Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405593

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405593
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHASSID

Résumé IA

Regroupement familial. Tribunal Administratif de Lyon. Non-lieu à statuer car la préfète du Rhône a accordé le regroupement familial après l'introduction du recours. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M. C A, représenté par Me Hassid, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de regroupement familial au profit de son épouse et de son fils ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône d'accorder le regroupement familial sollicité au profit de son épouse et de son fils dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de leur délivrer un titre de séjour et un document de circulation pour étranger mineur, subsidiairement, de réexaminer la situation dans les mêmes conditions ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des pièces enregistrées le 26 juillet 2024, la préfète du Rhône a produit la décision par laquelle elle a accordé le regroupement familial demandé par M. A au profit de son épouse et de son fils.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 23 juillet 2024 postérieure à l'enregistrement de la requête, la préfète du Rhône a délivré une autorisation de regroupement familial au profit de l'épouse et du fils du requérant. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de M. A sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 800 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A.

Article 2 : L'État versera la somme de 800 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 3 décembre 2024.

Le président de la 7ème chambre,

J.-P. Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier