Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un recours administratif concernant le refus de la prime « MaPrimeRénov ». La juridiction constate que l'Agence Nationale de l'Habitat (Anah) a accordé la prime au requérant après l'introduction de sa requête. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, car l'objet du litige a disparu, en application des principes généraux de la procédure administrative contentieuse.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé le 2 juin 2024 contre la décision du 21 mai 2024 lui refusant le bénéfice de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov » pour des travaux sur le système de chauffage de son logement.
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Il soutient que le rejet est lié aux difficultés qu’il a rencontré lors de l’enregistrement de son dossier.
Par un mémoire en défense enregistré 21 janvier 2026, l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que la prime demandée a été accordée.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Clément, rapporteur ;
- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
M. B... A... a sollicité une prime par un dossier enregistré sous le numéro MPR-2024-89722 pour des travaux sur le système de chauffage du logement dont il est propriétaire à Saint-Romain-le-Puy (Loire). Cette demande a fait l’objet d’un rejet par décision du 21 mai 2024. Le requérant a formé un recours préalable le 2 juin 2024 contre cette décision reçue par l’agence nationale de l’habitat le 2 juillet 2024. Le requérant demande l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours née du silence de l’Anah.
Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 13 novembre 2024 postérieure à l’introduction de la requête, l’agence nationale de l’habitat a fait droit à la demande du requérant et lui a accordé la prime de transition énergétique demandée. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à la décision de retrait en litige.
D É C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... A....
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à l’agence nationale de l’habitat.
Délibéré après l'audience du 27 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
M. Verguet, premier conseiller,
Mme Viallet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2026.
Le président,
M. Clément
L’assesseur le plus ancien,
H. Verguet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique et à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,