Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406374

lundi 30 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406374
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL PAMLAW - AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Free Mobile d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Andrézieux-Bouthéon du 29 avril 2024 s’opposant à sa déclaration préalable pour l’installation d’une antenne-relais. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par une décision du 25 juillet 2024. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté les conclusions de Free Mobile au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juin 2024 la société Free Mobile, représentée par la société Pamlaw-Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le maire de la commune d'Andrézieux-Bouthéon s'est, au nom de la commune, opposé à sa déclaration préalable déposée le 2 avril 2024 ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune d'Andrézieux-Bouthéon de lui délivrer une décision de non-opposition à sa déclaration préalable dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Andrézieux-Bouthéon une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, la commune d'Andrézieux-Bouthéon conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Elle fait valoir que le litige a perdu son objet, dès lors que, par arrêté du 25 juillet 2024, le maire a retiré son arrêté contesté du 29 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. En premier lieu, il est constant que, par arrêté du 25 juillet 2024 postérieur à l'introduction de la requête, le maire de la commune d'Andrézieux-Bouthéon a retiré son arrêté du 29 avril 2024 par lequel il s'était, au nom de la commune, opposé à la déclaration préalable déposée le 2 avril 2024 par la société Free Mobile. Par suite, sont devenues sans objet les conclusions de la requête de la société Free Mobile tendant à l'annulation de l'arrêté précité du 29 avril 2024 et à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au maire de la commune d'Andrézieux-Bouthéon de lui délivrer une décision de non-opposition à sa déclaration préalable. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de la société Free Mobile.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Free Mobile est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune d'Andrézieux-Bouthéon.

Fait à Lyon, le 30 décembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

Hervé Drouet

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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