LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2406740

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2406740

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2406740
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantHAYOUN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A... contre la décision de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) lui retirant le bénéfice de la prime « MaPrimeRénov ». En cours d’instance, l’Anah a octroyé la prime, rendant les conclusions du requérant sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Il a condamné l’Anah à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2024, M. B... A..., représenté par Me Hayoun, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 6 février 2024 lui retirant le bénéfice de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov » qui lui a été accordée par une décision de 16 février 2023, ensemble la décision du 6 février 2024 ;

2°) d’enjoindre à la directrice générale de l’Anah de payer à la société Eco Négoce la subvention « MaPrimeRénov », dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) subsidiairement, d’enjoindre à la directrice générale de l’Anah de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Anah la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Il soutient que :

- la décision implicite rejetant son recours administratif préalable obligatoire est entachée d’un défaut de motivation ;
- la décision attaquée est irrégulière en l’absence de mise en œuvre de la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- dès lors que la décision de retrait de la prime porte atteinte aux droits des tiers et qu’elle n’a pas été substituée par une décision plus favorable au bénéficiaire, les dispositions de l’article L. 242-4 du code des relations entre le public et l’administration ont été méconnues ;
- dès lors que les conditions d’attribution de la prime son parfaitement respectées, la directrice générale de l’Anah a commis une erreur de droit en se fondant sur les dispositions de l’article 11 du décret du 14 janvier 2020, inapplicable en l’espèce, pour retirer le bénéfice de la prime ;
- le motif tiré de ce que le requérant a « confirmé sa volonté d’annuler sa demande de prime », alors qu’il a transmis au service instructeur l’attestation de consentement requise, est matériellement inexact ;
- la directrice générale de l’Anah a commis une erreur d’appréciation au regard de son recours administratif préalable obligatoire, qui devait la conduire à considérer la prétendue demande d’annulation du dossier de prime comme ayant fait l’objet d’une rétractation unique ou d’une régularisation d’une demande erronée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2025, l’agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient qu’elle a pris le 26 novembre 2025 la décision d’octroyer la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov ».

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.


Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Verguet, rapporteur ;
- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

1. M. A... a obtenu par une décision de 16 février 2023 le bénéfice de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov » pour un projet de rénovation énergétique à réaliser par l’entreprise Ecopac Habitat dans un logement situé 324 Les Acacias, sur le territoire de la commune de Les Haies. Par une lettre du 6 février 2024 la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a décidé de retirer la prime accordée à M. A.... Par une lettre du 12 mars 2024, celui-ci a formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article 9 du décret du 14 janvier 2020 contre cette décision de retrait. Le silence gardé pendant plus de deux mois par la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat sur ce recours a fait naître une décision implicite de rejet. M. A... doit être regardé comme demandant l’annulation de cette décision implicite, qui s’est substituée à la décision initiale du 6 février 2024 en vertu des dispositions de l’article L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration.

Sur les conclusions à fin de non-lieu :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieure à l’enregistrement de la requête, la directrice générale de l’Anah a pris le 26 novembre 2025 la décision d’octroyer la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov ». Ainsi dans les circonstances de l’espèce, les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’Anah a rejeté le recours de M. A... contre la décision du 6 février 2024 et les conclusions accessoires à fin d’injonction sont devenues sans objet.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Anah une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




DECIDE :




Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé par M. A..., ainsi que sur les conclusions accessoires à fin d’injonction.

Article 2 : L’Agence nationale de l’habitat versera à M. A... une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat.


Délibéré après l’audience du 1er décembre 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Clément, président,
- M. Verguet, premier conseiller,
- Mme Viallet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2025.



Le rapporteur,




H. VerguetLe président,




M. Clément
La greffière,




C. Amouny



La République mande et ordonne au ministre du logement et de la ville en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions