 13 juillet 2023 à son encontre par le directeur des services fiscaux de la Marne pour un montant de 15 156,93 euros, relatif à un trop-perçu de rémunération ;

2°) d'ordonner une expertise afin d'attester des dysfonctionnements de l'administration ;

3°) de prononcer un sursis de paiement dans l'attente des résultats de l'expertise ;

4°) de prononcer la décharge, ou la réduction, du trop-perçu contesté en cas de dysfonctionnements avérés ;

5°) de mettre à la charge du ministre des armées les entiers dépens et les frais qu'il serait amené à exposer au cours de cette instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les explications fournies par le courrier du 4 mars 2024 ne correspondent pas à la réalité des bulletins de salaire ;

- la décision attaquée résulte d'un dysfonctionnement administratif.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".

2. A l'appui de sa requête dirigée contre le titre de perception d'un montant de 15 156,93 euros émis à son encontre, le requérant se borne à affirmer que les explications fournies par le courrier du 4 mars 2024 ne correspondent pas à la réalité de ses bulletins de salaire et que la décision attaquée résulte d'un dysfonctionnement administratif. Ainsi, la requête, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et, n'a été suivie, dans le délai de recours contentieux, d'aucune production ou précision, doit être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il y ait lieu d'ordonner l'expertise demandée. Par voie de conséquence les conclusions tendant au prononcé d'un sursis de paiement dans l'attente des résultats de l'expertise, à la décharge, ou la réduction, du trop-perçu contesté, ainsi que celles tendant à ce que les dépens et les frais exposés et non compris dans les dépens soient mis à la charge de l'Etat doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Lyon, le 30 septembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre,

V. Vaccaro-Planchet

La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier