Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de l'Anah concernant le retrait d'une prime « MaPrimeRénov ». Le tribunal constate que l'Anah a, postérieurement à l'introduction de la requête, accordé la prime à la requérante. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, la situation litigieuse ayant disparu.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé le 23 mai 2024 contre la décision du 15 avril 2024 lui retirant le bénéfice de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov ».
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Elle soutient que le relevé d’identité bancaire correspond bien à son nom et que c’est le dossier de l’Anah qui comporte une erreur sur ce nom.
Par un mémoire en défense enregistré 21 janvier 2026, l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que la prime demandée a été accordée.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Clément, rapporteur ;
- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
Mme B... A... a sollicité une prime par un dossier enregistré sous le numéro MPR-2022-861798 pour des travaux dans le logement dont elle est propriétaire à Doizieux (Loire). Cette demande initialement acceptée par décision du 12 septembre 2023 a fait l’objet d’un retrait par décision du 15 avril 2024. La requérante a formé un recours préalable contre cette décision reçu par l’agence nationale de l’habitat le 23 mai 2024. La requérante demande l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours née du silence de l’Anah.
Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 6 novembre 2024 postérieure à l’introduction de la requête, l’agence nationale de l’habitat a fait droit à la demande de la requérante et lui a accordé la prime de transition énergétique demandée. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à la décision de retrait en litige.
D É C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... A....
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à l’agence nationale de l’habitat.
Délibéré après l'audience du 27 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
M. Verguet, premier conseiller,
Mme Viallet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2026.
Le président,
M. Clément
L’assesseur le plus ancien,
H. Verguet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique et à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,