Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407406

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407406
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision médicale de limitation des thérapeutiques actives pour son époux, prise par le CHU de Saint-Étienne. Le juge a considéré que les moyens invoqués par la requérante, notamment l’état de santé de son époux et des manquements dans la prise en charge, étaient soit inopérants, soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2024, Mme A D demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 25 juillet 2024 par laquelle le docteur C, médecin au service d'anesthésie et de réanimation du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, a décidé la limitation de certaines thérapeutiques actives à l'égard de son époux, M. B D.

Elle soutient que :

- son époux doit continuer à bénéficier de soins et de traitements utiles à ses pathologies car il est résistant et ne demande qu'à vivre ; il a repris conscience et commence à reprendre des forces ;

- tout n'a pas été mis en œuvre ; alors que le service avait été alerté de la présence de sang dans les urines, ceci n'a été pris en compte que trois semaines après ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

2. En premier lieu, Mme D soutient que son époux doit continuer à bénéficier de soins et de traitements utiles à ses pathologies car il est résistant et ne demande qu'à vivre, qu'il a repris conscience et qu'il commence à reprendre des forces. Ces moyens, qui sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, sont inopérants.

3. En second lieu, si la requérante fait valoir que tout n'a pas été mis en œuvre et que, alors que le service avait été alerté de la présence de sang dans les urines, ceci n'a été pris en compte que trois semaines après, ces moyens ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° du premier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D.

Fait à Lyon, le 17 octobre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

Hervé Drouet

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

1