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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2407432

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407432

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407432
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGUERAULT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir concernant le refus implicite de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet depuis l'octroi d'une carte de séjour à la requérante. Elle condamne néanmoins l'État à verser à la requérante 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024 et des pièces enregistrées, le 7 novembre 2025, Mme A... C... veuve B..., représentée par Me Guérault, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de refus de lui accorder un rendez-vous pour déposer sa nouvelle demande de titre de séjour, née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande enregistrée le 5 avril 2024 ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer une date de rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 300 euros hors taxes, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice.

Par des pièces enregistrées le 20 août 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal que la requérante s’est vue accorder, par une décision du 28 novembre 2024, une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié », valable du 8 janvier 2025 au 7 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Si Mme C... veuve B... conteste l’absence de réponse à sa demande de rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 28 novembre 2024, postérieure à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a accordé à l’intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié », valable du 8 janvier 2025 au 7 janvier 2026. Dans ces conditions, les conclusions présentées par Mme C... veuve B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte ont perdu de leur objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros à verser à la requérante, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de Mme C... veuve B....
Article 2 : L’Etat versera à Mme C... veuve B... une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... veuve B... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 4 février 2026


La présidente,





P. Dèche


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,




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