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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406706

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406706

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406706
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantPEKETI ESSODJILOBOUWÈ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Peketi, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions du 30 mai 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a rejeté sa demande de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la préfète ne s'est pas livrée à un examen particulier de sa situation personnelle dans l'instruction de sa demande de titre de séjour ;

- le refus de titre de séjour contesté méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Drouet, président, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Rhône ne se serait pas livrée à un examen particulier de la situation personnelle de Mme B dans l'instruction de sa demande de titre de séjour.

2. En second lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. " Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies. Le renouvellement du titre suppose que les études soient suffisamment sérieuses pour qu'elles puissent être regardées comme constituant l'objet principal du séjour, établissant une progression significative dans leur poursuite et leur caractère cohérent.

3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision de refus de titre de séjour en litige, que Mme B, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 31 janvier 2000, est entrée en France le 7 octobre 2018 sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant " délivré en vue de poursuivre des études supérieures. Au titre des années 2018-2019 et 2019-2020, elle a échoué à valider la première année commune aux études de santé. Au titre de l'année 2020-2021, elle n'a pas validé la première année de licence informatique-mathématiques-mécanique-physique. A l'expiration de son dernier titre de séjour portant la mention " étudiant " intervenue le 31 octobre 2021, elle n'a pas sollicité le renouvellement de ce titre et s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français. Dans ces conditions et alors même que, à l'appui de sa demande de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " présentée le 26 février 2024, Mme B a produit la validation, au titre des années 2021-2022 et 2022-2023, des deux première années de la formation " Chargé de mission qualité sécurité santé au travail " et l'inscription en troisième année de cette formation au titre de l'année 2023-2024, la préfète n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant, par sa décision contestée du 30 mai 2024 rejetant la demande de Mme B de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", que celle-ci ne pouvait être considérée comme poursuivant ses études avec sérieux.

4. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 30 mai 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a rejeté sa demande de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions de sa requête à fin d'injonction et celles à fin de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête n° 2406706 est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Drouet, président,

- M. Richard-Rendolet, premier conseiller,

- Mme Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

Le président rapporteur,

H. DrouetL'assesseur le plus ancien,

F-X. Richard-Rendolet

La greffière,

C. Chareyre

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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