lundi 4 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2406705 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, M. A D, représenté par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 24 juin 2024 par lesquelles la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône :
- de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente et sans délai, une autorisation provisoire de séjour ;
- en cas d'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français, de procéder, dans les mêmes conditions, à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et d'en justifier auprès du tribunal et de lui-même ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Concernant les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
- ces décisions ont été signées par une autorité incompétente ;
Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- compte tenu des particularités de sa situation sur le territoire français, elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Concernant la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire ;
Concernant la décision fixant le pays de renvoi :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi ;
- compte tenu des risques qu'il encourait en cas de retour dans son pays d'origine, cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Concernant l'interdiction de retour sur le territoire :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est également entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- compte tenu des particularités de sa situation sur le territoire français, cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une décision du 26 juillet 2024, M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chenevey, magistrat désigné ;
- et les observations de M. D, qui s'est rapporté aux conclusions et moyens de sa requête.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant camerounais né le 26 novembre 1988, soutient être arrivé sur le territoire français au cours de l'année 2021. Par des décisions du 24 juin 2024, la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois. M. D demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'ensemble des décisions attaquées :
2. Les décisions attaquées ont été signées par Mme E C, cheffe du bureau de l'éloignement à la préfecture du Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté de la préfète du Rhône du 15 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial le 16 mai 2024, d'une délégation pour signer de tels actes. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, si l'obligation de quitter le territoire français en litige mentionne que M. D " est inconnu de l'administration sous cette identité " alors qu'il a présenté une demande de titre de séjour le 7 décembre 2023, celle-ci, qui mentionne qu'elle est introduite par M. D, comporte une erreur sur l'identité de l'intéressé. Cette décision ne peut dès lors être regardée comme entachée d'une erreur de fait. En outre, en tout état de cause, cette demande, qui a été clôturée le 13 juin 2024, n'était plus en cours d'instruction à la date de la décision litigieuse. Si cette dernière indique également que M. D est célibataire, alors qu'il s'est marié à Lyon le 18 novembre 2023 avec un compatriote, cette décision indique toutefois par ailleurs qu'il a été interpellé le 24 juin 2024 pour des faits de violences conjugales et vise un procès-verbal d'interpellation établi à cette date en raison de ces faits. En dépit de cette erreur matérielle, la préfète du Rhône ne s'est donc en réalité pas méprise sur la situation de l'intéressé. La décision attaquée n'est donc pas davantage entachée d'une erreur de fait sur ce point.
4. En deuxième lieu, et compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. M. D, qui déclare être entré en France au cours de l'année 2021, résidait depuis relativement peu de temps sur le territoire français à la date de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée. En outre, alors qu'il est arrivé en France à l'âge de 32 ans, il ne soutient pas ne disposer d'aucune attache familiale dans son pays d'origine. S'il fait valoir qu'il vit depuis son arrivée sur le territoire avec un compatriote qui bénéfice du statut de réfugié politique et dispose d'une carte de résident, qu'il a connu au Cameroun et avec lequel il s'est marié à Lyon le 18 novembre 2023 et que, compte tenu de ce statut, la poursuite de la vie commune ne pourrait se poursuivre dans ce pays, celle-ci ainsi que le mariage étaient toutefois récents à la date de la décision contestée. Il est en outre constant que M. D a été interpellé le 24 juin 2024 pour des faits de violence conjugale. Par ailleurs, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que la présence en France du requérant aux côtés de son conjoint serait nécessaire en raison de l'état de santé de ce dernier. Enfin, l'intéressé ne justifie d'aucun autre lien que son conjoint sur le territoire français et d'aucune insertion particulière en France. Dans ces circonstances, à supposer même qu'il ne constituerait pas une menace à l'ordre public et qu'il aurait vocation, dans un futur proche, à bénéficier d'un titre de séjour de plein droit, M. D n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Cette dernière n'est donc pas contraire aux stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour ces mêmes raisons, elle n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
7. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
9. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants. " Ces stipulations font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de destination d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un État pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne, soit du fait des autorités de cet État, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'État de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.
10. En se prévalant, d'une manière générale, de la situation des homosexuels au Cameroun et de la circonstance qu'il s'est marié en France avec une personne du même sexe, M. D, qui ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations, n'apporte aucun élément suffisant de justification pour établir qu'il encourait des risques en cas de retour dans ce pays. La décision par laquelle la préfète du Rhône a fixé le pays de renvoi n'a donc pas été prise en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui des conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français qui lui a été opposée.
12. En deuxième lieu, et alors que, pour les raisons qui ont été exposées au point 3, la préfète du Rhône n'a commis aucune erreur de fait, il ne ressort pas de l'ensemble des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D avant de lui opposer une interdiction de retour sur le territoire français. La circonstance que, contrairement à ce que la préfète a estimé dans sa décision, la présence en France du requérant ne constituerait pas une menace pour l'ordre public ne saurait révéler une erreur de fait, s'agissant en réalité d'une appréciation portée à partir d'éléments dont l'exactitude n'est quant à elle pas contestée.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L. 612-7 du même code : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. (). " Aux termes de l'article L. 612-8 du même code : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Enfin, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). "
14. Pour prononcer à l'encontre de M. D une interdiction de retour sur le territoire français et en fixer la durée à dix-huit mois, la préfète du Rhône a notamment relevé que, bien que l'intéressé n'ait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il ne justifie pas avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France et constitue une menace pour l'ordre public. Si le requérant fait valoir qu'il s'est marié en France avec un compatriote bénéficiant du statut de réfugié politique, que la vie commune avec celui-ci ne pourrait dès lors se poursuivre au Cameroun et que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a commis des actes de violence conjugale le 24 juin 2024, en portant notamment plusieurs coups de poing à son conjoint, lesquels faits ont conduit à son interpellation par les forces de police. Par ailleurs, l'intéressé ne justifie d'aucun autre lien que son conjoint sur le territoire français et d'aucune insertion particulière en France. Dans ces conditions, en édictant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, la préfète du Rhône n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En dernier lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques de l'interdiction de retour sur le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs énoncés au point 6, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire.
16. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à soutenir que les décisions attaquées sont entachées d'illégalité et doivent être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
17. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution au titre des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Il y a lieu, en conséquence, de rejeter les conclusions présentées à cette fin par le requérant.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, verse au conseil du requérant la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée à la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2024.
Le magistrat désigné, La greffière,
J.-P. Chenevey G. Reynaud
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026