Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409150

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2409150
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait la décision de l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes du 11 juillet 2024 déclarant irrecevable son dossier d'inscription aux épreuves de vérification des connaissances (EVC) pour la session 2024. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d'office, sans examen au fond de la légalité de la décision contestée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 septembre 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 11 juillet 2024 par laquelle la directrice générale de l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes a déclaré irrecevable son dossier d'inscription aux épreuves de vérification des connaissances (EVC), session 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 27 octobre 2014 modifié ;

- l'arrêté du 30 mai 2024 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". L'article R. 612-5-2 du même code prévoit que : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une ordonnance n° 2409151 du 18 septembre 2024, le juge des référés a rejeté la requête de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 11 juillet 2024 par laquelle la directrice générale de l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes a déclaré irrecevable son dossier d'inscription aux épreuves de vérification des connaissances (EVC), session 2024, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Cette ordonnance a été notifiée à Mme A par la voie de l'application électronique " Télérecours " dont elle a accusé réception le 18 septembre 2024 et comportant la mention prévue par le 2nd alinéa de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative cité ci-dessus. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête à fin d'annulation de cette décision du 11 juillet 2024 dans le délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance de rejet et en l'absence de pourvoi en cassation, Mme A est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative et il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : : Il est donné acte à Mme A du désistement de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Lyon, le 3 décembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

Juan Segado

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de la prévention en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,