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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2405189

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405189

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405189
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantADJA OKE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé la carte de résident sollicitée le 3 juillet 2024. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de M. B A, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 mai et 14 juillet 2024, M. C B A, représenté par Me Adja Oke, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 juillet 2023 par laquelle la préfète du Rhône a implicitement refusé de lui renouveler son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, de lui délivrer, à titre principal, une carte de résident, ou, à titre subsidiaire, un titre de séjour pluriannuel, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé de demande de titre l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Par des mémoires enregistrés le 20 juin 2024 et le 8 juillet 2024, la préfète du Rhône a informé le tribunal que M. B A s'est vu accorder, par une décision du 3 juillet 2024, une carte de résident.

Par un courrier du 5 mars 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office.

Par une ordonnance du 23 avril 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 23 mai 2025.

M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 juin 2024.

.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code d'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par une décision du 3 juillet 2024, postérieure à l'introduction de la présente requête, la préfète du Rhône a délivré à M. B A la carte de résident sollicitée. Les conclusions présentées par M. B A aux fins d'annulation et d'injonction ont ainsi perdu de leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dès lors, la requête ne présente plus à juger des questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative. M. B A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Adja Oke, avocat de M. B A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de la somme de 1 000 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B A.

Article 2 : L'Etat versera à Me Adja Oke une somme de 1 000 euros, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A, Me Adja Oke et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 27 juin 2025.

Le président de la 6ème chambre,

Juan Segado

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

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