Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407522

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407522
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Résumé IA

Refus implicite de délivrance d’un duplicata de carte de résident – Tribunal administratif de Lyon – Non-lieu à statuer – Article R. 222-1 du code de justice administrative. La requérante ayant obtenu un accord pour le duplicata et un récépissé valable jusqu’au 2 avril 2025, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’État est condamné à verser 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2024, Mme B C épouse D, représentée par Me Sabatier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident de dix ans en qualité de réfugié ou, à tout le moins, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La préfète du Rhône a produit des pièces, le 11 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces transmises par la préfète du Rhône que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme C épouse D a bénéficié d'un accord pour un duplicata de sa carte de résident et s'est vue délivrer, dans l'attente de la délivrance de ce duplicata, un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 2 avril 2025. Dans ces conditions, les conclusions de la requête à fin d'annulation et d'injonction sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Par suite, il y a lieu de constater, en application du 3° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Mme C épouse D de la somme de 800 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C E D.

Article 2 : L'Etat versera à Mme C épouse D une somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse D et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 30 octobre 2024

Le président de la 4ème chambre,

M. A

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier