Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2408119
jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2408119 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 août 2024 et régularisée par l'apposition de la signature le 4 septembre 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 28 mai 2024 par laquelle la commission de médiation du " droit au logement opposable " du Rhône a refusé de la déclarer comme étant prioritaire et dans une situation d'urgence pour le relogement.
2°) de lui accorder une remise totale ou une réduction partielle de ces dettes.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation : " La commission () se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement () en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département (). / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence () les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social () qui répondent aux caractéristiques suivantes : -ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / -être dépourvues de logement. () ; / -être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. () ; / -avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; / être hébergées dans () dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, () ; / -() avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, (). / La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus ".
3. Par décision du 28 mai 2024, la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône a refusé de déclarer Mme B A comme étant prioritaire et dans une situation d'urgence pour le relogement aux motifs qu'elle occupe un logement de transition / logement foyer depuis moins de 18 mois et qu'elle ne se trouve dans aucune des situations prévues par l'article R. 441-14-1 du code précité.
4. Si Mme A soutient qu'elle est en attente d'un logement social depuis plus de deux ans à la date de son recours juridictionnel, l'office du juge relevant de l'excès de pouvoir implique d'apprécier la situation à la date à laquelle la décision contestée a été prise. Par suite, les éléments survenus postérieurement sont sans incidence. Par ailleurs, les circonstances que le logement qu'elle occupe est trop petit et que son enfant ne peut s'épanouir dans un hébergement social constituent des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien d'un moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées dès lors qu'il n'est pas soutenu que ce logement présente un risque pour la sécurité ou la santé ou qu'un élément d'équipement et de confort requis fait défaut ou encore qu'il est d'une surface habitable non conforme. Enfin, ces circonstances, non étayées par des pièces justificatives, ne sont manifestement pas assorties des précisions permettant d'apprécier le bien-fondé d'un éventuel moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qui aurait été commise en refusant de la déclarer prioritaire et urgente malgré que sa situation ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C.
Fait à Lyon le 12 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
R. Reymond-Kellal
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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