Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2407761

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2407761
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision attaquée complète et lisible, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui impose de joindre la décision attaquée à la requête. L'ordonnance a été prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. A B conteste la saisie administrative à tiers détenteur émise à son encontre le 19 juin 2024 en vue du recouvrement de la somme de 1 344 476 euros correspondant aux cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels il a été assujettie au titre des années 2015 et 2016.

Par un courrier du 9 août 2024, le greffe du tribunal a invité M. B à régulariser sa requête, dans un délai d'un mois, en produisant la décision attaquée complète et lisible.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

3. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ".

4. En dépit de la demande de régularisation adressée par un courrier recommandé en date du 9 août 2024 et retourné au tribunal avec la mention " pli avisé non réclamé " le 12 août suivant, lequel doit, dès lors, être regardé comme régulièrement notifié à la date de sa présentation, M. B n'a pas produit, dans le délai d'un mois qui lui était imparti, la décision attaquée complète, ni justifié se trouver dans l'impossibilité de la produire. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée conformément aux exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la direction départementale des finances publiques de l'Ain.

Fait à Lyon, le 24 septembre 2024

Le président de la 4ème chambre,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier