Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407586

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407586
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantFORTIN

Résumé IA

Retrait d'agrément d'assistante maternelle. Le Tribunal Administratif de Lyon, par ordonnance, a constaté le désistement de la requérante, Mme C épouse A, qui n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Cette solution est fondée sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit ce désistement automatique en l'absence de confirmation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, Mme B C épouse A, représentée par Me Fortin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le président du conseil départemental de l'Ain a retiré son agrément en qualité d'assistante maternelle ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Ain le versement d'une somme de 2 500 euros au titre des frais irrépétibles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". L'article R. 612-5-2 du même code prévoit que : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une ordonnance n° 2407606 du 1er août 2024, le juge des référés a rejeté la requête de Mme C épouse A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le président du conseil départemental de l'Ain a retiré son agrément en qualité d'assistante maternelle, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Cette ordonnance a été notifiée à Mme C épouse A par un courrier dont elle a accusé réception le 5 août 2024 et comportant la mention prévue par le 2nd alinéa de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative cité ci-dessus. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête à fin d'annulation de cette décision du 27 juin 2024 dans le délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance de rejet et en l'absence de pourvoi en cassation, Mme C épouse A est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative et il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme C épouse A du désistement de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et au département de l'Ain.

Fait à Lyon, le 8 octobre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

Juan Segado

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,